Et bien moi, si nombre de personnes dénigrent ces Tuniques Bleues, ces dernières me font toujours bien sourire lors de la parution d’un nouvel album.
Bon, c’est vrai, le présent scénario est assez limpide car –une fois de plus, et en pleine guerre de Sécession- il va falloir attaquer une position réputée inexpugnable. MAIS les Sudistes bénéficient d’un fameux camouflage : leurs uniformes sont gris ET ils se meuvent dans un brouillard –gris également- à couper au couteau.
Tout cela m’a valu un nouveau et bon lot de quiproquos, de gaffes, d’interventions farfelues, de dialogues et situations cocasses bien dans la veine de la série. C’est « simple » mais fichtrement efficace.
Lambil et Cauvin, une fois de plus, se sont entendus comme larrons en foire pour une histoire entraînante, qui fonctionne très bien du début à la fin, et qui n’a qu’un seul but : divertir. Et j’ai passé un bon moment de lecture.
Eh oui un bien petit tuniques bleues, comme la plupart des derniers tomes... En grand fan de cette série, je ne puis que regretter ce constat...
La série s'enlise dans des épisodes reprenant à chaque fois le même canevas : Un cadre est établi (ici en l'occurance la bataille de Loockout Mountain) pour le fond, mais le fil de l'histoire n'est qu'une série de gags-déboires sans grand intérêt, et souvent réccurants par rapport à d'autres albums.
C'est le cas également pour ce tome. Pourtant l'album débute bien et nous laisse présager qu'enfin, on va pouvoir revivre des aventures et des péripéties originales avec les deux héros. Mais rapidement, les vieux démons refont surface et l'histoire tourne à nouveau en une suite de petites scènes gags sans qu'il ne semble y avoir un réel lien entre celles-ci, sans qu'il n'y ait vraiment de fil conducteur à l'intrigue qui permette de vivre une aventure palpitante.
Le cadre historique de cet épisode n'est qu'anecdoctique en raison de la minceur du scénario, ce qui ne permet pas de l'exploiter à bon escient.
Bref on s'ennuie.
Les dessins restent malgré tout très agréables avec entre autre la représentation assez bluffante du brouillard, même si dans un premier temps j'avais trouvé cela plutôt bizarre et moyennement réussi.
En conclusion, on a à faire à nouveau à un épisode plus qu'anecdotique. En grand fan de la série, j'attend toujours le retour en grâce des tuniques bleues, malgré tout !
Et voila le cinquante-deuxieme album des Tuniques, on peut dire que c'est une longue histoire d'amour entre ces 2 auteurs...Mais ce duo commence a connaitre la routine...
Nos 2 héros se retrouvent malgré eux sous le commandement du capitaine Hooker (un tantinet nerveux). Les yankees doivent déloger les sudistes en haut d'une colline mais le brouillard va leur compliquer la chose.
Cette aventure est un panaché de certains albums précédents ("le david, drummer boy, les bleues dans la gadoue etc...). Mr Cauvin a repris plusieurs éléments pour faire cette histoire banale sans trop d'originalité.
Une fin prévisible du déja-vu.
Par contre nous retrouvons toujours ce petit brin d'humour de notre duo préféré.
Niveau dessin Mr Lambil ne flanche pas aux contraire il a meme améliorer son trait.
Un album correct mais moyen au niveau de l'originalité...dommage
Voilà ce que j'appellerai une petite aventure de Blutch et Chesterfield. C'est un peu un scénario plusieurs fois utilisé : en gros, il y a un chef bête et méchant, qui veut atteindre son but coûte que coûte, en sacrifiant les hommes, le matériel, et surtout le bon sens. Sous ses ordres, deux pauvres esclaves du devoir qui n'ont pas le choix : obéir ou c'est le poteau d'exécution. Ce qui ne les empêche pas, dans leur dialogue, de critiquer ouvertement la bêtise du grand chef (au cas ou le lecteur serait trop c.. pour comprendre), et placer quelques bons mots pour détendre l'atmosphère.
Bref, Lambil et Cauvin ne nous ont pas offert un scénario vraiment exceptionnel. Quand aux dessins, il semblerait que Lambil continue de faire évoluer sa technique. Le travail au pinceau, bien utilisé dans cette ambiance brumeuse, donne une certaine atmosphère qui colle bien. Malheuresement, après quelques vignettes grand format, cette technique est abandonnée au profit du déroulement de l'intrigue. Bon, c'est vrai que sinon on n'y voyait plus rien. Quand au coup de théatre final, il est un peu gros, à mon avis, mais je vous en laisse juge.
Blutch et Chesterfield, ça fait bientôt 40 ans que ça dure avec persévérance, c'et l'occasion de leur tirer notre chapeau. Comme l'expliquent les quelques pages à la fin du volume, à l'heure où Lucky Luke quittait Spirou pour Pilote, et où Jigé délaissait Jerry Spring pour une série plus en vogue, il y avait de la place pour une nouvelle histoire de cow-boy, d'indiens et de far-west. Les Tuniques Bleues ont su s'imposer au bon moment, pour un succès qui ne s'est jamais démenti. Une belle histoire ....