Après un premier cycle de quatre tomes hilarant, Nicolas Pothier et les frères Salsedo récidivent avec un one-shot aux parfums d’Azie.
Les fameux pirates du Kouklamou mettent donc les voiles vers le pays du soleil levant. Chaque rencontre avec nos pirates favoris n’étant qu’un prétexte pour délivrer de l’humour, des clins-d’œil et des jeux de mots bien réfléchis, c’est cette fois la culture nippone qui va faire l’objet des délires des sympathiques auteurs lyonnais. Notre joyeux capitaine ira même jusqu’à inventer le manga ...
Au niveau du graphisme, on retrouve le dessin de Fred Salsedo, qui continue d’insuffler beaucoup de fraîcheur à cette série, tout en entretenant son esprit loufoque. Pour l’occasion Fred va même créer un personnage typique manga : Totolo !
Au niveau de l’humour j’ai par contre eu la même impression que lors du tome précédent : un léger manque de naturel et d’absurdité. La finesse et la subtilité sont cependant toujours au rendez-vous, tout comme la recherche au niveau des dialogues. Alors, oui, c’est vrai, je suis également un peu déçu car, à l’inverse des premiers tomes où j’avais pleuré de rire, ici, j’ai juste ri. Comme quoi, il n’est pas évident d’œuvrer dans l’ombre d’un premier tome cultissime.
L'humour est vraiment affaire de goût semble-t-il car, moi, cela faisait bien longtemps que je n'avais pas autant été secoué de rire en lisant une BD (les 2 fois précédentes datait de ma lecture d'un album de Goossens et d'un des tomes de "De cape et de crocs").
Il faut dire que tout cet album, comme la majorité de ceux de "Ratafia" est entièrement basée sur le prétexte à l'humour, aux jeux de mots souvent idiots et aux clins d'oeil. Ce sont typiquement des gags dont on se dit, hilare, qu'ils sont cons mais qu'est-ce qu'ils sont bons. La méthode "à 6000", le BTS action commerciale, le SMS lol... Idiot mais excellent à mon goût !
L'autre thématique évidente est le Japon avec toutes les références et les clins d'oeil que cela implique. Rien à voir avec le pénible "Spirou à Tokyo" où les références presque touristiques m'avaient agacé; ici tout est très bien passé pour moi, mettant en scène un Japon à la fois respecté et tourné en dérision ou en délire. J'ai beaucoup aimé le "Totolo" différent de ce à quoi on aurait pu s'attendre.
A cela s'ajoute en outre quelques gags un peu private jokes sur les auteurs de BD, ceux qui sont obligés de dessiner en noir et blanc pour faire de l'autobiographique, qui m'ont également amusé.
Seul regret, que le dernier tiers du récit soit un peu plus tourné vers l'action et moins vers l'humour, ce qui m'a moins captivé et moins réjoui. Mais c'est en tout cas un album auquel je pense encore avec un grand sourire plus d'une semaine après sa lecture.