Je suis très déçu par ce tome, peut-être parce que je n'y ai rien compris. Oui, voilà mon reproche majeur : on ne comprend rien. C'est trop confus, il y a trop de personnages, de complots, d'intrigues, de trahisons, d'alliances rompues, bref, c'est un imbroglio confus qui finit par prendre un peu la tête. Qui sont exactement les deux camps en présence, qui contrôle, qui dirige, il faut à la fois découvrir les personnages et comprendre leur psychologie, deviner leur but et les identifier dans la masse, il y en a trop à la fois.
Pourtant on se croirait gâté par le scénario : voilà d'un seul coup un rebondissement inatendu qui montre la richesse de l'univers inventé par les auteurs, avec donc deux partis opposés, qui sont eux même en proie à des dissensions internes, mais également infiltrés par des espions qui jouent double ou triple jeu, voire poursuivent leur propre quête. Mais il y en a trop. Pour un troisième tome, on veut des explications sur les mystères évoqués par les deux premiers, on veut voir ce qu'il advient des protagonistes, on veut des dénouements, commencer à içnterpréter l'ensemble. Et rien de tout ça.
Sans compter que notre héros est complètement largué : non seulement le plan était foireux dès le départ (montrer des photos du XXe siècle au moyen-âge, il aurait eu de la chance de pas finir au bûcher), mais il ne retrouve même plus son chemin, et de toute façon il s'était fait gruger. Son calvaire dans les marais avec sa pseudo fiancée est sans intérêt, on se demande même ce qu'elle fait là. Encore un prétexte à la prise de tête.
Vrai, je referme ce tome avec une totale insatisfaction. Je n'ai pas aimé. Je vais quand même lire le tome suivant, il parait que c'est la fin du cycle. J'espère avoir une bonne surprise.
Attention: ne pas s'y tromper, la série reste de très haut niveau. Les quelques critiques qui vont suivre se veulent du ressenti, mais le travail des auteurs est toujours appréciable et la série fort agréable à ce stade.
Mais, je trouve que ça repart moins vite et si l'on découvre un autre monde, parfois j'ai eu le sentiment de m'y perdre plus (ce qui est tout de même paradoxal) que dans les labyrinthes des sous-sols ou traînent les exclus. De plus, on passe un peu vite parfois d'un thème à l'autre, d'un univers à l'autre, sans enchaînement, un peu comme au cinéma. Mais ces mélanges, qui pourraient s'avérer enrichissants, ont embrouillé ma vision du livre.
Et puis "la blonde et la brune", le début de la rivalité amoureuse, et les choses qui s'imposent d'elles mêmes finalement, avec la destinée (ou les actes); ou encore "L'homme à la flûte", on le voit venir gros comme une maison (?!) pour la suite: cachant son jeu, l'air de ne pas y toucher, il ferait l'héritier idéal. Sera t-il celui-ci ?
Tout ça me semble un peu prévisible et (oserais-je ? oui) classique.
Par contre, un plus pour le dessin, de mieux en mieux collé à la série, et de plus en plus maîtrisé.
Alors, c'est au final un livre que j'ai eu moins de plaisir à parcourir que les deux précédents. Il en reste un pour finir le cycle, espérons en le meilleur.
Un troisième tome qui va totalement nous plonger dans le récit médiéval. On va y découvrir les complots et les mystères du Royaume de Galthédoc.
Cette quête d’Artis aux frontières du temps prend parfois également des allures de conte de fées, où sous l’enchantement d’un air de flûte un beau prince escalade la tour d’une jolie femme afin de la sortir des griffes du prétendant au trône. Un air de flûte qui traverse les époques afin de venir bercer les nuits rêveuses d’Artis et qui contribue ainsi à ajouter à la cruauté médiévale un léger fond de poésie et de magie.
Le dessin de Vicomte continue de s’améliorer et le scénario connaît un sérieux regain d’intérêt après les nombreuses révélations du tome précédent.