Là, j'avoue avoir été déçu par cet album! Certes les voitures sont très bien dessinées, leur trajectoire, l'effet de vitesse très réussis. Mais l'histoire ne tiens pas debout.
D'abord, que viennent faire Tif et Tondu dans cette aventure? Déjà qu'on a du mal à cerner leur rôle en général, (c'est vrai, c'est quoi leur boulot en fait ? rentiers ?). Bref il aurait fallut donner un début d'explication à leur présence dans cette course. Et il y a des trucs comme ça tout le long, des légèretés de scénario. Au point qu'on a des fois l'impression d'avoir loupé un passage.
Le baron au visage bandé, c'est cousu de gros fil blanc. M. Choc qui ne reconnait pas Tif avec son déguisement, passons, mais qu'il donne une info capitale au téléphone en présence de cet "inconnu", c'est pas digne d'un tel "méchant", etc, etc...
Et la cerise sur le gâteau, c'est Choc à l'hôpital, escorté par Tif, et ni lui ni personne ne songe à le démasquer !?!
Et Tif et Tondu en bonnet à pompon dans un pays tropical ! personne ne leur a dit qu'ils étaient ridicules ?
Enfin, j'espère que ce n'est qu'un faux pas et que les prochains albums seront plus travaillés.
Autant vous dire tout de suite, je n'avais jamais lu encore de Tif et Tondu et... c'est pour moi une grosse déception!
Pourtant admiratif de "Franquin", "Peyo" et "Tillieux" qui ont fait les beaux jours de Dupuis (et les miens en même temps), ma première histoire de "Tif et Tondu" me laisse de marbre.
En effet, le scénario est minimaliste au possible :une course de voiture de légende la "sud américaine" en amérique latine que nos deux héros veulent gagner mais c'est sans compter sur leur âme damné le grand "Choc" qui fait tout pour les en empêcher.
Le suspens en est réduit au minimum, le scénario plutôt ennuyeux et prévisible, les gags n'ont pas la finesse d'un "Franquin". (le coup du bonnet bleu des héros dans un pays où le thermomètre ne descends pas en dessous de 30°c)
Cette histoire est plutôt un prétexte pour les auteurs à mettre en scéne leur passion des voitures avec la très réussie "Narval", aux courbes élancées, magistralement dessinée par Will.
Dans les années 50 la voiture suscite un engouement énorme et est communément admis comme "un instrument de vitesse et de progrès", aussi les auteurs bd se passionnent pour ces bolides (la turbotraction de Spirou et Fantasio); ce sera la "Narval" pour nos deux compères.
Il est intéressant de souligner que le public auquel s'adresse la série est composé, à l' époque, de jeunes adolescents dont pas un ne peut s'offrir un tel véhicule.
Bref, je me suis pas mal ennuyé...
Tempérons toutefois en remettant cette histoire dans son contexte historique.
En espérant ne choquer personne en m'attaquant à cette série mythique...