Peut-être le Lapinot le plus faible que j'aie lu jusqu'à présent. Cette incursion temporelle de notre héros favori et de ses amis sonne en effet un peu faux à mes oreilles, avec des situations certes trépidantes et lovecraftiennes, mais un peu tirées par les cheveux à mon avis. De plus, je trouve les couleurs moins bonnes qu'à l'accoutumée. Et puis, l'abord de l'album n'est pas trop facile à mon avis.
Nous voici donc en présence d'un "album-fiction" de Lapinot et j'avais un peu peur de sa qualité (vu que je n'avais que moyennement apprécié Blacktown, et que Jean Loup, en qui j'ai une confiance aveugle, a un peu descendu cet album).
Et bien toute cette appréhension n'était que pure bêtise puisque cet album est génial. On retrouve Lapinot and co aux prises à de vilains monstres venus de nul part, et leur enquête va amener tout ce beau monde dans des situations plus étranges et drôles les unes que les autres...
Un album à ne pas louper, car l'humour made in Trondheim y est excellent. J'ai franchement ri à chaque page (x46 pages je vous laisse faire le calcul du nombre d'éclats de rire que cet album m'a procuré). Les gags sont vraiment très fins et parfois totalement absurdes. C'est un vrai régal que de lire cet album des "formidables aventures de Richard"... euh pardon... de "Lapinot" (mais la star dans cette série est définitivement Richard).
Et hop ! 4 étoiles supplémentaires pour remonter la note moyenne de ce tome des aventures de Lapinot ! C'est vrai que Walter est un album à part mais cela n'enlève rien à ses qualités intrinsèques : histoire délirante, rebondissements en cascades, des scènes hilarantes (ex.: Richard qui sort de sa poche l'arme que Lapinot y avait fait "apparaître", à mourir de rire), des tons un peu sépia qui renforcent l'atmosphère à la fois irréelle et très XIX°ième, un dessin toujours aussi rond et efficace sans être simpliste, un Richard au meilleur de sa forme, bref que du bonheur !
J'ai réussi à avoir un exemplaire imprimé à l'envers, collector !
Ca c'est de la BD !
Du loufoque, de l'imprévu, des monstres et Trondheim qui s'amuse et nous amuse.
Un scénario imprévisible plein de rebondissements, des personnages pas irréprochables, rien de politiquement correct et des phrases à la logique incertaine ou à la philosophie tordue.
Des enchaînementds d'idées et des dialogues absurdes ou décalés : c'est très rafraîchissant !
Du n'importe quoi, mais voulu et maîtrisé. Un sommet du genre et l'un des meilleurs Lapinot.
C'est vrai, les dernières pages sont un peu plus faibles, et laissent un sentiment d'inachevé, mais l'ensemble est de très bonne tenue: à lire et à conseiller sans faute ni retard.
Une chose est sûre, Walter n'a pas fait l'unanimité !
En effet, nous sommes ici en présence d'un tome radicalement différent des autres opus de la série de Trondheim.
Moi, j'ai vraiment beaucoup aimé, ce trip Lovecraft sauce Trondheim m'a beaucoup plu !
Le scénario est très bien construit, tourne bien, tourne vite, et surtout ne phagocyte pas l'humour si particulier (et si drôle !) des formidables aventures de Lapinot.
Ici, tout est plus absurde, moins réel, moins tangible. Mais la scène du hangar, d'où sortent Lapinot et ses amis en "faisant apparaitre" dans leur poche des armes à feu leur permettant de tenir en respect leurs adversaires, est pour moi anthologique et typique de la série. Une bonne tranche de rigolade, donc
Comme à son habitude, Trondheim distille un humour très fin, subtil. Richard est tordant, pour changer (résoluement mon personnage préféré dans l'ensemble de la série, il n'y a pas photo), et tourner une ambiance horrifique en dérision (vous comprendrez lorsque vu découvrirez qui provoque l'ombre de la couverture ) avec autant de réussite... j'aime, vraiment
Bon, le dessin de Trondheim, comme à son habitude, semble brouillon et maladroit. Moi, j'adore, et les couleurs qui y sont appliquées, un peu ternes dans ce tome (ca renforce l'ambiance, l'époque, c'est impeccable) renforcent le coté graphique du bouquin.
Pour ma part je suis assez d'accord avec JeanLoup, voir ci-dessous. Ce tome manque de structure, tout part dans tous les sens selon les quelques gags, mis en vraque...Mais tout de même c'est assez marrant que d'être transporté dans un univers totalement différent que le tome précédent : dans le Paris du XIXe siècle. Malgré cela, comme je l'ai dit avant c'est pas du tout strucuré au niveau scénario, l'idée générale était pas ml, une sorte de remake du Docteur Jeckyll et Mister Hyde avec des monstres etc. mais avec des gags lourdingues de chez lourdingues et un semblant d'intrigue qui s'essoufle bin rapidement le lecteur en a un brin ras le bol. C'est bien marrant, tellement marrant que ça en devient ennuyant !
Les dessins, je ne le dirait jamais assez : c'est du Trondheim, soit on aime pas soit on adore, personnelement j'adore c'est un style bien particulier articulé plutôt par rapport au scénario. On pourra remarquer que dans ce tome l'auteur a cherché à dessiner un Paris le plus réel possible.
Pas du tout d'accord avec les avis précedents !
J'ai déjà eu l'occasion de m'extasier ici même sur l'incroyable productivité du talentueux Lewis Trondheim, que je n'avais jamais pris en défaut d'inspiration jusqu'à ce jour. Oui, mais voilà : je n'avais pas lu "Walter", troisième tome des formidables aventures de Lapinot.
Pourtant, "Walter" ressemble à s'y méprendre aux autres tomes de la série, au premier abord. On retrouve le trait caractéristique de Trondheim et ses personnages habituels (transposés dans une ambiance Années folles, vraiment folles !!). Mais la verve scénaritique qui fait tout l'intérêt de Lapinot s'enlise dans un houmour lourdingue et une intrigue à la va-comme-je-te-pousse. C'est le gros délire, mais quand le délire n'est pas structuré il devient rapidement barbant. On a la sensation que l'auteur a écrit le récit au fur et à mesure, à partir de quelques idées potentiellement drôles qui, hélas, ne s'épanouissent jamais.
Cette série vaut pourtant généralement le détour, et je n'inciterai aucun lecteur à s'en détourner. Mais ne commencez pas par ces 46 planches-là si vous n'avez jamais lu de Trondheim.
Un des meilleurs -- sinon LE meilleur ! -- Lapinot, à mon avis. Le scénario est complètement déjanté, parodie réussie du genre fantastique du 19ème siècle, et on sent la marque de Trondheim posée un peu partout (normal me direz-vous, c'est quand même lui qu'a fait l'album !).
Cet album comporte LA case qui m'a fait le plus rire parmi toutes mes lecture : Richard qui éparpille le jeu d'échecs de l'ambassadeur.
A LIRE ABSOLUMENT !!!