Moi qui n'ai jamais vraiment lu d'albums de l'ami Morvan (pitié non, pas taper), j'avoue que là j'ai été bluffé par cet album.
Niveau histoire, même si on peut relever quelques similitudes avec des albums comme HK (ce qui me ferait plutôt fuir en temps normal), Morvan embarque le lecteur dans un thriller haletant où chaque action, chaque révélation s'enchaîne avec la précédente de manière réellement fluide.
Je n'ai déploré aucun temps mort de la lecture, et même si cet album semble surtout un tome d'exposition, Morvan nous réserve également quelques trouvailles et idées intéressantes: les implants qui permettent aux gens de voir le monde sous son meilleur jour, la valisette du héros, et surtout le héros Bilou, personnage intriguant qu'on ne voit en tout et pour tout que sur quelques planches de l'album.
En ce qui concerne le dessin, je dois dire que là c'est la claque. Pour un premier album, Lejeune balance à la tête du lecteur 46 planches qui dénote d'une maîtrise exceptionnelle de ses crayons. Les cadrages et les jeux de perspective (par exemple lors de la course-poursuite de l'hôpital) sont tout simplement bluffant. Un tel niveau de maîtrise ne peut que seconder admirablement le scénario de Morvan. Là je dis: ouahhhhhhhhhhhh
En ce qui concerne les couleurs de Stamb, moi qui ais l'habitude de conchier la couleur à l'ordi, là je ne peux qu'avoir du respect pour un travail de cette trempe. Les jeux de lumières sont bien gérés, la palette utilisé assez large et les couleurs sont tout sauf du remplissage à la truelle.
Donc pour conclure, Trop de Bonheur est un album vraiment intéressant, surprenant, dont je ne peut attendre la suite qu'avec impatience.
Vraiment, Morvan est grand !!! J'ai souvent apprécié ses diverses réalisations (mis à part Sillage, que je ne peux pas encadrer, tout simplement), mais alors là, il fait vraiment très fort !
Allié au trait de Lejeune, qui malgré son jeune age (21 ans) possède déjà des talents techniques remarquables, les deux auteurs nous proposent une fresque d'anticipation SF vraiment très originale.
Le gros point fort de cette série : on n'est vraiment pas perdu. Tout est en fait assez proche (la monnaie courante est l'euro, la ville ou se passe l'action est Mars-Aix : fusion de Marseille et d'Aix, etc...), et le lecteur en est d'autant plus absorbé.
Les différents personnages sont bien pensés, et une multitude de questions nous viennent à l'esprit dès la fin de la lecture du premier tome. La suite, vite !
Le scénario, quant à lui, ne souffre d'aucuns temps morts. Tout s'enchaine très naturellement, dans une présentation du monde assez noire... vraiment, c'est très bien fichu
Le dessin de Lejeune est quant à lui très dynamique ! son trait est précis et fin, un poil d'inspiration manga peut être. L'utilisation des cadrages est excellente, les effets aussi (la scène de la fusillade dans les couloirs de l'hopital est vraiment géniale !).
La mise en couleur est quant à elle vraiment correcte, et permet de mettre en relief le dessin tout en assurant une ambiance vraiment "dans le ton".
Trop de Bonheur est une bonne bd, que dis-je ? Une excellente BD!! Tout d'abord, je pense que si j'aime autant cette bd, c'est en partie grace à cette multitude de personnages et qu'ils sont vraiment tous attachants. Le graphisme y fait beaucoup faut dire, moi le Gourou me fait vraiment marrer sans parler de Bilou! C'est une Star celui-là, pas très causant mais bon, peu importe.
Dans les planches de Lejeune publiées dans le Lanfeust Mag, on avait pu voir une certaine facilité à réaliser de superbes robots et il est clair que dans TDB, on est encore gaté sur ce coté là...
Les gestuelles de ces robots sont vraiment reussis!
Pour finir je dirais que il vaut mieux attendre un peu avant de juger le scénario, c'est une oeuvre en 4 tomes.
Cet album, 1er de Steven Lejeune, fait preuve de qualités certaines. Le dessin tout d'abord, très inspiré de l'univers manga, bourré de détails (c'est pas possible, il travaille sur des planches de quelle taille ?!) est pas mal du tout, quoique encore un peu maladroit, mais il me semble très prometteur ! Attention, il est bien gore pafois... Les cadrages sont parfois un peu outrés (voiture de police qui dérape par exemple), mais on perçoit l'intention qui est derrière. Une image superbe : les balles, en gros plan et en floues, qui volent vers leur cible.
Côté couleurs, Stamb a fait un très bon boulot ! Certains fonds sont vraiment très beaux !
Le découpage quant à lui est souvent intéressant : image de fond sur une page avec des cases en surimpression, je ne sais pas si ça porte un nom, mais l'effet est très beau. Le parallèle entre les deux inspecteurs de police ("Sardon, Michel Sardon, comme le chanteur mort, mais en vivant", arf !) réalisé en deux colonnes sur une même page et tenu case par case est également très bien fait et -- dans mon cas -- suscite de l'intérêt de la part du lecteur.
Côté scénario, eh bien, c'est un peu confus en 1ère lecture. Mélange de deux périodes séparées de trois ans, mélange de deux, parfois trois, histoires en même temps, il faut un peu s'accrocher. En relecture, ça semble prometteur; à confirmer avec le tome 2.
Comme si ça ne suffisait pas, Lejeune s'est amusé à glisser des petis bonhommes Delcourt un peu partout (regardez votre deuxième de couverture), et on peut s'amuser à les chercher. C'est loin d'être toujours évident ! De plus, on a droit à quelques références bien sympa, genre "Mac Shit", ou des cannettes Heineken très floues.
Bref, album fort sympathique, un rien complexe, et prometteur. A suivre !
Impression à chaud, vu que j'ai refermé l'album il y a deux heures.
Intrigué par une prépub' partielle je ne sais plus où et des rumeurs, et avec le nom de Morvan sur la couv', ça m'intéresse déjà pas mal, je me décide donc à acheter ce fameux TDB.
Voilà une petite bombe ! Pour l'instant, il est difficile de donner un jugement définitif, car l'histoire est juste exposée, non développée. Il y a clairement deux intrigues, qui se croisent puis se séparent, mais on ne peut que saluer la virtuosité de Morvan, qui fait en sorte qu'on ne se perde pas. Le véritable héros de l'histoire semble être Bilou, bien que son temps de présence sur l'écran de papier soit réduit, afin, justement, de faire participer plus activement Sev et Toff'. Pour l'instant, ça va à 100 à l'heure, l'intrigue fondée sur la mallette semble être un coup de génie... Mais pourquoi avoir placé cette histoire 50 ans en avant, alors que (presque) tout est très actuel ? Autre remarque : l'utilisation des deux personnages de flics que tout le monde connaît : le jeune plein d'allant et frimeur, et le vieux désabusé et cynique... Peut-être Morvan va-t'il sortir des sentiers battus ? On attend la suite avec impatience, histoire d'avoir une impression plus marquée.
Coté style graphique, la maîtrise de Lejeune (qui est très jeune, hin hin) est tout simplement hallucinante ! On sent l'influence de Philippe Buchet, autre collaborateur émérite de JDM, mais aussi les mangas et quelques comics... Lejeune a un très bon système digestif ! Il ira loin.
Mais comment fait Morvan, pour dénicher autant de jeunes talents ?
un album assez etonnant.
tout d'abord, parce que Mars-Aix fait curieusement penser à Massilia de "HK" (meme scenariste). Ensuite, parce que le heros est etonnament discret. Il n'apparait que tres peu lors de ce 1er album. On ne le voit vraiment qu'à la toute derniere page.
ceci dit, cet album est bourré de bonnes idées. Le contenu de LA malette est tout simplement une invention geniale, et laisse augurer une suite tres interessante.
bref, comme souvent, Morvan pose les bases de son histoire dans ce 1er tome, et se liberera dès les T2.
à noter que le dessin est vraiment interessant. Il manque parfois de maturité (et encore, rarement) et meme si le style n'est pas revolutionnaire, il est deja tres personnel. C'est vraiment impressionnant quand on connait l'age du dessineux.
petite remarque : le slogan des capotes "meme pas né, meme pas mort" (ou un truc du genre) m'a fait bcp rire.
une serie à suivre avec attention !