Je tiens a préciser qu'étant un grand amateur des personnages et de l'univers de Sir Arthur Conan Doyle, c'est avec un intérêt certain que j'ai entamé la lecture de cet album.
Adapter Sherlock Holmes de manière humoristique, voilà une idée de départ qui aurait pu se révéler intéressante... seulement...
Le dessin est correct sans plus. Les planches se laisse regarder, de même que les crayonnés qui séparent les différentes histoires, mais cela ne va pas chercher plus loin à mon sens. Le trait est encore bien hésitant, les personnages moyennement réussis, bref cet album ne brille pas par son côté graphique. Il s'agit cependant là du premier album de la série. La couleur n'est pas si mal que ça mais est peut être un chouilla trop lumineuse par rapport à l'époque depeinte.
J'avoue que ce qui m'a le plus deçu dans cet album, c'est le scénario. Les histoires sont un peu trop baclées, la chute arrive trop vite et est souvent tellement absurde que ca en devient navrant. Tourner en dérision les personnages de Conan Doyle aurait pu donner un album intéressant, mais là il ne reste presque plus rien de l'ambiance de départ. La société telle qu'elle est dépeinte ne ressemble plus vraiment à la société victorienne, les personnages ont une psychologie très légère (les deux personnages principaux en deviennent presque antipathique au fur et à mesure de l'album).
En bref je suis peut être passé a côté de l'intérêt de cette série, ayant un trop gros respect pour l'Angleterre brumeuse et so british des romans de Doyle (ce que je n'ai pas retrouvé ici). Cet album ne m'a en tout cas pas motivé à poursuivre la lecture de la série.
je suis pas vraiment un grand fan de sherlock holmes au depart. Tout ce que j'ai pu en voir ou en lire m'a plutot ennuyé. Cette version ci etant une heureuse exception.
il faut avouer que le coté burlesque ajouté à Holmes et à Watson est assez efficace dans son genre.
c'est vraiment drole, tres decallé, en gardant le ton resolument british.
le dessin est assez delirant aussi, meme si pas toujours tres agreable à l'oeil, selon les planches.
Une série qui s'intitule "Baker Street", ça fleure nécessairement son Sherlock Holmes. On s'attend donc à une adaptation plus ou moins réussie des récits de Sir Arthur Conan Doyle, mettant en scène l'un des esprits les plus brillants de la littérature policière (mais non, on ne vous oublie pas, monsieur Poirot !).
Mais on comprend vite que Pierre Veys, malgré sa passion et son admiration pour le personnage, n'a pas pour ambition de mettre en cases (sous le pinceau de Nicolas Barral) la prose de Conan Doyle : dès la troisième case, le facétieux Holmes émet des bruits suspects et tonitruants dans la silencieuse bibliothèque d'un club très sélect, avant d'accuser un Watson vert de rage !
Le reste de l'album est à l'image de cette surprenante introduction : Watson est un ivrogne que les déductions de son ami n'impressionnent pas le moins du monde, Holmes est moins malin mais plus rancunier que Conan Doyle ne l'avait cru, et Moriarty est gentiment allumé (voir la scène finale). Tous les personnages des livres apparaissent donc dans cette BD humoristique. La parodie est réussie, et comme souvent, elle témoigne d'un véritable amour de l'objet détourné.
Les amateurs de Conan Doyle apprécieront cet hommage ; d'ailleurs, la Société Sherlock Holmes de France a déjà manifesté son enthousiasme pour ce joli clin d'oeil. Et même si vous ne connaissez pas l'oeuvre originale, "Baker Street" vous fera passer un bon moment.