Andrea Mutti, le dessinateur, m'avait prévenu : ce tome 2 serait très surprenant.
Non pas au niveau de son dessin, qui en dépit d'un grand classicisme, est quand même d'une efficacité et d'une maîtrise assez admirables, réhaussé par des couleurs de Bussachini qui installent bien l'ambiance. Une ambiance ici bien différente du tome 1, où après la pluie de Brescia, on se retrouve dans un décor sibérien ou presque.
Non, c'est plutôt au niveau de l'histoire que la surprise joue... et à plein ! Nero est toujours obsédé par le Fossoyeur, dont la personnalité et l'"oeuvre" le hantent comme jamais il ne l'a été. Cette hantise se retrouve dans les monologues du héros, mais aussi dans l'ambiance, qi malgré les grands espaces, reste étouffante. Et puis, ce rebondissment à la fin... Je ne l'ai pas vu venir, c'est énorme ! Et ça relance l'intérêt de la série, tout relatif après le premier tome.