Il est vrai que cet album est un cran en-dessous et peut-être est-ce dû au fait que la personnalité de notre tueur impitoyable et implacable change. En effet, dans ce tome, il rie (deux fois), tiens des discussions plus longues, et surtout noue des relations (presque une amitié...) : en bref, il s'humanise et ce changement, s'il permet à la série de se renouveler et d'avancer, rend le personnage presque trop sympathique pour son métier.
Le dessin, quant à lui s'améliore, et les vues de New York By Night, avec les couleurs employées ainsi que l'impression de flou, sont particulièrement réussis.
Le scénario prend en consistance avec l'engagement forcé de notre tueur par un parrain de la mafia. C'est plutôt bien vu. La qualité de l'ensemble reste plus qu'honorable.
Je vois dans ces renouvellements une façon d'avancer la série et de lui permettre de survivre : un anti-héro solitaire enfermé dans un chambre d'hôtel serait à la longue, répétitif est inintéressant. Ces changements permettent à notre héro de prendre du corps et de continuer l'aventure et je les accepte donc volontiers.
Je mets une note inférieure à cet album pour sanctionner certains dialogues d'une platitude éloquente sur l'écologie et les pauvres qui sont obligés de cultiver de la drogue pour survivre.... c'est un peu convenu et un peu long dans cette histoire... dommage
Troisième opus de cette série, et pas mal de choses changent.
Le tueur évolue. Il change sa façon de travailler, connaît ses commanditaires et commence à s’interroger sur les motivations, accepte un partenaire… On peut avoir deux réactions : soit on se dit « il s’humanise », soit on le voit s’engager sur une mauvaise pente (un comble !). Mais toujours est-il que l’histoire semble fonctionner moins bien. Bien que plus impliqué, le tueur parait moins… crédible me parait le terme juste. Le scénario global se complexifie, mais on n’arrive pas à y croire vraiment. Les réactions des protagonistes semblent plus contraintes… Et puis les réflexions du tueurs prennent de moins en moins de place, la narration devient de plus en plus conventionnelles, avec nécessité de plus d’explications. Du coup c’est moins fluide…
Inversement, le dessin, que je trouvais déjà bon, s’améliore encore. Pas de révolution graphique (par rapport aux tomes précédents, car c’est en revanche toujours différent de ce qu’on l’habitude de voir), mais quelques innovations (les décors new-yorkais), et une impression d’ensemble encore plus aboutie. Les couleurs sont toujours aussi bien utilisées.
En définitive, un tome en net retrait narrativement et scénaristiquement, mais toujours une bonne lecture. La fin augure d’une suite, espérons là au niveau des tomes 1 et 2, il serait vraiment dommage qu’une série si bien commencée perde trop en qualité.
Un tueur doit régler une lourde dette contractée auprès d'un parrain de la mafia colombienne. Un bon tueur doit respecter ses règles pour faire correctement son travail. Etre discret, efficace, et -surtout- très vigilant sous peine de se faire descendre...
C'est tout ?... Oui !... Mais ...
Sur cette trame on ne peut plus classique se développe un scénario à l'intrigue accrocheuse, servie par un excellent graphisme.
Il y a dans ces pages quelques dessins qui éclatent par leur maestria graphique. Autant de petits bijoux qui parsèment cet album à la très belle colorisation.
Jacamon fait preuve ici de son sens du découpage qui, souvent, sort de l'ordinaire.
Un auteur à suivre...
Même si on se régale avec les aventures de ce tueur atypique, l'originalité narrative ne rayonne plus comme dans les deux premiers tomes. Des failles commencent à apparaitre dans les convictions du personnage principal : il ne vit et ne travaille plus seul et commence à se poser trop de questions sur les motivations de ses commanditaires. On sent un glissement qui risque d'avoir des conséquences dans les prochains tomes.
Le dessin est très réussi et les couleurs utilisées à bon escient.
Un troisième album un cran en dessous des deux premiers, ça c'est clair. Je ne sais pas ce qu'il manque exactement en fait... Peut-être que les réflexions du Tueur sont moins intéressantes, prenantes qu'avant... Toujours est-il que malgré l'action, ça s'essoufle...
Le dessin s'améliore par contre, il faut le souligner. Je commence même à l'apprécier, moi qui ne l'aimait pas trop avant ! Il faut reconnaître que c'est bien fichu, que les planches sont dynamiques !
Alors bon, je ne sais pas ce qui pêche dans ce troisième tome... Peut-être l'habitude. La découverte et l'intérêt pour ce personnage se sont-ils émoussés, vu qu'on le connaît maintenant ? Je n'en sais rien, toujours est-il que j'espère que le tome 4 redressera la barre et me captivera comme l'ont réussit les deux premiers tomes... Même si celui ci, pris à part, est loin d'être mauvais...
Troisième volet des aventures de ce personnage atypique. Rappelons que le postulat de cette série est de s'organiser autour d'un tueur impitoyable, qui exécute ses contrats sans se poser de questions dès lors que l'employeur paye bien.
Les deux premiers tomes étaient très réussis. Je trouve que celui-là est un ton en-dessous et que les auteurs commencent à s'essouffler.
Graphiquement, c'est très plaisant. Luc Jacamon livre un travail très intéressant marqué par une recherche sur les couleurs dominantes. Le jeu sur les lumières est également soigné, comme en témoigne la scène d'ouverture où des palmiers filtrent la lumière qui baigne les personnages présents. Je regretterais simplement un découpage qui aurait gagné à être plus serré, mais c'est plutôt le scénariste qu'il faudrait blâmer.
Matz rechigne en effet à mettre plus de cinq cases par planche. Cela permet de mettre en place une ambiance, c'est sûr, mais dans certaines planches on ressent tout de même comme un vide. Je pense, par exemple, à la planche trois qui fait un plan gigantesque sur des mains alors que ça n'a aucune importance par la suite et que ça sent le remplissage à plein nez.
D'ailleurs, il se passe assez peu de choses dans les 54 planches que compte ce troisième volume. On est très loin de la narration d'un Charlier ou même d'un Morvan ! Cela ne m'avait pas dérangé dans les deux premiers numéros, mais cette fois, j'ai trouvé que c'était un poil léger.
Il faut dire aussi que la série trouve peut-être ses limites. Le tueur, devenu familier au lecteur, commence aussi à être trop sympathique. Il s'amuse, amène sa compagne jolie et pas dérangeante pendant ses contrats, refroidit de méchants dealers. Du coup, on n'est plus horrifié quand il assassine froidement une call-girl qui se trouvait là au mauvais moment et avec le mauvais client. Ce qui, après réflexion, entraîne une certaine gêne chez le lecteur.
Pas mal, cet album. Mais moins réussi que les précédents. Et l'on peut s'interroger sur les épisodes suivants : fallait-il faitre du tueur un personnage récurrent sur autant de volumes ? Réponse prochainement.
Une bonne Bd, le dessin est plus appréciable que dans les deux premier tomes, je pense aussi qu'on apprécie plus cette Bd car on se fait au style de Jacomon.
J'aime beaucoup cette série car elle pose une ambiance calme et sereine pendant quelques planches puis tout s'accelére.