Voilà un tome qui clôture le cycle de façon très intéressante, surtout pour les rebondissements du scénario. J'avais un peu peur, après le tome précédent, que la fin parte un peu trop en délire, et finalement il n'en est heureusement rien. Les nouveaux personnages prennent un peu plus de relief, et si finalement je n'ai pas vraiment compris le rôle de certains, ils sont secondaire, ce n'est pas grave. Bon, c'est un peu dommage quand même, c'est vrai.
Il y a des trouvailles étonnantes dans cette fin de récit, enfin de cycle, qui a commencé en héroïc fantasy, et qui se termine en bluette sentimentale. C'est ce coté romantique qui est le plus interessant, les cotés, en fait, car il y a plusieurs histoires d'amour en parallèle, et celle de la reine et du nain n'est pas la moins interessante. Et les sentiments de violence qui éclatent tout d'un coup, de haine et d'amour transforment tout à coup les personnages et les rendent vraiment humains.
Le dessin est reté au même niveau tout au long du cycle, avec évidement une amélioration au fur et à mesure que Vicomte maîtrisait de plus en plus le sujet. Mais c'est en tout cas très agréable à lire, il y a de jolies filles franchement belles, et des méchants franchement moches, c'est très bien foutu. Les scènes du moyen-age sont très bien restituées, au niveau des costumes, des armes, et des décors en général. Il n'y a rien à redire, c'est bien fait.
Quelques petits regrets sur certains points du scénario, qui ne sont pas assez clairs à mon gout. Il faudra sans doute que je relise le tout d'ici quelques temps, ce que je ne manquerai pas de faire.
Ce tome clôt le cycle.
Je trouve que Makyo s'en tire plutôt bien malgré mes craintes de voir l'histoire tomber un peu dans "l'attendu" ou dans le très conventionnel.
Il arrive à me surprendre et à conclure joliment, sans mièvrerie.
Certes, le dessin fait un peu daté par instants, mais n'oublions pas que l'original date de 1988, une excuse tout à fait valable, que je valide pour ma part.
Je trouve que les personnages sont plutôt bien pensés, avec des caractères assez profonds et réalistes, et que les rôles, mal définis, mélangeant ainsi les cartes, rendrent extrêmement plausible le récit.
Il s'agit d'un livre de conclusion qui tient ses promesses, qui s'avère peut être un peu moins riche que les premiers tomes, mais c'est une fin de qualité pour une série de qualité, qui aura marqué l'histoire de la BD.
Bref, si vous ne l'avez pas encore découvert, plongez vous dans le pays du "Bout du monde" et ne refusez pas une petite balade en milieu onirique, en ces contrées parallèles ou l'on ne sait plus si le réel est proche ou autre.
Voici une fin de cycle riche en rebondissements. On continue de découvrir tous les secrets de ce royaume médiéval de Galthédoc aux allures de conte de fées. De nouveaux personnages attachants font leur apparition et d’autres sortent enfin de l’ombre pour l’apothéose de ce merveilleux cycle.
Vicomte, le dessinateur du premier cycle de cette série, continue de s’améliorer de planche en planche avec de plus en plus de finesse dans ses traits.
Tout comme les brumes marécageuses nous avaient transportées dans ce monde moyenâgeux en quelques planches lors du premier tome, la pierre de folie assure une transition remarquable de notre héros vers le Paris du XXème siècle en cette fin de cycle.
A la fermeture de ce tome, le lecteur retombe les pieds sur terre, tout en gardant le regard rêveur, les pensées encore plongées dans les brumes du bout du monde.
Cette tétralogie qui existe également en intégrale est vraiment indispensable. Les autres cycles de cette série, par contre ...