Une bien bonne adaptation d’un chef d’œuvre de la littérature dans ce que l’on appelle communément « l’empire du milieu ». J’ai lu une bonne histoire où fantastique et mythologie ce côtoient, se mêlent. Un peu difficile au premier abord, j’ai surtout été attiré par le graphisme de ce dessinateur chinois –Wang Peng- qui, l’air de rien, pourrait également donner de fameuses leçons de colorisation. Un magnifique graphisme réaliste, une mise en place de personnages, de décors en plans divers ; ainsi qu’une excellente mise en pages font souvent de ces dernières un véritable plaisir pour le regard.
La colorisation ?… j’en reviens. Ancien coloriste, vous pensez bien que je me suis intéressé de très près à celle-ci. Un magnifique choix de couleurs et le traitement donné à ces dernières m’ont fait penser à une certaine dualité avec les très belles planches de « L’Empire de Trigan ». Mais ici, c’est encore autre chose. Par la qualité des tons employés, leur mise en forme, Wang Peng parvient quasi à faire ressentir les matières –vêtements ou autres- dessinées. Du grand art. Vraiment.
L’album ?… j’ai plongé dans des pages qui m’ont fait découvrir un univers accessible à toutes et tous, pour autant qu’on s’y sente attiré. Et s’il est vrai que la littérature chinoise est réalisée d’une autre façon de « travailler » que celle que nous utilisons dans nos contrées de l’ouest, un grand et beau texte peut être universel. Ce qu’il est.
Belle adaptation. Un dessin et une colorisation hors pair. Du grand art, je vous dis.