Après plusieurs tomes de "Donjon Monsters", l’univers donjon consacre à nouveau un album à la période ‘Zénith’. Mais, force est de constater que pour un Donjon censé connaître son apogée, les affaires vont plutôt mal. Le mariage entre la princesse siamoise des barbares Kochaques et le maître du donjon nécessite des fonds et, malgré les multiples tentatives d’Herbert et de Marvin pour dérober l’or du dragon, les caisses sont vides.
L’histoire de fond, une belle princesse obligée d’épouser un vieux roi pour des raisons politiques alors qu’elle est amoureuse d’un preux chevalier, est très classique, mais merveilleusement parodiée au sein de l’univers donjon par le duo Joann Sfar et Lewis Trondheim. Les rebondissements sont nombreux, les gags s’enchaînent à grande vitesse et l’action est au rendez-vous.
La préparation de ce mariage bouleverse le quotidien des habitants du donjon et influence également les relations entre les différents protagonistes. Le lecteur va ainsi assister aux tensions naissantes entre Marvin et un Herbert prêt à tout pour que sa bienaimée n’épouse pas le maître du donjon.
Mais, ce tome est également marqué par le retour de Guillaume de la Cour, ce personnage introduit lors du premier tome de "Donjon Monsters", sous forme de clin d’œil à Guy Delcourt. Ce baratineur de première, ancien propriétaire de la capricieuse épée du Destin avant qu’elle ne soit récupérée par notre ami Herbert, va inonder ce récit de joutes juridiques amusantes et tenter de s’accaparer le donjon à coups de procédures judiciaires.
Au niveau du graphisme, ce tome marque également l’arrivée de Boulet, venu remplacer Lewis Trondheim au dessin. Tout comme c’était le cas pour de nombreux dessinateurs sur la série "Donjon Monsters", Boulet parvient à s’approprier le style donjon sans trop de heurts. L’excellent travail de Lucie Albon aux couleurs est également à noter.