Jeremiah ?… un véritable western post-apocalyptique. Une fois de plus j’ai retrouvé cet univers qui est quand même la marque de fabrique de cette très bonne série : des villes en ruines, des sites industriels abandonnés où pousse l’herbe folle, des flics pourris et une sorte de « cohorte » de méchants qui donnent leur cachet aux scénarios imaginés par Herman. Un bon album, encore, mais qui m’a laissé un peu sur ma faim. Un tueur, Jeremiah et Kurdy (forcément) accusés, une chasse à l’homme… rien de bien nouveau, c’est vrai, et j’ai lu ce tome assez rapidement. Problème donc –avis perso- car Herman commence un peu à user les ficelles qu’il utilise depuis pas mal de temps (ceci n’est pas une critique, mais un constat).
MAIS : il y a le graphisme !.. Et là, le trait est toujours aussi efficace. Certaines cases sont de toute beauté et l’utilisation de la couleurs directe rend certaines planches vraiment efficaces dans le rendu de l’histoire.
Un album avec un goût de déjà lu/déjà vu, mais vraiment sympathique quand même.
Esra va bien et Hermann aussi. Pour ce vingt huitième album, le scénario est très classique, trop peut être. Nos héros sont de nouveau dans une situation difficile, et comme d’habitude ils s’en sortiront. En toile de fond une intrigue qui ne sera qu’effleurée mais qui aurait gagnée à être un peu plus développée. Mais l’histoire de base fonctionne bien même si elle semble finalement un peu creuse.
Ce qui sauve cet album, c’est le dessin, toujours aussi génial, tout en ombres et subtilités, toujours dans une atmosphère assez lugubre dans cette ère post atomique. Les héros ont toujours des dialogues pleins d’humour et restent sympathiques bien que moins motivés dans cette aventure. Et Esra dans tout ça, on a droit seulement à sa photo.
Bon, c’est sympa à lire, beau à regarder, mais à mon sens un peu vide. Mais c’est Hermann, alors ça passe mais j’aimerais retrouver les vraies histoires qui ont fait le charme et l’intérêt de cette série.
La sortie d'un nouvel opus de cette série est toujours pour moi gage d'un certain plaisir. C'est donc en confiance que j'ai attaqué la lecture de cet album, qui plus est intéressé par le titre "Esra va très bien".
Premier constat : d'Esra, point. A part une photo sous un angle choisi. Deuxième constat : l'intrigue est assez obscure. Troisième constat : le dessin est toujours somptueux ! Après ces déclaration aussi péremptoires que concises, développons...
On revient à une type d'histoire assez fréquent pour nos héros : ils sont souvent embarqués dans des intrigues qui leur sont étrangères, auxquelles ils ne comprennent pas tout et sur lesquelles ils n'ont que fort peu d'influence... Mais ici, c'est pire : ils vont se retrouver victimes d'une histoire de tueur dont ils ne sont mêmes pas au courant, du début à la fin du tome ! Tout juste croisent-ils un corps sans tête... Du coup, si l'histoire principale est claire comme de l'eau de roche, à savoir une bonne vieille traque dont nos héros sont les gibiers, (et ils n'en mènent pas large), le contexte reste seulement esquissé. Quelques rares indices sont distillés, tout au plus comprend-t-on qu'il s'agit d'une sombre histoire de manipulation génétique. Il n'en sera pas dit plus, rien n'est explicite, ce qui rend l'ambiance de ce tome assez particulière, relativement oppressante... Ce qui, ajouté à la narration efficace, donne une lecture dont il me parait difficile de décrocher avant la fin.
Un dernier mot pour le dessin : je ne m'en lasse pas. Plus de détail ne ferait que répéter mes avis précédents, et ceux qui ont l'amabilité de lire mes avis pourraient se lasser... Mais que c'est beau !