Garulfo ?... une grenouille qui a de l'ambition ! Elle veut vivre parmi les hommes et -surtout- comme un homme. Le doux baiser d'une jolie dame fera son rêve se réaliser.
Oui mais... le monde qui va s'offrir à ses yeux est nettement différent que celui -idéal- que Garulfo avait.
Hé hé hé !... le conte de fées revisité façon Ayoles et Maïorana. Avec beaucoup d'humour, ces deux auteurs plongent avec délices dans le mythe de la grenouille qui se transforme en prince charmant ; un mythe qui va ici éclater car, si Garulfo devient un bellâtre, son idiotie -elle- ne se transformera pas.
Un grand coup de pied, sans concession, dans ces jolies histoires d'enfance ; un délire où l'humour est quasi omniprésent.
Postulat entraînant, scénario solide, développements parfois "fous" qu tirent dans toutes les directions ; un premier tome de bien bonne saveur, amène, avec son lot de gags... et des souvenirs d'enfance qui me reviennent...
Décevant... On m'a offert la version intégrale "Livre Premier" regroupant le 1er et le 2ème tome de la série, et j'avoue que je suis très déçu, alors que je suis grand fan de la série "De cape et de crocs", et que les critiques semblaient excellentes.
Certes l'histoire est originale et plutôt drôle, mais d'une part le dessin est pour le moins moyen, voire carrément catastrophique sur certaines cases (et cela dessert beaucoup l'ensemble je trouve), d'autre part le scénario en lui-même n'est pas si riche, et l'humour si fin que l'on pourrait s'attendre de la part d'Ayroles. L'histoire n'est pas très solide, contient même quelques incohérences, et globalement on ne rit pas tant que ça. Les dialogues sont bien écrits, mais ont moins cette touche de folie et d'absurdité qui fait le génie de "De cape et de crocs". Peut-être un peu plus enfantin.
Et encore une fois, le dessin gâche vraiment l'ensemble, et cela ne s'améliore pas franchement sur le 2ème tome. C'est dommage.
Voilà une BD au ton frais, léger, divertissant, joyeux,
Mais qui ne se prend surtout pas au sérieux !
Dans l'absurde et la dérision,
Garulfo se place en première position.
Cette Grenouille qui s'ennuie à mourir dans son étang,
Cette grenouille qui a des idées de grandeurs avec une grande candeur,
Décide un jour de se transformer en prince tout simplement,
Et ce n'est qu'après bien des péripéties qu'elle comprendra son erreur.
Les dialogues font souvent mouche,
Les situations sont loufoques et cocasses,
Garulfo tombe amoureux d'une sainte Nitouche,
Et loin, toujours, la grenouille coasse.
Je comprends mieux pourquoi je ne suis pas poète de métier moi… L'histoire, stupide dans idée de base est extrêmement bien gérée. Cette grenouille benette (non pas reinette) est d'une niaiserie incroyable. C'est peut être ce décalage qui ne plait que moyennement à certains lecteurs. Mais, ce prince aux grands airs et aux grandes idées, ce prince aux idées généreuses, voir carrément utopiques à la gentillesse débordante, lui qui n'a jamais tué autrement que le strict minimum afin de se nourrir, lui qui croit en l'amitié profonde et fraternelle entre les peuples (son meilleur amis n'est il pas un canard ?), ce prince en complet décalage avec le monde dans lequel soudainement il se retrouve projeté est un bonheur pour le lecteur.
Les personnages de la cour sont parfaitement représenté avec le Roi suspicieux qui cherche à tout prix à éviter de donner des billes à ses adversaires afin de le détrôner. Les adversaires du Roi qui feront tout pour le compromettre, la princesse belle, avide de l'amour vraie mais terriblement jalouse et la pauvre fermière qui voit sa vie basculer soudainement….
Les dessins sont truffés de détails sympathiques. Pourtant, même si le dessin est dynamique, qu'il colle bien à l'esprit de cette BD, le moins que l'on puisse dire est qu'il y a des sérieux défauts dans le trait. Le trait est fin, ce n'est pas le soucis, mais les proportions ou les détails physiques des personnages sont souvent mal représentés ou alors complètement inexistants. Pourtant, cela passe vite dans le cadet de mes soucis. En fait, le dessin par tous ces défauts reste assez ''enfantin'', enfin, très dirigé jeunesse j'entends.
Voilà donc une BD au ton frais, léger, divertissant, joyeux,
Mais qui ne se prend surtout pas au sérieux ! (et la boucle est bouclée)
Ayroles a decidement un don indeniable, que celui de raconter des histoires, des contes, de les raconter, de les conter...Comment expliquer ?
La justesse de ces dialogues nous rendent toujours plus proche de ces personnages, sa sincèrité, sa franchise juste et légère, voilà de quoi nous envouter.
Le scénario part d'une histoire comme une autre. Une grenouille veut devenir un homme? cliché ! Mais non. Ayroles sait comment manier les choses, les rendre vivante et unique, et cette adresse a jouer avec les mots et les émotions, on la retrouve dans "de capes et de crocs".
Alors finalement on se laisse emporter dans un torrent de poésie, ou valsent l'humour et l'originalité.
Le graphisme correspond bien à l'univers d'Ayroles, un peu brouillon mais précis.
Les couleurs donnent plus de profondeur au dessin, on arrive plus a plonger à l'intérieur de l'histoire.
Un duo qui marche bien, et qui reussit a saisir l'insaisissable simplicité magique.
Autant vous le dire, je vais faire quelque chose que je déteste : dire du mal d'une BD culte que tout le monde adore. Je ne sais pas pourquoi, mais je me sens un peu coupable à chaque fois.
Adorant "De cape et de crocs" et ayant lu bon nombre de bonnes critiques concernant cette autre oeuvre de Ayroles, je me suis plongé dans Garulfo les yeux fermés... Et je m'y suis complètement noyé.
Ce conte d'un nouveau genre est pourtant bien réalisé. les dessins de Maïorana sont parfaitement adaptés au ton du récit, on lit l'album d'une traite, etc. Mais il y a dans Garulfo un côté un peu "niaison" qui m'a déplu. En fait, dès les premières planches, la narration de ce conte m'a fait ressentir que cet album ne m'était pas destiné.
De même, si l'album est truffé d'humour, il y a certaines "truffes" auxquelles je n'ai pas accroché en trouvant cela un peu trop "niaison".
Alors, est-ce que je n'aime plus les contes ? les BD moins adultes (pourtant je ne le crois pas) ? Suis-je passé complètement à côté ?... Je n'en sais rien mais toujours est-il que je relirai cet album pour être sûr de ma note car cela me fait bizarre d'être le seul au monde (j'exagère à peine) à ne pas avoir (trop) aimé Garulfo.
Garulfo est une sympathique petite grenouille, qui aimerait bien grimper quelques places sur l’échelle alimentaire, voir même réaliser son rêve ultime : devenir humain. Grâce à une sorcière, Garulfo, va réaliser son rêve et se transformer en Prince, tout en gardant son "regard animal" sur les choses.
Les personnages sont touchants et admirablement bien dessinés. Le lecteur est plongé dans un conte classique, retouché d’humour et surtout d’une critique sociale et satyre de l’être humain. Humour, action, tendresse et (auto)critique de l’espèce humaine par une ex-grenouille tout aussi sympathique et virevoltante que celle de Michel Plessix dans le "Le vent dans les saules".
Quelle plaisir de lire cet album, je ne m’en lasse pas. Garulfo, grenouille male de son état, observe et admire aveuglement la race humaine. Il ne rêve que d’une chose : devenir un être humain ! Et grâce à la sorcière, il va y arriver.
C’est toujours un pur moment de bonheur que ce petit chef d’œuvre d’Ayroles. Le scénario est amusant, captivant, original, prenant. Tout commence
« Dans le royaume de Brandelune,
Au pied des tours du Château,
En deçà de la ville,
Au delà des champs,
A l’orée du bois,
Il y avait une marre,
Et près de cette marre,
Vivait Garulfo »
Belle introduction et entrée en matière, non ? Même sans les dessins, on vit cette histoire.
On vit les aventures de Garulfo qui découvre la race humaine. Le scénario est bien construit et pourrait être lu comme un livre mais les cases ne sont pas surchargées de texte pour autant. Un vrai conte de fée comme ceux dont s’inspire cette histoire avec un roi, une princesse (fille unique), une sorcière, une grenouille et un prince. Le rythme du récit est ni trop lent, ni trop rapide, juste comme il faut.
Au niveau du dessin, Maïorana nous a concocté de très beaux paysages au milieu de la forêt où l’on aimerait bien se retrouver. L’ambiance qui règne autour de la demeure de la sorcière est macabre à souhait. Quant au château, pleins de petites tours aux bas desquelles on imagine sans peine les cachots, des grandes salles pour recevoir et festoyer… Bref, toute l’atmosphère régnant dans les contes se retrouve ici sans problème avec un rendu parfait.
A lire, à relire, à rerelire… on ne se lasse jamais et on se laisse toujours prendre par l’histoire comme quand notre mère ou notre grand mère nous lisait un conte pour nous endormir (enfin, je pense parce que je m’en souviens pas !)
Nous sommes au temps des chateaux, des princes et princesse, des contes de fée. Nous connaissons tous le l'histoire du crapaud qui se change en prince pour épouser la belle princesse. Ici c'est à peu de chose près la même histoire sauf que les créateurs de cette Bd l'ont traité avec beaucoup plus d'humour.
Le scénario est amusant.. Pour ma part j'adore le dessin on voit qu'il y a une grande maîtrise, les couleurs sont bien utilisées, le graphisme est l'élèment que j'ai préfèré.
Une BD qui nous donne envie de lire le tome 2 et les suivants.
Dans ce conte moderne, on ressent vraiment l’influence de Ayroles sur le scénario et son style aussi présent dans son autre série : De cape et de crocs. Ce sont les mêmes tirades et les dialogues anthologiques. Mais cette fois, ce n’est plus une chronique de pirate et de mousquetaires mais une action qui se déroule dans des temps plus anciens : le moyen age. Des chevaliers, des princesses et des châteaux. On retrouve aussi les personnages animaux dont le rôle est principal. C’est très frais comme narration et comme ambiance. J’aime beaucoup.
Le dessin est aussi très agréable. Très moderne dans le trait et très contrasté dans les couleurs. Ca donne un résultat agréable, évocateur, classe et très bon. Innovant et très expressif, on découvre un graphisme assez étonnant et on se plait à dire que Delcourt est un vrai découvreur de nouveau talent et ose la variété avec ses dessineux : comme ceux de Donjon, mais aussi comme Pedrossa pour « Ring Circus »ou Robin pour « Koblenz » ; ces deux auteurs ayant un style qui se rapproche quelque peu de celui de Maïorana.
Voila donc une série qui démarre bien, avec un thème classique mais traité avec humour et intelligence. Le dessin suit. C’est donc réussi.
Corneguidouille que le grand cric me croque... je suis enchantée d'avoir rencontré ce batracien au grand coeur!
Un très beau tour de force qu'ont réussi les auteurs... L'éternel mythe du conte revu et impliqué.
Avec des références de bases, les contes de notre enfance, nous avons l'effet mirroir des personnages, un Umpty-Dumpty format grenouilles/prince!
L'originalité réside, je trouve, dans la capacité des auteurs de n'avoir rien inventé et tout réinventé!! (bon je sais c'est confus à comprendre mais je suis moi même confuse de nature!) Exercie simple au premier regard mais époustouflant dans le résultat, vous prenez une histoire établit et inversez les rôles de chacuns des personnages!!! et hop par magie l'écheveau d'une nouvelle histoire apparaît... Avec un humour surprenant et une philosophie grenouillesque, on obtient alors un réel moment de bonheur à lire Garulfo...
docn par conséquent, je soutiens les propos de mes collègues il faut absolument, irrémédiablement voire impérativement (c'est vous qui voyez, hein!) lire cet oeuvre...
Monsieur de La Fontaine nous avait déjà conté l'histoire d'une grenouille qui voulait se faire aussi grosse qu'un boeuf. Alain Ayroles, lui, narre avec un humour omniprésent les aventures d'un batracien naïf et idéaliste qui ne rêve que d'une chose : devenir l'un de ces hommes qu'il admire tant. Garulfo rencontre une sorcière (qu'il prend pour une gentille fée) qui accepte de lui jeter un sort. Dès qu'une princesse aura déposé un baiser sur son crâne de grenouille, il deviendra un beau prince et pourra évoluer au milieu des hommes...
Une idée très originale, donc. Garulfo a fait découvrir au public un scénariste exceptionnellement doué en la personne d'Alain Ayroles, auquel on doit également le cultissime "De cape et de crocs". Notre homme a une plume bien trempée qui donne lieu à des dialogues d'une grande qualité et d'une drôlerie peu commune. Le dessin de Bruno Maïorana est un peu particulier mais il sert fort bien l'histoire par des déformations de traits assez hilarantes (observez bien le faciès de Garulfo planches 14 ou 20 par exemple).
Si vous n'avez jamais lu Garulfo, il est grand temps de réparer cette injustice que vous vous faites ! Difficile de résister à ces péripéties batraciennes orchestrées avec maestria.
Garulfo est de ses oeuvres qui ne peuvent soufrir d'un dessin juste bon tant le scénario et la finesse d'esprit d'Ayrolles ( additionnés à un humour et une gouaille fort conséquente ) se suffirait à lui même.
Mais ici, en plus le dessin, du moins à mon gout, sans être exeptionnel, est terriblement expressif.
Que ce soit garulfo version batracien ou garulfo vresion prince Romuald, des milliers de scénes coquasses agrémentées d'humour viennent nous provoquer beaucoup de fou rire.
Ca c'est donc pour la série en régle générale.
Si on analyse cet album plus particulierement on peut noter plusieurs choses interessantes.
Pour commencer, et ce que tout le monde a remarqué, c'est l'idée de base très original, à savoir inversé le comte de fée ( là, c'est une grenouille qui devient homme )
Ensuite, il ya un sens dans ce tome.
On part avec une grenouille ( putain, c'est grâce à cette bd que j'ai découvert que la grenouille n'était pas la femelle du crapaud ! ) admirative des hommes.
On y intégre des éléments de base de tout compte de fée, une sorciére une princesse, mais tout cela avec un fond qui font penser davantage à du parodique qu'à du merveilleux ( tant on se marre ) et on observe une évolution extremement rapide de la grenouille ( à noter que la presentation des personnages est toujours très rapide chez Ayroles, que ce soient chez De capes et de Crocs ou ici dans Garulfo , sans pour autant être baclé, il parvient grâce aux attitudes et aux expressions à nous forger une idée precise du caractére des persos ) qui passe de l'admiration au regret pour son ancienne vie.
Grâce au talent de Ayroles, qui a su indiquer à l'excellent Maïorana les plans à dessiner, on obtient une ambiance particuliére, attachante, comique tout en restant réaliste ( lisez le pavillon rouge d'aout 2002, Ayoles parle du travail effectué par son dessinateur pour se documenter sur les habits de l'époque )
Le dessin peut surprendre, avec notemment un trait très fin, une grenouille qui a énormément d'expression, et qui paradoxalement n'est absolument pas chargé ! Moi je le trouve trés agréable come cet album qui fait parti d'une des très bonne série bd !
Vraiment excellent!!! Et oui, rien que ça. Bon, pour l'instant j'ai que le premier tome, mais je vais vite courir acheter le reste de la série, paske là, franchement on se fout pas de not' gueule. C'est vrai quoi... Dessins tout bonnement magnifiques, histoire marrante. Et en plus j'adore ce petit côté satirique...
Que du bon donc!!!
Vraiment j'adore cette série ! Rien à lui reprocher, le la préfère même à DE cape et de crocs...c'est une BD que je lis au moins une fois tous les deux mois avec toujours autant de plaisir.
Le scéario est vraiment excélent, l'humour Ayroles me plaît beaucoup et ce sujet tourné à la dérision est vraiment hilarant. J'aime les grenouilles, non pas à manger, mais à embrasser
Les dessin, je les trouve vraiment très beau, des traits très fins qui ont leur charme...
Un premier tome dans lequel on rentre rapidement dans le vif du sujet !
A lire d'urgence !!!