Couronné de l’Alph’art du meilleur album au festival d’Angoulême 2002, "Isaac le pirate" poursuit son aventure jusqu’au pôle sud.
L’auteur continue de développer deux histoires parallèles. D’un côté, l’histoire de ce peintre devenu pirate malgré lui et de l’autre, les aventures de sa fiancée. Le lecteur n’a pas de mal à s’attacher à Isaac, dont la sensibilité et la douceur contrastent avec le monde brutal et viril des pirates. A l’instar de "Ratafia", le fait de mélanger l’univers des pirates à celui d’un artiste apporte indéniablement un plus au récit.
Ce deuxième tome est également plus sombre que le précédent avec des marins qui commencent à avoir le mal du pays, un climat qui se veut de plus en plus hostile, une fiancée qui part à la dérive et un artiste en mal d’inspiration. L’arrivée dans l'antarctique est parfaitement mise en image avec une colorisation bien adaptée. De l’aurore boréale aux icebergs, en passant par la faune locale : le dépaysement est garanti pour les marins et pour le lecteur.
Mais, malgré ces nombreuses qualités et une grande justesse au niveau de la narration, l’aventure en elle-même ne parvient toujours pas à me passionner.
Comment peut-on mettre une note de 5 a cet album ??????
La note générale se compose de 3 criteres le scenario, le dessin et l'originalité...
Deja le dessin laisse a désirer (les couleurs et les decors sont fades)
Ensuite l'originalité peut mieux faire
et enfin le scenario rien ne ressort ni suspense ni atmosphere
meme les dialogues ne transmettent rien
Qualité? un peu d'humour, des progres par rapport au premier tome, une belle couverture et une bd pour tous public pour le reste je cherche encore
je ne sais pas pourquoi j'ai voulu lire la suite et pourquoi certains ont mis la note de 5 ????
Il est rare de voir une série se renouveler autant entre le tome 1 et le tome 2.
Ici, c'est chose faite, et avec brio, excusez du peu !
(Et si c'est un peu déroutant au départ, on s'y accroche vite ensuite).
Christophe BLAIN nous livre un ouvrage de qualité au moins équivalente au 1er tome, ce qui n'est pas forcément acquis pour une série.
Le scénario, beaucoup plus noir, entraîne le dessin, aux notes sombres. C'est un peu normal, on est en mer, essentiellement, et la mer s'agite.
Le côté "marin" et huis clos a été bien saisi par l'auteur, on sent la promiscuité des personnages et les sautes d'humeurs que ça entraîne chez ces forts caractères.
Le scénario prend de la profondeur, et nous promet encore bien des surprises, certainement, on en doute pas une seconde.
Quant au dessin, ces crayonnés colorés, moi je les adore, et le style de Blain s'impose. Un style, une expression particulière, qui choque parfois, mais qui amène du nouveau aux thèmes qu'il aborde.
Un travail d'art, une création, pas une photocopie des classiques du genre, des "références" qu'on impose trop facilement.
Merci pour ces détours, merci pour ces difficultés, Monsieur Blain.
Ca se mérite, mais c'est du beau, du bon.
Comme pour le 1er tome, on est ici dans un album d'une grande finesse. On sent vraiment que Blain a beaucoup d'amour pour ses personnages qui ne sont jamais dépeint de manière négative. Ce tome permet a Blain de parler d'une de ses expéditions aux pôles. Il y a de la poésie, beaucoup d'humour (humour fin et subtile ) et une mise en image somptueuse (ahh ces successions de petites cases !!!)
C’est un sentiment partagé qui m’habite en refermant ce deuxième tome.
Il apparaît tout d’abord que l’intrigue ‘les pirates à la découverte d’un nouveau monde’ ne prime pas. Ce n'est pas tellement les aventures d'un peintre et d'une bande de flibustiers qui compte, mais bien leurs rapports humains. Peu importe finalement où ils vont, ce qu'ils trouvent, qui ils affrontent ou qui survit. Ils auraient même pu se balader en Afrique à dos de chameau : c’eût été pareil.
Pas question non plus de méchant ou de gentil : juste des hommes avec leurs forces et leurs faiblesses qui co-habitent dans un espace réduit.
Ce qui me gêne un peu, c’est cette impression que l'auteur a imaginé une suite de situations qui lui permettent de dévoiler ses personnages au fur et à mesure, sans pour autant s’intéresser à la trame générale. Alors oui, chaque scène vue séparément a un certain intérêt mais le récit dans son ensemble n'est pas super emballant.
Les dialogues sont pourtant très plaisants à suivre. La palette des émotions est large et rendue avec efficacité. Et puis, il y a cette petite touche d’exotisme avec l’aurore boréale, les pingouins, les suédois, etc.
C’est bien vu de Blain d’avoir fait de Alice un personnage à part entière ; elle aurait pu être la belle oubliée qui attend sagement son homme ; elle tient au contraire un rôle majeur. Les multiples va-et-vient entre les péripéties maritimes de Isaac et celles plus romantiques de sa fiancée permettent, en outre, de regagner la terre ferme et de se changer les idées.
Le dessin ne me séduit pas spécialement mais je dois reconnaître que la couverture est très réussie.
Ce n'est presque jamais le cas au ciné, ça arrive plus souvent en BD et c'est ici le cas : le tome 2 est supérieur au tome 1.
Au niveau du dessin déjà, le trait est plus appliqué encore, mieux fini, et les couleurs sont plus profondes, plus contrastées, plus lumineuses aussi bref, bien meilleures que sur le tome 1.
Le scénario est tout simplement passionnant, les planches qui peignent les scènes de vie sur le bateau sont vraiment superbes, dans le réalisme rendu. Comme quoi, pas besoin de faire un dessin hyper léché façon reproduction photographique pour réussir une planche, il suffit d'aimer ce que l'on fait ! Et Blain fait passer beaucoup d'émotions dans cet album. Avec ces visages expressifs, ces caractères bien marqués, ces scènes de la vie qu'il nous décrit sont vraiment croustillantes. La vie d'Alice, la chère et tendre d'Isaac, restée à terre, apparaît comme bien terne en comparaison. Mais l'évolution de leurs relations à distance est assez sympa à suivre, présente moralement mais sans trop de planches s'y rapportant.
Le caractère d'Isaac est approfondi dans ce tome 2, celui de Jean reste encore assez ambigu, complexe, et Henri prend une nouvelle dimension, autant psychologique que physique. Bref, les personnages centraux de cette série se découvrent vraiment, et se donnent pleinement aux aléas des aventures décrites ici.
Les découvertes par les membres de l'expédition de l'aurore boréale, des icebergs, des pingouins, et même des suédois restent de grands moments parfaitement relatés par un Christophe Blain au meilleur de sa forme. Il sait tellement bien adopter son ton que son rôle semble s'amenuiser pour se réduire à un simple acte de conteur d'une histoire vraie, les mêmes que celles qu'on lit aux gamins pour qu'ils s'endorment le soir. Un très grand album!
hum...
un album dans la continuité du 1er album : nul.
désolé, mais vraiment, je m'ennuie en lisant ça. Je ne vois aucun interet, aucunes poesie, aucun message philosophique, bref, ya rien ! Je n'arrive pas à me sentir "concerné" par cet album.
à vrai dire, Isaac ne m'apprte pas ce que je recherche dans une BD, à savoir de l'action, de l'humour, du romantisme, du sang, ou plein d'autres choses encore (aucune n'etant indispensable s'il y en a d'autres)
et le dessin de Blain ne me plait pas plus que celui de Sfar ou Trondheim. J'ai beaucoup de mal à apprecier le style de cette "nouvelle génération". Ca ne m'empeche pas d'apprecier certaines de leurs oeuvres.
en ce qui concerne Isaac, meme un dessin plus à mon gout ne m'aurait pas fait apprecier la BD.
il devient superflu de dire du bien de cette série tant les critiques elogieuses sont nombreuses.
cette album maintient la meme qualité que le précédent .
les representations de la tempete ou de l'aurore boréale sont particulierement réussies.
l'alternance entre l'histoire d'isaac sur le bateau et celle de sa femme restée à terre permet de donner un bon rythme au récit.
Voyage difficile sur les mers du grand Nord pour Isaac le pirate. Evolution surprenante des personnages et de leurs relations : l’ambiance se dégrade nettement sur le de navire et notre héros, sans le savoir voit sa compagne qui entretient une relation ambiguë avec un notable.
Un deuxième tome qui tranche donc avec l’euphorie du départ présente dans le premier opus, l’ambiance est beaucoup plus noire entre solitude, abstinence et mal du pays.
Les personnages sont toujours aussi marqués et Isaac apparaît comme une goutte de douceur dans ce monde de pirates. Une histoire qui avance et qui donne un dynamisme à la BD avec les deux sous-histoires : celle d’Isaac et celle de sa fiancée. Un scénario de grande qualité.
Le graphisme quant à lui est bon avec :
-une couverture qui déchire
-des couleurs froides qui agrémentent à merveille l’arrivée dans le grand Nord
Voici donc une suite tout à fait honorable et qui annonce un futur prometteur.
Une série d’exception qui s’étoffe et qui est reconnue par l’élite de la BD à Angoulême