Lors de la sortie du premier tome, tout le monde avait loué la très grande originalité de ce western fantastique qualifié de gothique par certains. Après lecture du second tome, je dois avouer avoir été un peu déçu. Encore une fois, je saluerai la qualité du dessin noir et blanc de Griffon jouant sur les nombreux jeux d’ombre.
Mais par contre, concernant le scénario ; si je l’ai toujours trouvé aussi sombre et crépusculaire, il m’a semblé que le délire ésotérique allait un peu loin dans le sordide, le tout perdant un peu du ton humoristique du premier tome. De plus, malgré le nombre imposant de pages, j’ai eu l’impression de ne pas lire grand-chose, car tout se déroulait trop vite. Bon on n’est quand même pas dans du Buddy Longway qui se lit en dix minutes. Attention la comparaison s’arrête là car on est quand même très éloigné des aventures du sosie de Jeremiah Jonhson.
Alors au final, malgré quelques petits défauts, ce western conserve son côté particulièrement original et prend tout son sens quand on le lit dans son intégralité.