J'ai bien aimé cette lecture même si je l'ai trouvée un peu moins originale que Sept psychopathes mais tout aussi bien trouvée.
Le dessin me plait beaucoup. Traits et couleurs sont de belle qualité. On se sent vraiment plongé dans un bel univers heroic-fantasy. Seule la bouille un peu trop "mignonne" de l'un des nains ne me convainc pas tellement.
L'histoire présente pas mal de clichés du genre heroic-fantasy mais est prenante et bien construite.
J'ai vraiment bien accroché sur les deux tiers du récit. Le recrutement est joliment amené, avec des personnages qui s'entrecroisent avant de se regrouper tous. Pas un recrutement totalement linéaire, quoi. Et puis l'objectif de la mission est sympathique et donne vraiment envie de voir son déroulement.
J'ai commencé à être un peu déçu quand l'un des personnages a disparu un peu trop tôt à mon goût : j'avais ressenti la même frustration dans Sept psychopathes car une fois de plus, c'était un personnage que j'aurais aimé voir plongé au coeur de l'action.
Puis j'ai trouvé le final très légèrement confus, avec un rythme un brin hésitant tel que j'ai vaguement décroché. C'est cette conclusion qui ne m'a qu'à moitié convaincu qui m'a fait hésiter à trouver cet album franchement bon, mais cela reste une très bonne lecture, tout à fait plaisante et bien faite.
Pour le deuxième album de cette collection au concept commercialement séduisant, basé sur le chiffre 7 (7 tomes, 7 missions, 7 équipes de 7 hommes, et surtout un défilé de 7 scénaristes et 7 dessinateurs assez alléchant), c’est le directeur de collection en personne qui se retrousse les manches. Et, c’est accompagné de Lereculey, avec qui il collabora déjà sur "Nuit Noire" et "Arthur", que David Chauvel s’attaque aux Sept Voleurs.
Le scénario, pouvant se résumer au «casse du siècle version Heroic-fantasy» est assez classique et finalement bien moins original que celui des Sept psychopathes. Cependant, le recrutement des sept personnages (qui est la difficulté majeure de ce concept en one-shots) est bien mieux amené et se déroule de façon beaucoup plus naturelle que dans le premier tome.
Les personnages sont bien typés et caractéristiques du genre (orcs, nains, dragons, etc) et la relation entre les différents protagonistes est intéressante. Au niveau du graphisme, Lereculey livre non seulement des protagonistes savoureux, mais également de splendides décors.
Un deuxième tome à la trame classique, mais rondement mené. C’est maintenant aux sept pirates d’assurer la relève de cette collection.
J'avais beaucoup aimé la série Arthur, qui pour moi fera date dans le traitement du mythe arthurien.
Ici on se retrouve presque avec un spin-off, puisque les noms sont très inspirés de cet univers, avec un croisement avec l'univers classique de la fantasy (les orcs...).
J'ai beaucoup aimé cet album. Le trait de Jérôme Lereculey m'avait semblé un peu... fatigué sur la fin d'Arthur, et je craignais que cette lassitude se répercute dans un album à l'ambiance proche. Il n'en est rien, puisque j'ai même trouvé que son trait est même plus frais, plus relâché, dans cet album. Les expressions des personnages sont moins théâtrales, et ses orcs notamment sont dessinés à la perfection. Il est vrai que les couleurs, exécutés par deux artistes, Araldi et Basset, permettent d'apprécier de très belles ambiances, très colorées en plein air et sombres comme il le faut en huis-clos.
Côté histoire, je confirme que le cheminement est plutôt classique, avec une moitié de l'album consacrée au recrutement des voleurs. On suit le déroulement avec un grand plaisir, c'est une histoire très agréable.
Je n'ai pas encore lu l'autre tome sorti dans la même collection, mais c'est vrai que le concept, intéressant, peut être bien adapté.