Alors là, comme scénario, ça « déménage » !… Ca commence doucement pour vous prendre aux tripes dans un laps de temps assez court. Une BD, c’est souvent un moment de détente. Pas ici. La tension monte graduellement –et réellement- page par page, ne vous lâche pour ainsi dire plus.
Quel est ce secret dont Theresa semble être le jouet ?… Est-elle victime de « quelque chose » ou quelqu’un tire-t-il les ficelles de cette sorte de jeu de la mort ?… Ce premier tome est comme une sorte de château d’épouvante : vous y entrez et les portes se ferment hermétiquement derrière vous. Seule solution : avancer ; ici dans l’histoire. Un vrai jeu subtil des sens, communicatif, pour un scénario vraiment bien ciselé.
Le dessin ?… j’aime beaucoup. Jovanovic y va d’un bien beau trait réaliste qui n’est pas sans me rappeler ces comics des années 30/40. Bien beau graphisme, net et lisible ; nullement en reste dans les décors et arrière-plans vraiment bien réalisés et rendus. Un découpage nerveux, une mise en page attractive attirent l’œil, le retiennent.
Belle colorisation « automnale » également qui, par le traitement des tons, offre une sorte de « 3D » d’un bien bel effet.
Un bien bon tome où réalité et paranormal fusionnent pour un vrai plaisir de lecture.