La couverture de ce 15ème album peut vous apparaître comme une immense farce, mais c’est pourtant ce qui ce passe dans cet excellent tome des aventures d’Astérix.
Détritus, homme envoyé par César, va semer la zizanie dans le village. Les gaulois vont même (pour certain) en venir à accuser Astérix d’être un traite. Le village va même apparaître plus que jamais en danger quand Astérix, Obélix et Panoramix décident de le quitter.
Dans cet album Goscinny montre comment il est facile de monter les gens les uns contre les autres rien que grâce à des rumeurs. Il montre aussi la façon qu’on les gens de raconter les choses à leur façon (regarder Abraracourcix interpréter la venue de Détritus chez Astérix, et celle de Cétautomatix d’expliquer les cris de joie chez Astérix).
L’album donne aussi une place belle aux femmes qui relaient les ragots. Ce sont d’ailleurs elles qui lancent le fait que Astérix est un traite et qu’il a donné la recette de la potion magique aux romains.
Malgré cela l’album regorge de touches comiques dont la sublime guerre psychologique. A noter aussi une petite apparition du vase de Soissons.
On a donc entre les mains un vrai petit chef d’œuvre.
Cet album est un des plus mature de la série. Pour la première fois, l’ennemi des Gaulois est sournois et semeur de troubles. Il est donc très difficile à battre, même avec la potion magique. Ce Romain envoyé par César use de la psychologie pour semer la discorde dans le village. L’aspect paisible et tranquille du village semble se disloquer. Astérix est ainsi suspecté d’avoir vendu le secret de la potion aux Romains car on l'a vu ramener un vase. Cet épisode a donc pour thème le doute, la manipulation psychologique, la rumeur qui peuvent faire parfois bien plus de mal que la violence physique.
Cet album garde cependant un humour tout à fait original, jouant toujours autant sur les jeux de mots ; de même, le gag du bouclier d’Abraracourcix est un grand moment.
On notera quelques spécificités, l’acteur Lino Ventura est caricaturé en centurion Caius Aérobus ; enfin, c’est la première fois qu’apparaît la plantureuse femme du doyen Agecanonix.
Un tome un peu particulier : pas de voyages, pas de quête particulière ici. Juste la vie au village qui va être troublée par un Romain qui manie la calomnie comme personne.
Malgré cet apparent immobilisme, il faut avouer qu'on ne s'ennuie pas une seconde face aux perfidies imaginées par Détritus (même si c'est parfois très gros !).
Je crois que la réussite de l'album vient du fait que, pour la première fois, tous les personnages (les Romains, les Gaulois, les pirates ...) sont en quelque sorte manipulés par la même personne, qui arrive à les déchirer.
Ca donne lieu à des dialogues que j'ai trouvés particulièrement réussis et drôles.
Le dessin, comme toujours, n'est pas en reste.
Ca faisait longtemps que je n'avais pas mis un 5 étoiles. Voila c'est chose faite. Cet album d'Astérix est mon préféré. Et paradoxalement j'ai mis trés longtemps avant de le lire. En effet plus jeune, je ne pouvais me résoudre à voir le petit village gaulois s'entre déchirer. Il est clair que mes apréhensions était stupides. Car ici Goscinny est allé beaucoup plus loin que les sempiternelles bagarres dues aux poissons avariés d'Ordralfabétix.
C'est la nature même des Francais qui est dépeinte ici. Il suffit d'un rien pour que la zizanie s'installe en un lieu. Et pour la déloger, c'est pas une mince affaire. Donc bien vu Mr Goscinny.
Ventura en centurion est excellent. Et Savancosinus le légionnaire qui use de la guerre psychologique est trés lui aussi parfait. En conclusion, un album sans faille à consommer sans aucune modération.
Si vous aimez les engueulades et bagarres de nos amis les gaulois, cet album vont ravira. Bien que la couverture ne donne pas trop envie de l'ouvrir, cet album fait parti des très bons Astérix.
Partout où Tulliu Détritus passe, la bonne humeur trépasse. C'est parce que c'est un redoutable semeur de zizanie, que César décide d'envoyer cet ex-prisonnier romain faire un tour dans le village gaulois. Les effets de sa visite vont avoir de rapides conséquences et l'amitié entre gaulois va s'efriter.
Un album drôle (j'adore la tête d'Obélix quand il part en boudant et en disant "Avé Astérix"), avec, aux dessins, un Uderzo au sommet de son art. Un album qui rend honneur à cete série culte.
L'est sympa, celui-là aussi !
L'histoire est pour le moins captivante, et c'est intéressant (même si on se doute de la fin) de voir comment va faire le village pour préserver malgré tout son unité, car les choses ont quand même l'air d'être bien mal parties... Detritus est ignoble, sa fourberie se lit sur son visage, mais c'est un personnage qui porte l'album.
Encore une fois, heureusement que le rusé Astérix et le sage Panoramix sont là pour stopper les villageois qui sont bien crédules, il faut l'avouer...
Certes, les gaulois sont très naïfs, mais après tout, on l'est tous un peu finalement.
Cet album est vraiment bien, à lire !