"Astérix chez les Helvètes" est un album de qualité moyenne. En effet, cela reste toujours aussi agréable de partir pour la Suisse au côté d'Astérix et d'Obélix et de voir comment Goscinny et Uderzo présentent la culture suisse (exemple : l'exactitude des Helvètes, la neutralité suisse, les banques bien gardées, la fameuse fondue). D'autres part le rythme est très soutenu, l'on ne s'ennuie pas un seul instant et le dessin est très réussi. Cependant, le scénario est bien mince et un peu "tiré par les cheveaux" : Claudius Malosinus, questeur romain arrive à Condate pour inspecter le travail du gouverneur de la ville, Gracchus Garovirus. Ce dernier faisant des détournements de fonds empoisone le questeur. Ce dernier décide de faire appel au druide Panoramix pour le soigner et Astérix et Obélix partent pour la Suisse à la recherche d'une fleur, l'Edelweiss "qui ne pousse que sur les plus hautes montagnes" (dixit Panoramix) mais qui est nécessaire pour réaliser la potion qui soignera Claudius Malosinus. On ne comprend pas pourquoi, Panoramix vient en aide à l'envahisseur. De plus, le questeur romain est très peu charismatique. L'histoire de cet album repose donc seulement sur le voyage de nos deux héros vers les montagnes suisses à la recherche de la fameuse fleur des neiges.
Cet album reste pour autant indispensable et il est bon parfois de critiquer quelques incontournables de la bande dessinée.
Un petit voyage en Suisse cela vous dit ? Alors ouvrez vite ce 16ème album d’Astérix. Nos héros se rendent en Helvétie pour cueillir l’étoile d’argent (ou eldeweiss) afin de guérir un questeur romain empoissonner par un préfet fraudeur.
Goscinny s’en sert pour décrire la culture suisse, comme l’exactitude de l’heure (ah mes célèbres montres suisses), la propreté de ses habitants, les tyroliennes ou encore les fameuses banques suisses (les plus sures du monde). Il en profite aussi pour évoquer la célèbre neutralité du peuple suisse. L’auteur va plus loin en abordant les coutumes des montagnes comme la fondue et le gage qui accompagne celui qui perd son bout de pain dedans. Les gages ici sont d’ailleurs assez spéciaux, mais sont très drôle (« Dans le lac avec une pierre attaché au cou).
On a donc un album très drôle sur la mentalité belge (voir leur célèbre lenteur dans l’assemblée), qui fournit des scènes comiques du début à la fin comme par exemple le passage de la frontière franco-suisse (ou gaulo-helvétique) avec les formalité d’usage. Bizarrement idéfix est absent mais cela passe quand même.
Les scènes sont aussi très bonne au début de l’album, avec notamment le chef et ses deux nouveaux porteurs (« Que fait Obélix ? » « Il sert un demi »). Cet album est donc excellent.
Nouvelle incursion d’Astérix dans un pays frontalier. Après l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne, les auteurs envoient nos deux héros en Suisse. Cela permet de faire une description assez fine de l’actuelle Confédération Helvétique.
On trouve d’ailleurs de nombreuses allusions aux spécificités suisses : la neutralité, l’horlogerie, les banques et leurs confidentialités ou la propreté. On notera une représentation symbolique de l’ONU qui évoque une conférence des tribus.
J’ai bien aimé la situation de départ, c’est un Romain qui demande de l’aide à Panoramix car il est victime d'un empoisonnement provoqué par un fonctionnaire corrompu. Ce Romain, d’ailleurs, sera le premier de ses compatriotes à assister au banquet final.
Hormis la corruption, il y a des thèmes assez adultes dans cet album. On y trouve une référence assez visible au Satyricon de Fellini, « les orgies préparées par le célèbre Fellinius » ; les gouverneurs romains n’ont jamais été aussi cupides ou débauchés.
Enfin, j’ai bien aimé la référence aux autoroutes développée grâce aux charovoies et leurs déclinaisons hôtelière et restauratrice. On notera également une allusion au héros suisse Guillaume Tell ainsi qu’à l’association humanitaire « la Croix Rouge ». Et tout cela nous donne un très bon album.
Depuis quelques albums, on assiste à un tour d'Europe. Pourquoi pas ?
Croquer les petits défauts et les petites manies de tous les peuples peut être assez rigolo ... et ça l'est !!!!!!! De la fondue aux horloges en passant par les banques ... tout ce à quoi on pouvait s'attendre est présent. En plus, on a droit à de jolis jeux de mots à chaque page.
Bref, on s'amuse beaucoup.
LE scénario est assez conventionnel mais ça n'a pas d'importance : l'important étant de rire, c'est totalement réussi.
Brillante idée d'avoir mélangé la fondue aux orgies romaines ... ça s'y prête tout à fait et ça nous donne de véritables moments d'anthologie : les scènes d'orgies, les répliques sont parfaites !!!
Le dessin est toujours somptueux.
Cet album est fantastique ! Que de clins d'oeil aux suisses !!! Les horloges, les comptes en banque, la fondue, leur lenteur mondialement connue, leur neutralité et enfin le goût de la propreté ! Rien n'y échappe... L'ambiance des orgies est drôle, les personnages suisses superbes... Les dessins sont pas mal, franchement c'est un des meilleurs Astérix !
N'ayant pas le temps de déposer un avis sur chacun des tomes d'Astérix, je viens à la rescousse de celui-ci qui me semble légèrement incompris. Certes, ce n'est pas le chef d'œuvre de la collection, mais il me semble fort probable que bon nombre des gags se rapportant à la Suisse n'aient pas été bien compris d'ou cette fausse impression de lenteur pour certains.
Habitant la Suisse depuis 6 ans désormais, je rigole un peu plus à chaque lecture des aventures du gaulois au pays du fromage, des comptes anonymes et de la précision horlogère.
Certes, l'originalité n'est pas la force première de cet album, mais là où l'avantage réside, c'est dans le rythme. Les évènements s'enchaînent bien, on ne s'ennuie pas une seconde. Pas de temps morts, bref tout est nickel.
En plus les quelques Helvètes rencontrés donnent lieu à des situations cultes. La scène du coffre-fort, pour ne citer que celle-là, est à pleurer de rire !
Ajoutez à cela un graphisme de qualité, encore et toujours, et vous aurez un bon album
Pour ma part je ne trouve pas que ce tome est en dessous de la moyenne par rapport aux autres. Pour moi un bon Astérix c'est : un rythme d'enfer, des gags, des jeux de mots, de l'aventure !
On a la totalité dans ce tome là : alors il est bon, c'est simple
Le scénario, même s'il est moins chiadé par rapport à d'autres est tout de même très bon : enfin, tout de même bizarre qu'ils acceptent d'aider les romains, mais bon...(un petit peu tirer par les cheveux !) Mais le coup de l'edelweiss m'a bien fait rigoler, c'est l'essentiel non ? Après avoir fat un petit tour plusieurs fois chez les romains nous voilà en train de faire un mini-tour de l'Europe ! c'est interessant aussi...mais un peu moins !
Les dessins sont toujours aussi bons, aucune baisse de niveau, il est tout de même interessant de noter l'amélioration par rapport au tome 1 : chapeau M. Uderzo !