Moi qui adore la majorité des scénarios de Vehlmann et qui voit en lui un très grand scénariste avec une grande carrière encore devant lui, je trouve que Sept psychopathes n'est pas à la hauteur de ce qu'il peut faire de mieux. C'est un bon récit, bien mené, avec pas mal de bonnes idées, mais le fait qu'il soit condensé en un unique album ne lui a pas permis de prendre l'ampleur nécessaire, tant et si bien qu'il parait même un peu expédié par endroits.
Le dessin est bon même si je ne suis pas trop fan de ce style. D'autant que j'avoue avoir eu du mal à différencier 3 des membres du commando. Mais dans l'ensemble, rien à redire.
Le scénario aussi est bon, partant sur une idée qui laissait promettre quelque chose d'excellent. Mais comme dit plus haut, tout est trop condensé, les personnages n'ont pas le temps de se mettre en place, certaines parties de l'intrigue sont trop rapidement menées. Moi qui adore les récits denses, celui-ci l'est mais chaque portion du récit est abordée presque trop superficiellement pour toucher le lecteur.
Pourtant il y a de l'idée, et des idées aussi. J'aime bien par exemple la révélation des savants nazis sur la fin. J'ai trouvé par contre un peu bidon ou du moins artificiel le sort de Smith et de son parachute. J'aurais nettement préféré le voir agir sur le terrain.
Presque du gâchis que de voir ce récit, qui avait tous les éléments pour faire quelque chose de très bon, se retrouver trop condensé et ayant perdu l'envergure qu'il pouvait offrir.
Ca ne reste pas moins une bonne histoire bénéficiant d'un sympathique dessin, une bonne lecture et un bon divertissement.
"Sept psychopathes". Le chiffre n'est pas le même mais on pense beaucoup au film "Douze salopards" en lisant l'album. Il faut dire que Fabien Vehlmann met en scène un lot de frappadingues choisis par des militaires pour une mission dont ils ne reviendront probablement pas. Le thème est proche, on en conviendra.
Cependant le scénariste de "Le marquis d'Anaon" parvient à intéresser le lecteur en s'inscrivant dans un contexte historique fort. Il s'agit d'assassiner Hitler en pleine Seconde Guerre mondiale ! Remplissant le cahier des charges pour cette série, Vehlmann fait intervenir sept personnages dans un récit d'une soixantaine de planches - merci de lui avoir épargné le 44 pages... Il aurait toutefois sans doute fallu plus de place au récit pour prendre de l'ampleur. La lecture est agréable, avec une amusante pirouette finale, mais l'album n'est pas exceptionnel.
Je l'ai lu en médiathèque et je le recommande dans ce cadre. Pour un achat, je serai plus réservé car "Sept psychopathes" ne se hisse pas au-dessus du flot de la production courante.
Une série à concept qui annonce sept albums au centre de chacun desquels on retrouvera des « intervenants » bien typés.
Chaque album aura son dessinateur et son scénariste.
On verra…
J’ai ici eu affaire à un premier opus au contexte assez violent : sept psychopathes recrutés pour assassiner Hitler en 1941. Pourquoi pas ?…
Problème : cette mise en musique –bien faite d’ailleurs- me paraît un tantinet trop courte. Faire « œuvrer » sept personnages intéressants (un peu comme dans le film d’Aldrich « Les 12 salopards ») et leur expédition sur une cinquantaine de pages me paraît un peu trop "pauvre". Je ne dis pas qu’il aurait fallu un album de 80 pages… ou deux (vu que le concept ne prévoit qu’un album par thème) MAIS il y a ici matière à beaucoup plus de développements du postulat.
Néanmoins : au scénario, Vehlmann a ici concocté une histoire de qualité, assez trépidante, et bien portée par le trait réaliste de Philipps. J’ai toutefois fois noté les personnages un peu trop statiques, le minimalisme des décors ou arrière-plans ; mais bon « on » n’est pas ici chez Lone Sloane de Druillet.
Ben moi j'ai adoré...tout simplement,même si je reste frustré.
Adoré parceque le scénario est vraiment original et captivant.Cette histoire nous emmène très loin et nous tient en haleine de bout en bout.Cela m'a un peu fait penser aux "douze salopards" le film de guerre de robert Aldrich et j'ai accroché dès la première page.
En plus et pour ne rien gâcher,les rebondissements sont légion et procurent un côté joussif assez rare dans une BD.
Le coup du parachute pris dans les courants assentionnels est assez remarquable pour être souligné et permet à l'auteur de survoler l'histoire avec originalité.
Mais je reste tout de même frustré car c'est vrai que le récit est bien trop court et qu'une vingtaine de pages supplémentaire m'aurait comblé.Quand on commence la lecture de "Sept Psychopathes" on a plus vraiment envie de s'arrêter,surtout après une telle débauche d'énergie chez ces fous furieux qui nous emmènent dans cet enfer nazi.
Vraiment,je recommande cette série qui, je le souhaite,va se poursuivre et conserver une telle originalité.
Cette nouvelle collection dirigée par Chauvel, l'un des scénaristes les plus prolifiques de Delcourt, n'est pas vraiment un cadeau pour les différents scénaristes qui vont s'essayer à l'exercice. Présenter une équipe de 7 personnages, constituée dans un but commun, et dont l'intrigue se doit d'être résolue, le tout en un album... sacré défit.
C'est Vehlmann qui s'y colle pour ce premier album. 7 psychopathes catapultés en pleine allemagne afin d'assassiner Hitler, le synopsis est pour le moins interessant !
La narration est efficace, le style très "Vehlmann" (cet auteur a vraiment une patte), et l'histoire tient la route. Le problème, c'est le survol trop rapide des différents protagonistes de l'histoire. Et je vous assure que les différents albums de cette série auront tous ce même problème... un album BD classique n'a pas un format permettant la présentation de 7 personnages-phares d'une histoire.
Le dessin de Phillips, très comics, joue beaucoup sur le noir pour instaurer une ambiance forte. Au final, son trait aurait très bien pu se passer de couleur, mais le résultat est agréable, fort même parfois. Rien à redire, donc.
Cette série est à suivre. Si les albums avaient fait 96 pages, tout aurait été plus simple et fluide pour les auteurs, par contre..