Tout comme Piehr, même si je trouve cet album un tantinet en-dessous des précédents opus, je n'ai pas boudé mon plaisir à la lecture.
Larcenet poursuit donc sa chronique bucolique, en reprenant le fil de l'histoire là où il s'était arrêté. Mariette reprenant le chemin de la fac, notre dessinateur de héros va avoir fort à faire, entre sa fille dont il faut s'occuper, les tâches ménagères à effectuer, un chat qui décidémment ne comprends rien au bienfait de la chatière, et les élections qui approchent. Riche en situation savoureuse (notamment avec le personnage de Ferri), ce cinquième opus est plus qu'agréable à lire, les personnages toujours aussi savoureux. Et Larcenet à su distiller dans cet album son inimitable soupçon de folie.
Le dessin de Larcenet reste fidèle au style de celui-ci. Le trait est simple et très expressif, Larcenet ayant au fil des albums forgé son propre style reconnaissable au premier coup d'oeil (surtout quand il s'auto-portraitise sous les traits de Larssinet). Les couleurs sont par ailleurs maîtrisées et plutôt bien choisies, ce qui ne gâche rien.
Un cinquième album qui nous permet donc de suivre les aventures semi-autobiographique du sieur Larssinet avec un plaisir non dissimulé. Chaque album de cette série donne l'impression de retrouver des amis, des lieux, qu'on avait quitté dans l'attente de retrouvailles prochaines. Un bon moment de lecture en sommes.