J’avais apprécié « Groenland Manhattan ». Je ne peux en dire autant de « Minik.
C’est au départ la même histoire. L’éditeur Dupuis a-t-il voulu avoir la « sienne » quelques mois après Delcourt ?… Toujours est-il que l’album de Dupuis m’intéressait par le traitement graphique qu’Hyppolyte allait réaliser.
Le scénario ?… à peu de choses près les mêmes idées. Le fond ?… un présent album sans trop d’une certaine poésie qui faisait la finesse de son « aîné ».
Le dessin ?… déçu je suis. Hyppolyte, c’est vrai, est l’auteur des magnifiques graphismes de « Dracula » et du « Maître de Ballantrae ». Force est de constater « qu’on » l’attendait au tournant. Et cette attente m’a laissé comme un arrière goût de manque. J’ai ci retrouvé son style, certes, mais moins cette sorte d’élégance qui caractérise ses précédents albums. Moins d’imagination, aussi, dans cette mise en scène graphique à laquelle il m’avait habitué.
L’album n’est pas mauvais, loin de là. Mais une question s’est posée : pourquoi ce « doublon » qui ne m’a rien apporté comme vrai plaisir de lecture ?... Il faut dire que l’effet de surprise ne jouait déjà plus.