Un tome assez spécial que ce numéro 13 qui aborde le problème de l’argent.
Spécial dans le sens, que les grandes bagarres contre les ennemis habituels sont surtout au début (un camp romain, et contre les pirates qui cette fois sont à terre), et à la fin.
Spécial car pour la première fois nos héros se retrouvent dans un monde qu’ils ne connaissent pas : l’argent.
L’album est bourré de scène drôle, dont ma préférée est celle du théâtre (« ils sont fous ces romains). Il est amusant de voir nos héros essayer plein de métiers pour remplir leur chaudron (« Les beaux, les beaux, les beaux sangliers »).
Cependant, malgré ses qualités, cet album n’emporte pas ma préférence, mais je salue le courage de Goscinny qui a su prendre des risques pour renouveler le style des aventure de son gaulois.
Un album très particulier dans la série Astérix puisqu’il aborde le problème de l’argent. Victime d’une arnaque ; Astérix doit remplir de sesterces le chaudron laissé au village par Moralélastic. Astérix et Obélix cherchent donc à gagner de l’argent, mais la tâche n’est pas aisée, quand on n’a pas l’habitude.
Cela permet aux auteurs d’exploiter les personnages et de les montrer dans différents métiers. La scène du marché de Condate est assez drôle. On y voit nos deux compères bien piètres marchands de sangliers. On les verra aussi jouant aux courses de chevaux ou affrontant des gladiateurs…
Mais la meilleure scène se situe au théâtre. Astérix et Obélix deviennent comédiens, bien malgré eux. Ils se retrouvent dans une troupe avant-gardiste ; Goscinny s’amuse à évoquer la querelle des Anciens et des Modernes au théâtre. Goscinny utilise Obélix en acteur et montre toute sa maladresse, situation qu’il reprendra avec le personnage de Lucky Luke dans le cavalier blanc. On notera une nouvelle évocation de l’acteur Jules Raimu par le nom d’un comédien JuleRaimus, après l’album Le Tour de Gaule où ce dernier était caricaturé.
Les auteurs évitent une certaine forme de répétition avec cet album ; et pour une fois, les pirates auront un peu de chance.
Un album qui se laisse lire mais qui est loin des meilleurs.
Pourquoi ? ça vient en grande partie du scénario qui ne ressemble pas aux autres tomes. Il n'y a pas vraiment d'unité (malgré la quête des deux héros) ... on a plus l'impression de voir une succession de gags (certains sont tout de même très drôles) sur le thème "comment gagner de l'argent".
Du coup, ça donne l'impression d'un faux rythme qui nuit à l'ensemble. Il n'en reste pas moins que les interventions d'Obélix, pleines de naïveté touchante, sont souvent bien senties.
Le dessin est toujours au top et c'est un réel plaisir de farfouiller dans les cases à la recherche de détails ratés au cours des précédentes lectures.
C'est marrant, globalement, j'ai toujours plus ou moins entendu dire que cet album était nettement inférieur aux autres, qu'il n'était pas terrible, mais moi je l'aime beaucoup.
Bon, on passe sur les dessins, qui sont toujours aussi beaux, avec en plus, des couleurs en net progrès, pour arriver à l'histoire.
Bah ça change de tout ce qu'on a pu voir jusque là -et tout ce qu'on verra après- je trouve. C'est vrai : c'est nouveau, c'est sympa, intéressant, à la mesure de l'amitié d'Astérix et Obélix, et de la ruse du premier.
Bref, j'aime bien cet album. Ce n'est pas le meilleur, c'est sûr, mais il est pas mal...
Une baisse de niveaux évidente : le scénario est beaucoup moins bien construit et même les gags ne suffisent pas au lecteur pour ne pas s'ennuyer ! Enfin..il ne faut pas oublier qu'il y a tout de même 12 tomes dernières, forcément on a plus de mal à trouver des idées qand c'est comme ça : je pense que cela est notamment la cause de cette baisse de niveau. Le scénario est assez vide et a du mal à imposer un rythme interessant, qui bouge ! C'est plat, un peu trop, c'est qu'on avait pas tellement l'habitude au paravant et c'est avec beaucoup de déception et d'étonnement qu'on lit cet album.
Le dessin est tout de même touours aussi bon et est le point fort de ce tome, Uderzo reste régulier, contrairement à Goscinny, mais cela n'est qu'une petite période car un Goscinny mauvais tout le temps ça n'existe pas !
C'est sûr, c'est loin d'être le meilleur album d'Astérix scénarisé par Goscinny. A côté de chefs-d'oeuvre comme Astérix légionnaire ou Astérix chez les Bretons, cet album fait plutôt pâle figure. Comme quoi, même les plus grands peuvent avoir des bas de temps à autres.
Mais même lorsque Goscinny n'est pas en forme, cela donne un album de qualité moyenne, pas un nanard, loin de là.