L'ascension du haut mal continue, et la maladie de Jean Christophe B. atteint son apogée: en plus de ses crises, ce dernier devient violent avec sa famille, et l'on sent bien que cela affecte david . La maladie de son frère atteint de tels sommets, que david B. éprouve des sentiments qui peuvent nous choquer un peu, mais on peut le comprendre ....
Ce tome est sans doute le plus terrible de la série, le plus noir,.... la famille a de plus en plus de mal avec leur fils/frère, et cela se ressent tant au niveau des dessins (de plus en plus noir,et oppressant) qu'au niveau du scénario.
J'ai vraiment apprécié ce tome, malgré sa noirceur, et je le considère comme l'un des meilleurs de la série. L'auteur réussit également de plus en plus à faire passer ses émotions à travers le dessin. Voila, le tome le plus bouleversant de la série, mais aussi le mieux réalisé... à découvrir absolument!
Le cinquième tome est celui qui m'a le plus touché. C'est le tome qui est le plus dur et le plus triste. Le sénario est très bien construit. On trouve peu de moments de bonheur et d'espoir ici.
On voit le changement effrayant de Jean-Christophe, qui est remarquablement décrit dans l'oeuvre. L'auteur nous montre à quel point il est perturbé, perdu, il ne sait plus comment agir.
On trouve beaucoup de scènes forte. Ce qui m'a le plus révolté et frappé c'est le regard des personnes sur son frère lorsqu'il a une crise. Ces personnages aux grands yeux me mettent hors de moi.
L'auteur arrive a nous faire passer ce qu'il ressent ou ce qu'il a ressenti grâce aux dessins et à l'ambiance qu'il nous donne au fil des pages. Le dessin est remarquablement maîtrisé, rien n'est fait au hasard.
Ce tome se termine par la séparation des deux frères qui s'en vont chacun de leur côté à Paris.
L'avant dernier tome de la série (mais le dernier paru à ce jour) est un sommet de cette saga autobiographique que l'on peut qualifier de culte à tous points de vue.
Le dessin est plus que jamais maîtrisé, et pour dépeindre l'aggravation de la maladie et des crises de Tito, David B utilise des ombres et des dégradés très étudiés, franchement réussis.
Ce tome 5 fait ressurgir sur le devant de la scène Tito, qui a alors 18 ans et le BEPC en poche, ses crises l'empêchant depuis un moment de suivre une scolarité normale. Pis, après une bagarre dans le centre pour handicapés, il retourne chez lui. Son comportement se modifie et devient carrément violent. Les scènes de dispute et d'agression envers les siens sont vraiment poignantes. Emouvantes mais sans gratuité, ces planches soutenues par ce dessin si juste sont vraiment très réussies, et comptent parmi les meilleures de toute la série. Par leur force évocatrice, elles captivent le lecteur sans lui faire ressentir le moindre voyeurisme. David B prouve une fois de plus qu'il est un conteur hors pair, et continue de captiver ses lecteurs avec le tome peut être le plus noir des 5.
La visite dans le centre pour enfants atteints d'handicap moteur est également très touchante : les réactions à retardement de Tito et son isolement face aux dessins que David réalise pour les enfants sont une parfaite illustration de leurs différences nées de la maladie.
En parallèle à ces événements, le narrateur se montre plus que jamais attaché à sa passion pour le dessin. La scène où il se remet en cause, où il se demande à quel point sa productivité incroyable pour le dessin n'a pas déstabilisé son frère est vraiment belle. Pour une fois, une connotation négative est attribué à l'art, alors que jusqu'à maintenant, ces dessins et ces livres isolaient le narrateur certes mais le rendaient plus fort pour affronter la situation, et donc pouvaient être perçues comme uniquement positives.
Un tome 5 grandiose qui ne présente qu'un seul défaut : le tome 6 (le dernier) se fait cruellement attendre!