Un roman graphique, une oeuvre autobiographique, un récit intimiste... cet album avait tout pour me plaire et, le bougre, il m'a plu.
Frederik Peeters nous parle de sa relation avec Cati (séropositive ainsi que son enfant), depuis la naissance de cette relation en passant par les angoisses et interrogations liées à la maladie. Loin de tomber dans le pathétique, le récit souffle finalement un grand vent d'optimisme (parfois trop ?). Dans tous les cas, votre vision du SIDA risque de bien changer à la lecture de cet album.
Niveau graphique, tout comme un bon nombre de lecteurs, je n'ai pas été séduit dès le départ par les dessins de Peeters. Les premières planches m'ont laissé perplexe (je ne saurais dire pourquoi), puis au fil de la lecture j'ai vraiment commencé à apprécier le coup de pate de l'auteur.
Si vous cherchez donc un roman (autobio)graphique de qualité, un récit émouvant, très personnel mais aussi très pudique courez sur Pilules bleues.
J'ai mis un petit bout de temps avant d'oser prendre cet album... pourquoi? peut être à cause de ces dessins un peu "spéciaux" aux premiers abords, mais lorsque j'ai su passer la dessus, c'est avec ravissement que j'ai découvert cette admirable bande dessinée.
Les dessins qui m'on rebuté au début, deviennent très agréables au fil des lectures, je les trouves même de plus en plus expressifs et j'en viens à me demander comment j'ai pu trouver ces dessins peu attrayants... bon je vais m'arrêter de m'extasier sur les dessins et parler plutot du scénario car en fin de compte c'est ce dernier qui tient une place importante dans cette hisoire. L'histoire d'une mère atteinte du sida, de son fils atteint également et de Frederik au milieu de tout ca qui essaye d'adopter la bonne attitude, qui se pose pas mal de questions, et qui craint de rencontrer un rhinocéros à chaque coin de rue. C'est également l'histoire des personnes comme tout le monde avec leurs problèmes, leur bonne humeur, leurs questions,...
Les personnages sont attachants (bon en même temps rares sont les bonnes bds ou les personages ne le sont pas) et je repense fréquemment à cette bd qui ne peut laisser de marbre les personnes la lisant.
Une très bonne bd incontestablement: à lire sans hésiter!
"Pilules Bleues" est de ces oeuvres qui vous prennent aux tripes dès les premières pages.
L'histoire ? Simple, Peeters y raconte sa vie sous forme de chronique douce amère et son rapport avec la maladie du XXème siècle (et sans doute le XXI ème vu comme c'est parti) : le Sida.
Ici pas de mièvrerie, Peeters n'est pas là pour faire pleurer à bon compte mais bien nous faire réfléchir à travers les tranches de sa vie. C'est beau et même si parfois très intime jamais voyeuriste.
Quant au dessin, s'il est vrai que de prime abord il peut rebuter par son côté "brut", il s'en dégage au final une "patte" qui m'a séduit mais il est clair que vous devrez "essayer avant de l'adopter".
"Pilules Bleues" m'a fait découvrir cet auteur et m'a poussé à explorer le reste de son oeuvre (Koma, Lupus) et je dois dire que je ne le regrette pas.
Malgré la notoriété de cet album, la BD "les Pilules Bleues" ne m'a franchement pas tellement plu que ça. C'est une histoire de style autobiographique sur un amour rendu difficile par la présence entre le narrateur et son amie d'une maladie pour le moment incurable et transmissible qu'est le Sida.
Alors certes, c'est touchant. On en apprend beaucoup sur certains aspects méconnus de la maladie et de ses traitements actuels. Certaines parties de la Bd m'ont bien plu comme le coup du Rhinocéros, ou les questions naïves du petit gamin. Le style de dessin, sans casser des briques, est assez agréable; j'aime bien les grands yeux de l'heroïne et de son enfant.
Mais bon, outre le fait que l'histoire ne m'aie pas particulièrement intéressé (notamment sur les parties un peu abstraites et oniriques), une fois terminé, je n'ai pas gardé beaucoup de souvenirs de cette histoire qui ne m'a pas marqué.
Je ne dois pas être le public visé.
Si vous ne savez pas quoi répondre quand votre femme vous demande “Pourquoi tu m’aimes” ou si vous êtes braconnier à la recherche d’animaux exotiques, vous pouvez achetez cet album les yeux fermés. Les premiers trouveront dans Pilules Bleues la réponse ultime à cette question, quant aux seconds ils apprendront que Genève n’est pas le meilleur endroit pour chasser le rhinocéros blanc.
Les autres découvriront une histoire simple et honnête, une tranche de vie, celle de Frederik Peeters et de son amie Cati séropositive. Malgré la gravité du thème, Pilules Bleues se veut positif et montre que si la maladie les rapproche de la mort, elle les rapproche également de la vie … et c’est une belle leçon pour ceux qui ne profitent pas assez de la vie et de l’amour. Plus qu’un combat contre la maladie, c’est donc une hymne à la vie et à l’amour que le lecteur retrouve, tout en partageant la vie et les émotions du couple.
Mais même si cette histoire ne m’a pas laissé indifférent, j’ai eu l’impression de ne pas la partager, de ne pas accrocher. C’est peut-être dû au dessin qui ne m’a jamais plu ou l’impression de devoir suivre cette histoire à la lettre, sans recul, sans une petite place où me glisser. Juste un spectateur qui n’a pas son mot à dire … et c’est dommage.
Je crois que ce n’est pas l’histoire qui ne m’a pas accroché, mais Peeters et je suis certain que la même histoire racontée (et surtout dessinée) par Taniguchi m’aurait bouleversée. Bref, une bien belle histoire, mais vraiment pas fan de Peeters.
C'est grâce à coinbd(à vous tous donc) que j'ai découvert pillules bleues, un grand merci. Voilà quelques temps que je n'avais pas lu une oeuvre aussi profonde. Nous sommes balancé dans un tourbillon d'émotion, de la tristesse, de l'amour, de l'angoisse, du bien être, de l'espoir, énormement de sentiments qui font que cette oeuvre soit unique.
Le dessin est bon ... en noir et blanc c'est clair, les traits sont agréables et nous indique par l'expression des personnages tout le sens au dialogue ou au "non dialogue", le dessin est bien maîtrisé.
La façon dont est racontée l'histoire, le découpage, les moments forts de leurs vie est judicieux.
Une grande Bd.
Un grand coup de cœur, j'ai été très ému par ce livre.
Cette BD est d'une force émotionnelle incroyable.
Pourtant le thème de la maladie est difficile. Mais la sincérité, la pudeur et le talent de Federik Peeters s'expriment à merveille dans ce récit autobiographique. Un témoignage remarquable…
Pilules bleues ne se résume évidemment pas seulement par son sujet. J’ai été aussi fortement charmé par la qualité graphique et le travail de mise en page (composition, transition...). Le dessin (le trait) de Peteers est fabuleux de sensibilité et de sincérité. Les cadrages, la composition des scènes, les émotions des personnages, s’harmonisent parfaitement avec la narration et les dialogues.
Toute la force de "Pilules Bleues" peut se résumer par sincérité et harmonie (du dessin, de la mise en page, du témoignage).
A lire et à faire découvrir autour de nous.
Un très grand moment d'émotion, une de mes plus belles lectures.
Voila peut être la BD qui me fera très longtemps aimer coinbd !
A la vue des avis très prometteur présent sur le site et sur les conseils de son webmaster, je me suis mis en quête de cet album pas très connu en fait. Après une attente non négligeable, qu’elle ne fut pas ma surprise en découvrant un joli pavé rouge, à la couverture belle, chez un éditeur plutôt confidentiel et écrit et dessiné par un auteur pour moi inconnue. J’y ai trouvé un ouvrage d’exception ; non pas par sa complexité ni son style graphique, mais plutôt par sa simplicité, sa profondeur et par le ton que Peeters prend pour nous présenter sa vie.
Et sa vie n’est pas forcément celle du héros classique de la BD, genre beau gosse dragueur ou brute épaisse dans la vie comme au lit. Ici c’est un mec simple, dessinateur et un peu paumé qui rencontre une jolie fille, en tombe amoureux et vie avec elle sa maladie, celle de son fils. C’est déchirant de vérité, ça passe au dessus du tabou du HIV, c’est pas moralisateur mais vraiment ludique. On apprend pas mal de truc sur le sida. Cette mélancolie et cette poésie du trait en noir et blanc sont splendides, avec des plans très imagés, des scènes superbes, notamment les onomatopées vraiment innovantes ou la phobie du rhinocéros blanc qui hante les pensées du héros. On se laisse bercé par cet univers agréable, conviviale car proche de nous. On se retrouve tous un peu dans l’un de membre de ce couple qui pour prouver leur amour vont braver la maladie et éduquer un enfant, mais tout cela sans héroïsme démesuré. C’est juste une petite leçon de vie qui nous montre que quelque chose existe contre la maladie et que ce ne sont pas forcément ces petites pilules bleues qui font le plus de bien.
C’est vraiment bouleversant, j’ai été littéralement surpris et étonné par ce style de BD, qui mérite d’être reconnue. Ca m’a profondément touché et je relis avec délice mais aussi avec un peu de réflexion cette autobiographie simple d’un homme de nos jours qui a osé mettre en image sa vie et celle de sa compagne. Rien a dire de plus sinon que cette BD est pour moi un monument, elle dépasse en de nombreux critère toutes les BD que j’ai pu lire jusque la et je remercie vivement toute cette communauté de CoinBD pour m’avoir donné la chance de découvrir « Pilules Bleues » !
Quelle émotion ! Je vous avoue en toute sincérité que cette histoire a provoqué des larmes d'émoi au sens propre du terme… des larmes de compassion, cette compassion que l’auteur aborde et décortique.
C’est beau, une histoire d’amour comme je n’en avais pas lu depuis longtemps.
La détresse et l’euphorie s’emmêlent transportant le lecteur dans un univers si réelle, si proche et si douloureux que l’on ne peut rester insensible.
Au-delà de nous faire réfléchir sur nous même, ce livre nous apprend également ce qu’est la maladie en réalité et nous la fait découvrir sous un angle abominable… quand elle touche au plus profond du cœur, à l’amour ultime que l‘on peut avoir dans sa vie.
Malgré tout l’auteur réussi à convaincre d’un espoir au-delà de tout ce que l’on peut imaginer. On sait aisément la leçon que l’on retire quand on referme la dernière page, nous avons un don magnifique, capable de surpasser tous les malheurs, celui d’aimer et d’agir au nom de cet amour, sans peur nous pouvons alors outrepasser nos souffrances et nos doutes.
Le graphisme qui au début paraît baclé se met rapidement à évoluer sous les yeux et devient parti inséparable du personnage principal. C’est sa vision de la vie et de ce qui l’entoure, nos vivons à travers lui jusqu’au bout. c'est simple mais tellement efficace.
Je reconnais que je suis encore sous l'empreinte de ce que je viens de lire, mon avis est que l’on doit absolument lire « pilules bleues » si l’on a besoin d’aide ou tout simplement si l’on ne se pose pas de questions….
Etonnement, surprise, joie, bien-être, émotion, espoir, tristesse, angoisse, passion... difficile de répertorier ici l'intégralité des sentiments perçus lors de la lecture de cet album. Une chose est sûre, je ne crois pas avoir déjà lu de BD ayant un tel pouvoir d'incarnation, d'absorption du lecteur dans une vie, qui, en définitive, n'est pas la sienne !
La grande force de cet album ? Sa simplicité, tout simplement. On pénètre dans la petite famille de Peeters avec délice, découvrant cet amour qui lie ses différents membres, repoussant la maladie en arrière-plan. Rien à voir avec la BD Joe (au demeurant assez mauvaise, d'ailleurs), qui affichait clairement un message de prévention. Ici, Peeters dédramatise tout cela, et nous donne par la même occasion une véritable leçon de courage, de vie et d'espoir, comme cela a déjà été dit plus bas.
J'ai vraiment vibré à la lecture de ce tome. Et ce depuis les toutes premières pages, qui donnent vraiment le ton. Le sens narratif de cette BD est de toute façon sa grande force, son atout, ce qui justifie tout, dessin compris.
Le dessin parlons-en : j'adore, tout simplement. Pourtant relativement brouillon, il est tout simplement parfait car à 100% en accord avec le récit. Les visages sont très expressifs, les pages composées de cases au contour irrégulier donnent un aspect vraiment actuel, crédible, sincère à l'ensemble de tout cela. Une tranche de vie réellement passionnante de par sa banalité, justement !
Alors, bon, c'est du noir et blanc, certes. Mais il est ici justifié, à l'inverse d'ouvrages comme "Les contes des Hautes Terres" ou tout cela ressemble plus à de la photocopie noir et blanc de planches couleurs, qu'a un réel choix de la part des auteurs. Encore une fois, c'est donc très bon, très simple, comme l'ensemble de l'ouvrage.
Voila... première BD de F. Peeters pour moi... 180 pages que j'ai dévorées, puis re-dévorées. Deux lectures continues vraiment géniales. Une ode à la vie, tout simplement.
Ces pilules bleues devraient être remboursées par la sécurité sociale !
Je ne connaissais absolument pas Frederik Peeters, ni son éditeur Atrabile d'ailleurs, et c'est presque par hasard que j'ai lu cet album. Un volume épais, un dessin en noir et blanc doté d'une vraie personnalité à mille lieues des illustrations alléchantes destinées à dissimuler un scénario creux : de prime abord, "Pilules Bleues" m'a paru séduisant. Le quatrième de couverture étant du genre silencieux, je n'avais aucune idée du thème de cette BD.
Très vite, on comprend qu'il va être question d'un couple, d'amour et de vie quotidienne. L'auteur, dans la mouvance de David B, Satrapi ou Dupuy et Berbérian ("Journal d'un album"), s'engouffre dans le récit autobiographique. Comme ses illustres prédécesseurs, il le fait avec brio. Peeters a un sens peu commun de la mise en scène et sait traiter avec humour et poésie les petits riens qui font le grand tout de la vie.
David B traite de la maladie de son frère dans "L'ascension du Haut Mal". Peeters, lui, évoque le sida de sa compagne et du fils de celle-ci, issu d'une précédente union. Il ne s'agit pas de faire pleurer dans les chaumières ou de s'attaquer avec fureur au mur de l'indifférence ambiante : le propos de l'auteur est de raconter sa vie de couple dans laquelle s'immisce le virus, et il est surtout question d'amour et d'espoir, plutôt que de mort et de détresse. Les personnages sont très attachants, et les 190 pages passent à une incroyable vitesse.
Que vous soyez sensible au sujet (qui ne l'est pas ?), amateur de bonnes histoires ou tout simplement curieux de découvrir un nouveau talent, il faut vous plonger dans ce très joli livre.
Rarement une bd m'a bouleversé à ce point.
Avec une apparente légerté l'auteur nous livre un récit autobiographique autour d'un sujet grave : le sida. On s'attache beaucoup aux personnages sans jamais tomber dans le larmoyant.
Superbe..... à conseiller et faire découvrir sans modération !!!
je rejoins d'autre part coeur de Pat: pilulles bleues est de la même veine et de la même sensibilité que "Vagues à l'âme" de grégory Mardon (autre coup de coeur perso).
J'ai déjà été confronté à la maladie à maintes reprises (c'est d'ailleurs pour ça que je ne me suis pas précipité sur le livre à sa sortie, je cotoyais des sidéens en piteuse santé à l'époque, et retrouver la maladie à travers mes loisirs, c'était pas trop tentant) mais je n'avais jamais eu l'occasion de la voir abordée de cette façon... ça donne un regard nouveau, frais, surprenant, et surtout moins dramatique que ce que j'avais connu jusqu'alors. Ce n'est absolument pas misérabiliste. C'est au contraire une vraie ode à la vie, une sorte de cri d'espoir.
Graphiquement, malgré la simplicité du trait, je trouve ça très beau, très expressif (en fait, j'ai l'impression que c'est le récit qui sublime un peu tout).
Mon seul regret, c'est que ce livre se lit très vite, enfin, c'est assez relatif, il compte tout de même 190 pages.
j'ai eu un approche assez naïve de cet album. Je l'ai lu sans meme en connaitre le contenu, sans savoir si ça allait etre drole ou emouvant, sans savoir quel etait le theme, mais juste en me basant sur les diverse echos elogieux que j'ai pu avoir.
l'histoire commence simplement, un peu dans le style de Monsieur Jean. Un jeune homme nous fait une chronique de sa vie. Jusque là, c'est agreable sans pour autant etre tres original.
jusqu'à la concretisation de sa relation avec Cati. Là, le recit prend une toute autre tournure. L'histoire devient grave (en evitant le lourd, le tragique, la pitié et le miserabilisme)
je crois qu'on a tous été un jour confronté à ce fleau. Cependant, j'ai été touché par la manière dont cela est traité ici.
Malgré cette maladie, on sort de ce livre un grand message d'espoir. C'est une leçon de vie, tout simplement.