Un tome un ton en dessous des autres (enfin à mon goût), nos deux gaulois partent à la recherche des lauriers de César, qui doivent servir à parfumer un ragoût qu’Abraracourcix servira à son insupportable beau frère (Goscinny nous dresse d’ailleurs l’archétype du parisien qui se croit supérieur). Le défi part d’un échange entre deux alcooliques (trois si on compte Obélix), mais il n’est plus question de revenir en arrière.
Nos héros se font alors engager comme esclave dans une maison (persuadée que c’est celle de César) et feront tout pour s’en faire renvoyer quand ils sauront où ils sont. On n’a pas de grandes bagarres, mais toute une série de scènes amusantes, dont par exemple celle du repas (faisant passer les gens par toutes les couleurs), la recherche des lauriers dans le palais de César (avec Obélix qui porte les légionnaires pour qu’il ne fasse pas de bruit en tombant par terre).
Goscinny tente une scène dramatique correspondant à son style : celle du procès d’Astérix et d’Obélix. Cependant, malgré toutes ses qualités humoristiques, ce n’est pas un album que j’affectionne (il fallait peut-être bien que ça arrive).
Cet album permet à nos deux héros de retrouver Rome après leur passage mouvementé dans l’album Astérix gladiateur.
Cette fois, la situation de départ est originale, puisque Goscinny bouleverse un peu sa structure narrative ; il utilise le retour en arrière au début de l’album.
Astérix et Obélix sont déjà à Rome et le scénariste nous remémore les raisons de leurs présences ; c’est-à-dire le pari stupide d’Abraracourcix et de son beau-frère : récupérer la couronne de lauriers de César.
Chose amusante, le nom de César est pour la première fois en tête d’affiche de l’album (il le sera une autre fois dans l’album le cadeau de César), pourtant on ne le voit que très peu par rapport à d’autres histoires.
L’album est surtout intéressant pour sa description de l’Urbs. Uderzo fait un travail de reconstitution exemplaire, on ne peut que louer ses décors d’une précision remarquable. La description des mœurs est aussi savoureuse, la scène chez les riches romains avec le fils débauché est particulièrement drôle. On notera d’ailleurs les considérations finales des auteurs sur la décadence romaine : un point de vue original !
Enfin, au détour d’une planche, on pourra remarquer la caricature de Jean Richard en dresseur de fauves ou les nombreux jeux de mots qui font de cet album un très bon cru.
Goscinny croque un superbe portrait du "beauf" de base, qui veut toujours être le plus riche, le plus beau, le mieux logé, le mieux habillé, qui a réussi socialement et qui aime le montrer etc ... On en connait tous des comme ça !!!!
On a aussi droit aux éternelles comparaisons entre Paris et la province ... comparaisons dont je ne me lasse pas pour tout avouer !
Le scénario en lui-même est extrêmement bien construit : aucun temps mort, beaucoup de gags très drôles, des situations cocasses.
Les premières pages de l'album, au niveau narratif, sont de purs chefs d'oeuvre ... vraiment inspiré sur ce coup le Goscinny.
Passons sur le dessin qui, comme à chaque fois, est exceptionnel.
On obtient donc avec tout ça un album aussi efficace que la recette d'Astérix pour se remettre des abus d'alcool ... c'est tout dire !!!!!!
Le détail du dessin est très riche et abondant, on imagine aisément les lieux, les décors étant particulièrement détaillés. Ajoutée à de bons procédés scénariques, la mise en scène de nos deux compères gaulois fort astucieuse n'est pas sans rappeler le story bord d'un film : flash back (avec séquence "rembobinage" des précédentes planches), plans en contre-plongée, ou encore vue d'ensemble (Lutèce est criant de vérité), le lecteur devient spectateur !
On retrouve Astérix et Obélix hors dans une aventure riche en rebondissements et surprises, le rythme narratif est assez soutenu et on embarque facilement dans le délire aviné d'Abraracourcix. Ah ! ces gaulois ! incapables de bien se tenir et d'être raisonnables !!!
A travers nos irréductibles héros, Gosciny en profite pour se moquer ouvertement des ridicules querelles toujours actuelles Paris-province, ou devrais-je dire Lutèce-Province ! C'est tout bonnement un délice ! Les questions d'honneur du fait de l'orgueil mal placé (le vin rendant encore plus susceptible!) des deux "coqs" chers au coeur de Bonnemine, entrainent des conséquences ridicules pour notre plus grand plaisir...
il est vrai qu'aller provoquer César dans son palais n'est pas forcément chose utile lorsque déjà l'on vient du dernier village de Gaule lui résistant...!
Un vrai délire mais pas si loin de nous si l'on y regarde de plus près... ! FARPAITEMENT !
Farpaitement ! Ca vaut le coup de lire ce livre !
J'aime l'atmosphère de ce livre, dans la Rome antique.
Ce n'est pas l'un des tous meilleurs Astérix, mais c'est quand même un très bon moment des Aventures de ce gaulois moustachu.
C'est un ouvrage de qualité par Toutatis, et les jeux de mots, mêlés aux circonstances les plus folles ou improbables (César défilant avec du fenouil, vous voyez ça ?) rendent ce Tome très agréable.
J'ai franchement ri à certaines allusions, et une fois de plus le couple Goscinny/Uderzo fonctionne à plein régime.
Je trouve aussi un intérêt de lecture pour l'Antiquité (la décadence romaine, l'architecture de Rome, les palais, ....) et pour les combats du cirque Maxime.
"Proxima fermata : Circo Maximo" annonce encore de nos jours la voix féminine à travers les hauts-parleurs du métro de Rome: on se trouve projeté en plein imaginaire.
Bin je suis moins emballée par cet album. Certes je lui met 4, mais je le considère moins bon que "le Domaine des Dieux", par exemple. Et pourtant, force est de constater que l'histoire est bonne, le fait d'aller chercher les lauriers de César pour faire un ragoût, c'est quand même pas mal ! A côté de cela, il y a la bonne famille romaine, très sympa, la belle-famille, bref des personnages sympas et riches comme tout, une histoire rythmée, des graphismes beaux, etc etc...
Mais ça doit venir de l'histoire justement, elle m'a moins emballé que els autres, donc j'accroche un peu moins à cet album...
(mais attention, c'est apr rapport aux autres, car sinon je l'aime bien quand même)