C'est très noir, c'est sûr... Mais très rafraîchissant aussi !
Car sans parler de morale, Winshluss réussit à parler de la mort en dédramatisant, en joignant un humour très bien vu à ses portraits. J'ai particulièrement apprécié la dernière histoire, où le fils de la Mort (qui est un homme, n'importe quel être civilisé ayant lu Pratchett le sait !) décide de devenir un ange gardien et ne réussit qu'à créer des morts-vivants.
Le dessin de Winshluss me rappelle certains vieux dessins animés des années 1950, c'est sans doute pour cela qu'on apprécie sa liberté de ton.
A lire si vous souhaitez changer un peu de style...
Marton se retourna discrètement en direction de l'album. "Et puis c'est d'une beauté certaine", dit-il en s'approchant de l'objet convoité. Jenny se rapprochait de Marton. Il eu un petit cri rauque qui la surprit, il détendit le bras, atteignit "Welcome to the death club" et parvint à le lui faire avaler. Jenny était morte, maintenant. Marton relut l'ouvrage pour la énième fois.