Ce tome symbolise l'introduction d'un nouveau cycle de deux opus, basés autour de l'histoire de Samuel Earp, fabricant / Marchand d'armes, qui perd un peu les pédales et devient une menace pour le monde entier. Heureusement, Carmen Mc Callum est là.
Je trouve cette nouvelle histoire un tantinet moins originale que la première. Pourtant, la narration n'en est en rien entachée. En effet, Duval maîtrise parfaitement son histoire et saura présenter au lecteur un storyboard millimétré, ne laissant aucune place à l'interprétation et aux interrogations. C'est une qualité, mais aussi un défaut, si on y réfléchie bien…
Le dessin de Gess a encore pris de la maturité. Le trait est plus fin, moins grossier, et les décors et personnages sont travaillés et bien pensés. Isabelle Rabarot a quant à elle fait de sérieux progrès depuis le tome 3 qui m'avait franchement déçu.
En fait, la tendance s'inverse : je n'étais avant que moyennement fan du dessin de cette série mais l'appréciait pour son dynamisme et son originalité. Actuellement, c'est le dessin qui est revenu en avant, l'histoire se voulant plus conventionnelle – mais de qualité tout à fait honorable. Amateurs de nanas à gros flingues et d'action trépidante, n'hésitez pas : vous apprécierez sûrement à sa juste valeur cet album, et cette série.
Voilà un nouveau cycle qui commence en fanfare avec l’enlèvement spectaculaire du fabriquant d’armes Samuel Earp par Carmen et Naoko et commandité par les Nations Unies. Un début explosif dans la continuité de l’action étalée durant le cycle précédent.
Mais ce quatrième tome apporte plus qu’uniquement de l’action car il va développer l’univers futuriste de Carmen Mc Callum (nanotechnologie, implants, etc.) et repose sur un scénario plus soigné et recherché que celui des tomes précédents.
Un tome, où se dissimule également une certaine critique envers la politique d’armement des Etats-Unis, avec entre autre le logo du centre technologique de Samuel Earp qui réfère ironiquement au texte «In God we trust » présent sur les billets de banque américain, mais où ‘God’ est remplacé par ‘Gun’.
Bref, un nouveau tome qui démarre de façon explosive, repose sur un scénario bien ficelé et se termine de manière bien intéressante.