Pas mal du tout. J’ai suivi Wesley, une sorte de souffre-douleur, un looser, un moins-que-rien qui découvre un jour que son père –dit « le Tueur »- est à la tête d’un gang de vraiment « super-vilains ». Et bien malgré lui, notre brave Wesley va devoir endosser la cape de l’héritier en droite ligne qu’il est.
Tu veux de l’action ?… tu vas en avoir !…
Millar scénarise ici une sorte de grand hommage aux super-héros. Ca « déménage » vraiment par moments et, qui plus est, sans un temps mort. Happé par l’histoire, il n’est même pas question de la délaisser pour répondre à un appel GSM. Une narration rapide, ciselée, habile et détonante par moments et un graphisme dense, fort coloré comme dans ces bons vieux comics d’antan plonge le lecteur dans ce que je peux considérer comme un « classique à part ».
« Wanted » est différent par ses fond et forme par rapport à de nombreuses séries made in USA. Et même s’il vient de « là-bas », il n’a pas grand chose à voir avec ses « frères ». Et ce n’en est que mieux pour lui.
Fracassant par moments. Bien bon.
A une période où mes achats impulsifs se font de plus en plus rares, j'ai totalement flashé sur cette couverture qui arrache. La couverture et le nom de Mark Millar ("Ultimates", "The Authority") auront donc suffi à me convaincre; même plus besoin de feuilleter l'album. Je ne savais pas du tout de quoi ça parlait et à aucun moment je n'ai pensé à faire le lien avec le film éponyme (avec Angelina Jolie et Morgan Freeman) qui sort cette semaine et qui est inspiré de ce comics.
Dès les premières pages, le scénario surprend. Il y a d'abord le parcours insolite du personnage central qui passe de pauvre con à sale con et ensuite, il y a cet univers atypique peuplé exclusivement de super-vilains. Un véritable pied de nez à l'univers classique de super-héros qui essayent de faire le bien et de protéger les terriens. Ici, les super-héros n'existent plus et les super-vilains tuent, violent et mènent la danse en toute impunité. Si l'intrigue qui vise à élucider un meurtre a des allures de polar, elle n'est finalement qu'une excuse qui permet à Millar de jouer la provoc et d'inciter à la rébellion. Au niveau du graphisme, J.G.Jones livre de l'excellent boulot, très expressif et avec de nombreux personnages intéressants.
Après un début tonitruant, l'abondance de super-vilains et la gratuité de leurs actions sur un scénario classique de putsch, m'a pourtant fait craindre une deuxième moitié d'album plus mitigée. Heureusement cette lecture va s'avérer beaucoup plus profonde qu'elle n'en n'a l'air, allant même jusqu'à enculer le lecteur à sec lors de la dernière planche (en bon français dans le texte : je n'invente rien non plus).