Comme Yvan l'a souligné avant, ce tome de la collection "Les incontournables" a de grandes qualités qui vont de pair avec des faiblesses.
Les qualités principales, comme le titre de la collection l'indique, c'est qu'on nous propose des épisodes-clef de la vie du Tisseur par le biais de ses différents combats et ennemis récurrents : ici, le Bouffon Vert.
Alors bien sûr, la succession d'aventures qui étaient séparées à l'origine peut sembler lassante. On ne peut pas dire le contraire : en même temps, quand on achète ce titre, on sait à quoi s'attendre.
Bien sûr, les dessins ont vieilli (à noter que j'ai trouvé la qualité de réimpression plutôt bonne) mais c'est l'occasion de retrouver les dessins de Papa Romita.
Bien sûr, les dialogues font parfois rigoler par leur naiveté.
Bien sûr, le scénario est manichéen au possible, voire limite cuculapraline, surtout quand Tante May est dans les parages.
Mais comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire dans un autre avis, il faut prendre ce tome (et d'autres de la collection) comme des documents historiques (si vous êtes historien), comme une séance de rattrappage (si vous êtes trop jeune pour avoir connu ces épisodes en kiosque dans "Strange", "Spidey" ou "Nova"), comme une alternative intéressante aux innombrables volumes de "Spider-Man, L'intégrale" (si vous êtes fauché, radin ou les deux) ou comme une délicieuse madeleine au parfum subtil de nostalgie (si vous êtes assez vénérable pour avoir connu ses épisodes en kiosque mais aussi assez distrait pour les avoir égarés dans des déménagements / donnés au petit cousin qui prend le relai mais on regrette après / nettoyages forcés par madame qui ne voyait là qu'un tas de paperasse bon à alimenter la cheminée pendant l'hiver 54).
Bref, si tu fais partie d'une de ces catégories, achète ce tome.