Graphiquement c'est toujours du très bon boulot. Guenet maîtrise, le dessin reste dynamique malgré une couleur informatique "directe" dense (ce qui n'était pas gagné d'avance) et les mises en pages sont parfois audacieuses et bien pensées. Rien à redire sur ce point, donc.
Niveau scénario par contre, c'est le calme plat. En fait, rien de bien croustillant à ce mettre sous la dent.
L'histoire n'avance pour ainsi dire pas du tout, l'action n'est pas particulièrement prenante, et l'album est au final lu à vitesse grand V.
J'attendais beaucoup de cet album car les auteurs de Yiu ont réellement su mettre en place un background très interessant dans cet univers d'apocalypse.
Mais au final, les évènements s'enchainent sans saveur, et les auteurs prennent le temps de nous annoncer la véritable fin de cette série... un peu longuet, pour le coup. Dommage !
Après plus de deux ans d’attente infernale, voilà enfin le tome qui hante mes rêves depuis si longtemps.
Yiu c’est de l’adrénaline à l’état pur, c’est de la furie, de l’action brute.
Yiu c’est un monde techno futuriste d’une complexité et d’une profondeur incroyable pour peu que l’on passe le premier tome.
Yiu, c’est une héroïne à la froide beauté que rien n’arrête.
Yiu c’est un scénario mélangeant action et force à la douceur de la compassion et de l’émotion.
Ce tome n’échappe pas à la règle et nous replonge dans une suite en parfaite adéquation avec les précédents. Le monde est à feu et à sang, la bête n’est pas encore morte et se créé des avatars électriques qui puissent lui puissance et leur connaissance dans le réseau global universel.
Yiu continue ses combats, celui contre la bête et celui pour sauver son frère.
Difficile de critiquer le scénario tant il est dans la continuité des précédents. Pourtant, je suis un peu déçu suite à ce nouvel opus. Déçu car après tant d’attente, j’espérais en apprendre plus, alors, qu’au final, en dehors d’une course perpétuelle pour Yiu, il ne se passe pas grand chose.
Oui, sûrement, avais trop accumulé d’espoir au cours de ces deux années passées.
Déçu encore aussi car, Yiu retrouve une connaissance de « Yiu premières missions » la série dérivée racontant les premiers exploits de la belle et là encore, j’ai eu un sentiment étrange d’être pris pour un consommateur lambda, une truffe qui achèterai tout ce qu’on lui dirait d’acheter. Cette deuxième série est très bien certes, mais trop proche de la série mère pour attirer mes dépenses. Bref, j’ai eu l’impression de rater quelques choses et cela m’a embêté.
Sinon, le dessin est toujours aussi superbe.
Je m’arrêterai juste quelques secondes pour vous faire remarquer cette couverture inhabituelle et de toute beauté. La beauté de Yiu y transparaît ainsi que toute la détermination de son regard. Un cadrage peu fréquent pour une vraie belle couverture.
L’arrivée de l’informatique qui me gène habituellement est ici parfaitement maîtrisé et le rendu est tellement proche des premiers albums que franchement je ne m’en plaindrai pas. Les couleurs, sont variées, les nuances sont infinies, les textures fines. Il y a une vraie vie dans chaque dessin.
Le dessin pour sa part et bien, s’il est toujours aussi dynamique, s’il est toujours aussi précis dans son trait, cette fois j’ai trouvé que certaines scènes et cadrages n’était pas très clair et ma compréhension de certaines actions est parfois mise à mal. C’est juste un peu trop confus sur quelques cases alors que je n’avais jamais eu à m’en plaindre dans les précédents albums.
Serais je devenu un lecteur plus critique ? Je ne le crois pas.
Voilà, cette fois ci, la fin approche, beaucoup de chose ce sont produites depuis le début, et la dernière ouverture de cet album laisse présager une fin explosive et surprenante.