Je trouve comme Dut que le personnage de Paul donne un plus à l'histoire. Un détail étonnant: Paul comment? On ne sait pas son patronyme!
Comme Ro j'ai été déçu par la fin. On peut penser que Gibrat ne savait pas comment finir.
Lisez à présent la série suivante "Le vol du Corbeau", tout aussi passionnante. Vous comprendrez la fin du "Le sursis". Ca n'est pas qu'il ne savait pas comment finir, c'est qu'il savait comment continuer.
"Le sursis"est une Bd magnifique.
Tout d'abord un scénario mené de main de maitre par Gibrat et qui nous tient en haleine jusqu'au bout. Et justement, la fin n'est pas du tout ce que l'on attends. C'est une fin terrible et l'auteur a su nous bluffer jusqu'à la dernière page.
Le dessin est très beau, précis, fin, réaliste et les héros sont attachants. Cécile est belle, si belle que l'on tombe amoureux d'elle, si belle que tout le récit est éclairé par sa présence et son charisme. La peinture de ce petit village est aussi réussi et on se prend à rêver de cette vie en apparence si tranquille en comparaison de notre monde bruyant et pressé.
Malgré l'ambiance de l'occupation, la vie du village semble bucolique et heureuse.
Cet album est réussi et sa lecture procure un immense plaisir mais aussi une grande émotion.
Un grand moment de lecture, en marge des lectures habituelles, qui mérite de trôner dans la collection.
Après avoir passé plusieurs mois à observer la vie des uns et des autres, caché derrière les volets de la chambre de l'instituteur disparu, Julien s'est trouvé en fâcheuse posture quand sa tante -qui le nourrissait- s'est cassé la jambe le soir du réveillon du 31 Décembre 1943.
L'album débute au seuil de 1944. Contraint de sortir de son refuge, le jeune homme décide de renouer le contact avec Céline, son amour d'antan, qui le croyait mort. Elle va le retrouver avec grande émotion...
Cette seconde partie du dyptique est aussi captivante que la première. Julien en est le personnage central : quelqu'un d'assez lucide pour trouver horrible tout ce qui se passe, mais également assez lâche pour ne pas "monter au créneau".
La justesse du ton, associée à une narration claire et descriptive, fait de cette chronique douce-amère un des très bons albums de 1999.
Dans ce tome comme dans le précédent, le dessin est très beau. Vraiment rien à en redire à part peut-être un certain aspect figé des visages et des expressions faciales redondantes. Certaines planches et couleurs sont vraiment superbes.
Après un premier tome où il ne se passe pas grand chose, on plonge ici pour de bon dans l'histoire d'amour entre nos deux tourtereaux. Les choses se font de manière réaliste mais agréable et vraiment plaisante à lire. A chaque instant, j'ai craint voir débarquer soudain les Allemands pour arrêter notre héros et mettre ainsi fin à l'histoire d'amour, mais l'auteur n'a pas choisi une fin aussi évidente.
Pourtant, la fin m'a malgré tout assez déçu. Je ne m'attendais pas à ça et n'en voit toujours pas l'utilité. Elle tombe vraiment comme un cheveu sur la soupe juste dans les toutes dernières pages.
Mais ne voulant pas la révéler, je n'en dirais pas plus.
C'est une BD de grande qualité que je conseille vivement.
Clouée, que j'ai été, y a pas à dire !
Gibrat est sans doute l'un de mes dessinateurs préférés, cela ne fait maintenant plus aucun doute. Cécile est d'une rare beauté, on ne peut qu'être émerveillé devant le spectacle que nous offre Gibrat. Ses dessins réalistes assorties aux couleurs mettent directement le lecteur dans l'ambiance "d'époque", et on se laisse emporter par ce magnifique récit, si humain et cruel à la fois.
Le titre prend, dans cette suite et fin, tout son sens. "Le sursis"... Je m'attendais à tout sauf à cela, ça on peut dire que je ne l'ai pas vu venir ! C'est très beau. tout au long de cet album, on se dit que c'est gagné etc, on y croit, mais voilà... Quel profond sentiment d'injustice on a, à la fin...
Ca m'a vraiment fait quelque chose. Les bd qui sucitent de l'émotion sont rares, celles qui retournent le ventre le sont encore plus... J'ai été très touchée.
Le "Le sursis" est une série magnifique à posséder, sans aucun doute !
Dans une histoire comprenant deux tomes, il y a le 1er qui place l'histoire, les personnages etc... Et le 2ème qui nous livre le dénouement... Et question dénouement, on peut dire que celui-là vaut le détour... On en comprend d'ailleurs le sens du titre... Tout cela est même tragique...
Enfin tout ça pour dire que ce tome est vraiment génial ! On s'attache vraiment aux personnages, et surtout à Cécile !
En tout cas, l'histoire s'accélère vraiment, l'arrivée de Paul donne un peu de souffle et de nouveauté à l'histoire...
Et pis sinon, pour les dessins de Gibrat, c'est comme dans le 1er tome, tout simplement génial, j'adore !
un magnifique second tome, le dessin, le scénario sont parfaitement maîtrisés. c'est un régal d'observer les planches de Gibrat, le dessin est bien détaillé les couleurs proches de l'aquarelle nous rapprochent de l'Histoire et de la mélancolie de ce scénario. Le scénario permet de mettre en parallèle un amour "Presque" impossible avec la joie, l'excitation de leur rencontre, et la tristesse la colère que dégage la guerre. "Le sursis" prend ici un sens .... Une série absolument magnifique qui dégage énormement d'émotion et de valeur. A lire absolument.
On attendait beaucoup de ce second tome du "Le sursis" lors de sa sortie fin 1999 (déjà !). Les débuts de Gibrat en tant qu'auteur complet (scénariste et dessinateur) avaient révélé aux yeux du monde bédéphile le talent immense d'un homme discret. Tellement talentueux que le bougre est parvenu à faire une suite (et fin) à la mesure de l'original, c'est-à-dire exceptionnelle.
Il faut dire que "Le sursis" a d'emblée été conçu comme une histoire en deux tomes, et que vous ne trouverez pas d'artifice scénaristique grossier pour délayer une sauce appréciée par les convives (je ne vise personne !). Gibrat envoûte sans jamais ennuyer, les dialogues et commentaires sont extrêmement bien sentis, le dessin est toujours aussi somptueux. Chaque scène du Sursis est à sa place, aucun mot de trop n'est prononcé. En bon artisan, Gibrat a soigneusement placé chacune des pierres de son édifice. On ne voit pas laquelle il pourrait retirer tant l'ensemble se tient admirablement.
Cécile et Julien vont enfin se retrouver, dès les premières planches de l'album. Le jeune homme, toujours officiellement mort, reçoit clandestinement la visite de celle qu'il a tant admirée derrière les persiennes de sa planque. Les Allemands lâchant chaque jour du terrain face aux Russes et aux Américains, la situation évolue peu à peu dans le village aveyronnais où vivent les tourtereaux. Et Serge, le milicien, a beau arrêter le résistant Paul, l'Histoire est en marche et Cécile et Julien rêvent à leur liberté retrouvée...
Le dénouement est une merveille. Le titre de la série s'impose comme une évidence et l'on referme l'album la gorge serrée. Conscient d'avoir découvert une bande dessinée d'exception qu'on relira très vite avec un plaisir intact.