Plein de bonnes intentions, on le sent.
Malheureusement, Corbeyan nous livre ici une histoire beaucoup trop lente avec des personnages beaucoup trop distants et manquant cruellement d'expressivité et de passion.
Je n'ai pas réussi à m'accrocher à qui que ce soit. J'ai lu cette histoire sans tout comprendre et surtout avec un détachement rare chez moi. En général je ne reste pas insensible aussi distant. J'aime ou je n'aime pas, avec plus ou moins de passion, mais là, rien.
Corbeyran a voulu nous livrer une histoire policière jouant sur l'ambiance, jouant sur le rythme mais je pense qu'il est passé à travers. Ou alors je 'ai rien compris
Coté dessin, on ne peut as dire que ce soit banal. Non, le trait est agréable, les couleurs aussi.
Mais je ai jamais retrouvé la garrigue, je n'ai jamais retrouvé le sud, la méditerranée, les cigales et les pinèdes.
J'ai trouvé un manque de repères visuels dans cette BD, j'ai trouvé que les couleurs ne rendaient pas honneur à cette région.
Bref, je suis passé complètement à coté de ce que les auteurs voulaient nous transmettre...
Heureusement qu'un ami m'a pretté cet album car sinon j'aurai été déçu de l'avoir acheté...
Non pas pour le dessin qui est agréable et appliqué (par contre les décors sont trop superficiels), non plus pour les couleurs qui sont bien choisies mais pour le scenario...
L'histoire de 4 copains dont l'un est tué par un autre, pour quelles raisons?
Règlement de comte, vengeance, ou jalousie l'un des 4 qui est un ancien retraité de la gendarmerie va alors enqueter.
Une intrigue qui n'avance pas beaucoup et sans suspense fini par lasser le lecteur a la fin de l'album.
Une histoire banale et sans originalité.
Je vais quand meme lire le deuxieme tome pour savoir la fin mais j'ai peur d'etre déçu.
C'est vraiment le genre de bd qui n'est pas mauvaise, mais décevante.
Ce tome 1 de "Garrigue" n'a, pour moi, pour but que de faire acheter le tome 2. On met en place un suspens, une intrigue, de gros mystères, mais sans vraiment révéler la moindre information. Cependant, on peut dire que le coup est réussi, je vais aller acheter le tome 2 sans aucune hésitation !
Niveau dessin, rien à dire, ils sont soignés, mais très classiques.
Si je devais donner un conseil, ne l'achetez pas seul, achetez en même temps le tome 2, ainsi qu'une vraiment bonne bd, pour faire passer le gout amer d'avoir acheté 2 bd et n'être intéressé que par une.
C’est par une panne d’essence que ce duo bien rodé entame cette nouvelle collaboration. Un précieux combustible qu’un automobiliste infortuné va payer cash, au prix de sa vie. Un arrêt forcé dans une station service isolée, un bidon vide à la main. Deux hommes qui se dévisagent au hasard d’une rencontre le long d’une route peu fréquentée. Un passé commun qui se lit dans l’effroi des regards qui se croisent et trois balles qui terminent dans le corps de cet homme dont le chemin s’arrête dans le sud de la France, la jauge à zéro. Septembre 2008, neuf ans plus tard, une bande d’amis enterre Rémi Gravelier. Après la cérémonie, Martial découvre les documents personnels d’un inconnu dans la cave de son défunt camarade. Un mystère qui attise la curiosité de cet ancien gendarme et qui fait resurgir d’anciennes magouilles lucratives dans lesquelles il baignait en compagnie de Dédé, Frantz et … Rémi.
Dès le titre, cette première partie de diptyque installe une atmosphère caniculaire et étouffante. Une Garrigue tarie par un soleil de plomb et livrant une ambiance pesante. Un décor d’apparence estivale, mêlant braises de barbecue et odeurs de merguez, qui dissimule pourtant de lourds secrets. Eric Corbeyran soigne particulièrement les relations entre les différents protagonistes de ce récit, tissant des liens de longue date et des amitiés construites sur des combines malhonnêtes, des sentiments de jalousie et des rapports complexes. Au fil des pages le scénariste distille savamment son suspense, permettant au lecteur de découvrir les différentes pièces de ce puzzle intriguant. L’auteur dévoile son intrigue au compte-goutte, imprimant un tempo entièrement en phase avec le rythme de vie de ce petit coin de Provence. En construisant son histoire sur trois époques, Corbeyran met à jour les rouages de ce secret que Rémi a failli emporter dans la tombe, tout en retraçant la jeunesse des différents acteurs avec grande maîtrise.
Le dessin d’Olivier Berlion ("Histoires d'en ville", "Tony Corso") restitue à merveille l’atmosphère du Sud. La colorisation en couleurs directes et aux tons chauds accentue l’authenticité et l’impression de chaleur oppressante dégagé par ce paysage aride. Le travail remarquable sur les expressions des personnages permet au dessinateur de transmettre de nombreux sentiments à l’aide de non-dits et d’aligner de manière efficace plusieurs planches muettes.
Avec un deuxième volet qui permettra de connaître le fin mot de l’histoire dès le mois d’août, ce thriller rural ne mettra pas longtemps à confirmer son aspect prometteur.