Un très bon deuxième tome pour ce deuxième diptyque. Le scénario gagne en profondeur avec l’introduction de la loge des assassins, qui sévit à l’intérieur et à l’extérieur de l’Eglise (cette dernière n’est donc pas seule à l’origine de tous les maux de la terre).
Un petit tour en Afrique pour découvrir et déjouer les sombres desseins de l’organisation amène une bonne dose d’aventure, dans laquelle, il est vrai, on a du mal à imaginer un agent du fisc (mais l’IRS, ça doit être autre chose, ce doit être James Bond, où l’équipe de Mission Impossible qui forme les agents !).
Les dessins sont égaux à eux-mêmes. Pour moi, ils sont efficaces : c’est propre et précis. Ce diptyque est pour moi le meilleur de cette série, qui devient incontournable, même si l’aspect fouillis peut rebuter certains. Au final une très bonne enquête que l’on ne peut que recommander.
En revanche, la planche 17 m’a fait bondir ! Je m’explique : dans l’ouvrage, je trouve un dépliant publicitaire annonçant une nouvelle série éditée par Le Lombard, à laquelle participe Desberg. Il s’agit de Cassio, l’histoire d’un romain qui se fait tuer par 4 assassins masqués. 2000 ans plus tard une archéologue enquête sur ce meurtre. Bon très bien. Et que trouve-t-on dans ce tome d’IRS ? On voit le Larry Max, jeune, qui discute avec son père d’une idée de scénario pour cinéma. Ce scénario, eh bien, je vous le donne en mille, c’est celui de Cassio ! Cette page de publicité en plein album, je trouve cela honteux, d’autant plus qu’elle arrive comme un cheveu sur la soupe, qu’elle ne participe pas du tout à l’histoire. Autant l’histoire du Scorpion était bien utilisée dans le tome précédent, et participait vraiment à cette enquête. Autant, je trouve que la planche 17 de ce tome est une page publicitaire qui n’a rien à faire dans cet album. Si Cassio est une bonne série, elle sera découverte et postée sur CoinBD, mais, Messieurs les auteurs, ne nous l’imposez pas si cela n’est pas nécessaire….