Que fait-on quand on a 30 ans, quand un des épisodes les plus réussis des aventures du Tisseur ressort dans une superbe édition cartonnée à un prix modique et qu'on n'a jamais eu l'occasion de le lire avant, tout simplement parce qu'on ne savait pas ? parce qu'on ne connaissait pas ?
Et bien tout d'abord, on pleure de joie. Puis on remercie Panini Comics. Ensuite, on se rend chez son vendeur de BD préféré pour faire l'acquisition de ce joyau inespéré. Et là, l'angoisse monte petit à petit : "c'est trop beau pour être vrai, je dois me dépêcher, il n'y en aura plus, c'est sûr !!!!!". Et enfin, on l'a entre ses mains, et on est heureux de passer à la caisse !
Comment ça vous vous en foutez de mes états d'âme ? vous voulez que je parle de la BD plutôt, c'est ça ? lol
Et bien non ... les autres ont déjà tout dit, et tellement bien.
Une seule chose à dire : la vie est vraiment bien foutue parfois !!!!!!
A acheter d'urgence ! à lire ! à relire ! Toi qui n'as jamais lu cette histoire, je t'envie : j'aimerais être à ta place et revivre éternellement ce moment où j'étais à la caisse de mon magasin préféré avec "La dernière chasse de Kraven" entre les mains.
PS : je ne sais pas si quelqu'un l'a déjà précisé mais il vaut mieux lire ce tome d'abord et le tome 2 ensuite. Sur ce coup-là, ils ont merdé Panini. Mais comment leur en vouloir ?
Ceux qui râlaient parce qu'ils n'avaient pas acheté les trois tomes de "La mort du chasseur" parus dans les années 1980 chez Glénat (collection Comics USA) sont définitivement impardonnables s'ils ne se jettent pas sur cette réédition à prix modique !
Les six épisodes de "Kraven's Last hunt" (remarquez d'ailleurs que Panini traduit plus fidèlement le titre que ne l'avait fait Glénat...) sont donc rassemblés dans ce troisième tome de "Spider-Man - Les incontournables". La série porte particulièrement bien son nom avec ce troisième tome : DeMatteis et Zeck signent une oeuvre dont aucun amoureux du tisseur de toile ne saurait se passer.
En mettant en scène un Kraven perturbé, proche de la folie profonde, les auteurs portent à son paroxysme ce personnage qui s'est souvent opposé à Spider-Man. Je ne crois pas l'avoir déjà trouvé si fascinant, ni si intéressant sur le plan psychologique. En proie à des obsessions qui le rongent, Kraven est le personnage principal de l'album, reléguant Peter Parker au rôle de catharsis tout en le mettant dans une situation hyper traumatisante (et reprise en couverture). L'utilisation de Vermine, créature mi-homme mi-rat qui attaque et dévore les malheureux qui passent à sa portée, est judicieuse puisque Kraven joue avec ce qu'il considère comme un animal puissant et susceptible de démontrer ses propres qualités de chasseur. Et en effet c'est toujours lui qui mène la traque jusqu'à son dénouement.
Le côté psychologique est dominant mais il y a également beaucoup d'action. Le découpage est à la fois inventif et remarquable : il y a vingt ans, les comics étaient déjà un beau laboratoire de la bande dessinée ! Les planches de Mike Zeck n'ont pas pris une ride et on dévore l'ensemble sans voir passer le temps.
Il faut avoir une bonne connaissance de Spider-Man pour savourer pleinement l'album. Si vous êtes un fan du tisseur, ne boudez pas cette jolie réédition d'un moment marquant dans l'histoire des comics Marvel.