C'est déjà le dixième avis sur cet album sorti l'an passé. Coinbd n'étant pas un repaire de bédéphiles passionnés par la piraterie, la note globale obtenue par ce premier tome prouve que "Long John Silver" n'est en rien à réserver aux amateurs de forbans maritimes : c'est tout simplement une BD qui sort du lot. Et de belle manière.
Il faut dire que le duo d'auteurs n'en est pas à son coup d'essai. On a pu apprécier le travail de Lauffray dès les premiers tomes du "Le serment de L'ambre" et les planches qu'il livre pour cette nouvelle série sont franchement remarquables. Les visages, les décors, les couleurs, tout est impeccable et immerge le lecteur dès la première case dans un univers qu'il ne quittera qu'à regret en fin de lecture.
Xavier Dorison est un des scénaristes surdoués qui ont émergé depuis quelques années. "Le troisième testament" et "Sanctuaire", c'est lui : si vous avez eu l'occasion de les lire, vous savez que ce sont des séries qui se hissent au-dessus des autres. Hé bien "Long John Silver" est peut-être son scénario le plus abouti à ce jour, tant dans la qualité des dialogues que dans l'enchaînement des événements. Si cela vous parle : j'ai pu lire l'album sans l'acheter ; le lendemain, j'ai investi dans ce tome qu'il me fallait d'évidence sur mes étagères (et j'ai acheté la suite au passage, tant qu'à faire ! ). Je ne le fais vraiment pas souvent, mais "Long John Silver" s'est imposé comme un album incontournable pour le bédéphile que je suis. La psychologie des personnages est esquissée avec beaucoup d'intelligence et on est littéralement happé par l'intrigue.
Superbe introduction pour cette série qui devrait compter quatre albums et que je ne peux que vous recommander très fortement !
Il est vrai qu'à la fin de chaque film, dessin animé, adaptation BD et bien sûr à la fin du roman lui-même, L'Ile au trésor, je me suis demandé ce qu'il advenait ensuite de Long John Silver après que Hawkins le laisse quitter le navire et qu'il disparaît sans laisser de trace. C'est donc avec une vraie curiosité que j'ai applaudi l'idée du scénario de cette nouvelle série qui reprend le personnage et nous conte la suite de ses aventures, de longues années plus tard.
Après lecture, j'admets que le premier tome de Long John Silver forme une bonne introduction, une introduction à même de promettre de grandes péripéties à venir, avec aventure, trahisons et relations complexes.
Ce premier album ne suffit cependant pas encore à me convaincre.
Tout d'abord parce que l'univers des pirates tel que je l'aime personnellement est plus lumineux, plus imaginaire (j'ai été bercé par Monkey Island et mine de rien j'ai bien aimé le ton léger des films Pirates des Caraïbes). Quand on me propose comme ici une atmosphère sombre et lugubre, avec des personnages noirs et tortueux, je n'accroche pas directement.
J'ai eu la même impression au niveau du dessin. Techniquement bon, il offre quelques très belles cases. Cependant je n'apprécie que moyennement son encrage sombre et son trait légèrement confus.
Après avoir lu les avis de tous le monde, je n’ai pas grand-chose à rajouter.
Cet album est franchement prenant. Une nouvelle histoire de Pirates, d’homme durs et sans pitié, de course au trésor qui démarre fort avec des personnages hauts en couleurs. Ce premier opus présente les différents protagonistes et déjà quelques uns sortent du lot avec une grosse personnalité. Evidemment Long John Silver, mais aussi le médecin un peu lâche, et surtout une femme, Lady Vivian Hasting qui montre un caractère fort et une manière de vivre assez décalée pour cette époque Victorienne très rigide.
Le dessin est fort, sombre et grandiose, parfois trop esquissé à mon gout mais empreint d’une atmosphère d’époque très réelle.
La lecture est passionnante et déjà la fermeture du livre appelle la suite.
Cet album fait partie des histoires fortes qui laissent quelque chose après la lecture, comme si on rentrait dans l’histoire, comme si on la vivait.
J’aime beaucoup cette aventure qui nous ramène loin en arrière, à l’époque des Barbe Bleue et autre Ile aux trésors.
Une bonne note aussi pour la couverture très réussie
Après nous avoir régalé avec Le Troisième Testament, ce scénariste dont le talent n'est plus à prouver persiste et signe avec cette nouvelle série, qui démarre avec un album d'une qualité irréprochable. L'histoire vous prend dès les premières vignettes pour ne plus vous lâcher, et à la dernière page, vous n'avez qu'une envie: lire la suite! Quand au dessin de Mathieu Lauffray, il est magnifique.
De la grande BD!
Les récits de pirates ont apparemment le vent en poupe depuis les «Pirates des Caraïbes» et les amateurs du genre ne pourront qu’apprécier cette reprise du personnage de L’île au trésor, petit chef-d’œuvre de l’écrivain écossais Robert Louis Stevenson, par le duo de "Prophet".
Xavier Dorison ("Le troisième testament", "Prophet", "Sanctuaire", "W.E.S.T."…) laisse donc de côté le fantastique pour nous plonger au sein d’une intrigue construite autour d’un trésor mythique et peuplée de pirates et de flibustiers. L’histoire fourmille de caractères forts tout en surfant sur le mythe du roman de Stevenson avec le célèbre pirate à la jambe de bois, le docteur Livesey ou ce repère de loups baptisé SpyGlass. Mais, Long John Silver n’apparaissant que tardivement, le personnage central de ce premier volet est Lady Vivian Hastings, une femme intrigante aux traits de caractère intéressants et bien exploités.
Les dessins de Mathieu Lauffray ("Le serment de L'ambre", "Prophet") sont somptueux, avec une couverture et une introduction dans les profondeurs de l’Amazonie qui accrochent le lecteur dès les premiers instants.
Prévue en quatre tomes, le premier tome de cette série qui rend hommage à l’œuvre de Stevenson saura combler les amateurs de séries telles que "Barbe-rouge" ou "L'Épervier".
Attention, expédition à surveiller de très près !
Partir à la recherche du trésor de Robert Louis Stevenson n'est pas une mince affaire, et il vaut mieux s'appuyer sur un solide équipage pour s'y atteler.
C'est le cas avec le tandem Dorison-Lauffray. Le premier sur la dunette, en navigateur chevronné, semble bien connaître la route. Le second, capitaine de vaisseau déjà bardé de nombreux titres de gloire, est un leader rassurant pour l'équipage. Un équipage que l'on espère fourni et enthousiaste, un équipage qui devrait rester fidèle à ce gros galion affrêté par l'armateur Dargaud pour une destination encore floue, mais qui promet monts et merveilles.
Mais la traversée est semée d'embûches. Il ne faudra pas se décourager au moindre grain, ne pas craindre le mauvais oeil qui accompagne souvent la présence de femmes à bord, même si celles-ci sont précédées par une réputation sulfureuse. Non, il va falloir garder le cap, lutter contre vents et marées, et mener l'expédition à bon port, à Guyanacapac, cité fabuleuse.
Les voyageurs ne sont qu'au début de leur périple, mais nul doute que celui-ci fera date dans l'histoire de la navigation.
Dorison et Lauffray sont habitués à réaliser des oeuvres de grande qualité, et bizarrement, John Long Silver est le premier album des auteurs qui je lis.
Premier constat : j'adore le style de Lauffray. Celui-ci n'est pas révolutionnaire, mais c'est tout simplement beau, c'est puissant (les premières planches sont une merveille).
Deuxième constat : Dorison tient bien la barre de son scénario en s'appropriant le célèbre pirate de l'oeuvre de Stevenson, tout en proposant une histoire claire et compréhensible pour les incultes de mon genre qui n'ont pas lu "L'ile au trésor" (la honte).
Ce premier tome est donc plein de promesses. Je suis quasiment certain que cette série va être de qualité. Cependant, cet album introductif m'a un peu laissé sur ma faim. L'album se termine avec la bande à Long John Silver en partance pour l'aventure, c'est ce que j'attendais, mais j'aurais bien aimé y goûter dès ce premier tome.
Plus qu’un vibrant hommage à une des œuvres majeures de Stevenson, ce premier opus inaugure une série des plus prometteuse.
Avec Xavier Dorison au scénario, on pouvait déjà s’attendre à une histoire de qualité, finement ciselée, mais force est d’avouer que le scénariste du « Troisième Testament » se surpasse avec ce premier opus. Certes nous n’en sommes encore ici qu’aux prémisses de l’histoire, les auteurs posant les bases de ce qui promet d’être une aventure captivante, riche en rebondissement, en mystère et en personnages haut en couleur.
Avoir choisi de reprendre la plume là où Stevenson l’avait posé était un pari risqué, mais Dorison s’approprie bien l’univers, tout en permettant à ceux qui n’ont pas lu l’œuvre première d’accrocher tout autant à l’histoire. Les lecteurs assidus des aventures de Jim Hawkins (dont je suis) pourront quant à eux apprécier la présence de certains des personnages du roman original, plus quelques clins d’œils bien placés.
Le dessin n’est pas en reste, car Lauffray, après son travail sur « Prophet » et « Sanctuaire » s’essaie ici à un récit plus historique où son style si particulier fait des merveilles. Les cadrages sont cinématographiques, les personnages campés avec maestria (Long John Silver en tête, personnellement je n’imaginais pas autrement le célèbre pirate à la jambe de bois), la mise en couleur sombre et efficace, ce qui apporte beaucoup à l’ambiance de l’histoire.
En bref, que vous ayez lu ou non le roman de Stevenson, que vous soyez amateurs ou non d’histoires de pirates, ce premier album semble lever le voile sur une série captivante à côté de laquelle on ne peut décemment pas passer.
Un album réunissant Dorison et Lauffray ne pouvait qu'attirer mon attention.
Pensez-donc : Le scénariste génial du Troisième Testament, allié au dessinateur surdoué de "Prophet" (série sur laquelle les deux auteurs avaient déjà travaillé ensemble lors du premier tome), il aurait été bien dommage de passer à côté de Long John Silver.
Premier constat : c'est superbe. Je suis complètement sous le charme du style graphique de Mathieu Lauffray, comme toujours. Le trait est puissant, la mise en scène cinématographique, et le travail sur les couleurs donne à lui-seul une âme propre à cet album.
L'auteur prend des risques en tentant des mises en pages complexes et travaillées, sans pour autant perdre le lecteur : la narration graphique est sans faille, la lecture coule de source, pages après pages.
Dorison quant à lui amorce ici une histoire qui promet d'être palpitante. Les personnages sont hauts en couleurs, l'intrigue principale particulièrement prenante. On regrettera juste que cet album ne soit que les prémices d'une grande aventure, et qu'il ne joue qu'un rôle introductif sans vraiment partir encore dans le vif du sujet.
Pourtant, tout est déjà très clair : n'allez pas croire que Long John Silver n'est qu'un album graphique, le scénario est vraiment à la hauteur.
Pour terminer, sachez que :
- J'ai adoré, lu et relu le roman de Stevenson, "L'ile au trésor"
- Il n'est en aucun cas nécessaire d'avoir lu le roman pour profiter pleinement de cette série, qui se veut une variation autour du personnage le plus charismatique de cette histoire.