Alléché par les avis de Coin BD et la superbe couverture, je me suis décidé à acheter ce comics.
J'y ai trouvé du bon et du moins bon. L'histoire en elle-même ne m'a pas semblée transcendante. Certes, l'idée de faire revenir des héros vieillis, amers et dont les dernières illusions se sont envolées est assez intéressante. Mais j'ai du mal à croire que toute la nouvelle génération de "super-humains" soit totalement irresponsable et insensible aux dégâts qu'ils causent. Ca ne me semble pas très crédible.
Mis à part ça, la lecture reste très plaisante, même si, comme moi, on connait mal l'univers DC. La rivalité Batman / Superman est bien exploitée et laisse présager un tome 2 houleux.
Parlons aussi du dessin : c'est le gros point fort... on dirait de la peinture : les couleurs sont superbes.
Un comics à découvrir, mais bien en-dessous de "Watchmen" qui aborde les mêmes thèmes.
Kingdom Come a été pour moi un choc d'abord visuel. Alex Ross a un talent fou, il tient sa plume comme un dieu ! Qu'il soit amené à en illustrer (des dieux, ou des demis), n'est dès lors pas très étonnant...
Presque chaque case est une peinture d'une incroyable efficacité, photoréaliste comme l'a souligné le posteur initial, et c'est un vrai régal pour les yeux.
Au niveau de l'histoire, on a parfois un peu de mal à accrocher. Bon, c'est vrai, le retour de Superman et ses amis au premier plan n'est pas irrésistible, mais on n'en est pas loin. J'ai été un peu dérouté par la profusion des super-héros. Je suppose qu'ils viennent tous de l'univers DC, mais vu que je ne connais pas trop celui-ci... Je me suis senti un peu perdu.
Ceci dit, ce fut un excellent moment de lecture.
Quand j'ai acheté ce comics à Toronto, le vendeur me l'a conseillé comme étant du niveau des "Watchmen". Laissez-moi vous dire que j'ai bien sûr été déçu.
Le scénario n'a aucunement le niveau de celui de Moore, et si on peut peut-être y retrouver quelques prises de tête de Super-Héros face à leur devoir et à leur véritable nature, cela n'a rien à voir avec le grandiose et l'intelligence des "Watchmen".
Le dessin est presque trop beau ici, tellement réaliste qu'on en oublie un peu que c'est une BD et que la narration n'est pas forcément évidente.
L'histoire mêle la quasi totalité des super-héros existants (et à venir ?) dans un unique scénario apocalyptique qui n'est pas désagréable à suivre, mais... Disons que dès la première planche, on nous promet quelque chose de grandiose, de formidable, de tragique... et en définitive, ce qu'il se passe dans cette BD n'est pas franchement... impressionnant, je dirais.
Le tout reste néanmoins sympathique, surtout pour ceux désireux de découvrir d'un coup un nombre énorme de super-héros ou de les retrouver, mais il n'y a dans cette BD rien de bien grandiose.
Kingdom Come ça parle d'un monde autrefois gardé par des superhéros dignes de confiance, remplacés par de nouveaux surhommes beaucoup plus orgueilleux et insouciants de leur rôle de justicier. La fin d'un âge héroïque sonné par la mort brutal d'Atom Man lors d'un combat, anéantit tout le Kansas d'une explosion atomique...
Puis tout bascule rapidement : Superman s'en va, Batman devient fou, certains justiciers se font justice eux-même (assassinat du Joker alors qu'il était en prison).
S'en suit la chute symbolique de l'Amérique parfaite (l'expression "And Justice For All" à l'époque de Nixon), juste et égale envers tous. Une chute qui devrait se conclure par l'Apocalypse d'après un vieillard : Wesley Sandman. Ce vieil homme confie sa vision cauchemardesque à son ami, juste avant de mourir.
C'est là que commence Kingdom Come : Dieu (il ne se dit pas l'être mais c'est assez subtil) va guider l'ami de Wesley dans ses visions d'Apocalypse afin de l'aider à juger le bien du mal de cette fin tragique imminente. C'est ainsi que nous suivront le récit de Superman, Wonderwoman, Captain Marvel, Batman, etc, dans ce méli-mélo scénaristique jouissif. Le suspens tient jusqu'au bout et l'on s'interroge jusqu'au bout de l'issu de cette histoire à la fois tragique et épique.
Bruce Wayne qui fait sa propre loi sur Gotham, Superman délaissé par Metropolis, la commercialisation des super héros (scène finale dans le restaurant Planet Krypton assez marrante), l'humanité effrayée par les surhommes, le rôle de messie de Superman, la place de la Terre dans l'Univers, tout cela va s'imbriquer de manière cohérente et non moins surprenante et faire de ce comic un petit bijou de remise en question d'un univers mal aimé des autres médias (cinéma en première ligne).
Un chef d'oeuvre donc, qui ravira les gens un tant soit peu amateur de la DC et de ses héros kitch à souhait mis à goût du jour par Alex Ross, dessinateur passionné et extrèmement soigné. C'est simple : on bave à chaque page, le style semblant réaliste est parfaitement ajusté même si quelques scènes de bastons générales sont un peu trop confuses, le reste est une orgie graphique pour les yeux.
(Petite parenthèse sur la comparaison qui semble être faite par certains de "Watchmen" et "Kingdom Come". Les deux ont en commun une certaine thématique (l'intégration des super héros parmi l'humanité, avec tous les problèmes que cela comporte, aux niveaux personnel et politique), mais là où le premier présente une véritable richesse littéraire dans sa forme, rare même parmi les meilleurs romans, et profitant bien de la spécifité du médium bande dessinée, là où on sent l'esprit d'horloger d'Alan Moore avec un regard d'une profondeur fascinante, critique, cynique, décortiquant notre monde pour le retranscrire, le second -- bien qu'à mon avis excellent -- est très nettement plus terre à terre, plus premier degré...)
"Kingdom Come", c'est bourré à craquer de super héros. Ca regorge de Superman, de Green Lantern, Batman, Wonder Woman pour les plus connus, mais aussi de toutes les centaines d'autres inventés depuis. Evidemment c'est un peu embêtant quand on ne connaît quasiment pas ce panthéon, on loupe quelques références...
Le scénario est pour le moins intéressant. Il traite des super héros en tant que problème, un peu comme pour "X-men" (le film). La vision est très globale. Politique : comment régler un problème à grande échelle, la multiplication des super héros parmi la population, avec tous les désagréments que cela comporte (en particulier batailles rangées entre factions, "dommages collatéraux", etc.). Les notions évoquées sont intéressantes, et épineuses. Entre autres cohabitation, suprématie d'un genre (humain ou super héros) sur l'autre, droits, devoirs, responsabilités, attentes des gens envers les super héros, etc.
Les principaux personnages (Superman, Batman, Wonder Woman et dans une moindre mesure Magog et d'autres encore) sont torturés, déstabilisés, en plein questionnement et remise en cause. Superman en particulier est l'image même de l'indécision, ce qui lui jouera des tours. Les rôles qu'ils jouent sont à la fois taillés sur mesure pour eux et trop grands. On sent qu'ils agissent selon leur caractère, mais sont perdus.
Si les thèmes abordés sont nombreux et tout de même assez profonds, leur traitement est toutefois un peu confus. A la lecture, on s'aperçoit très vite de la densité de l'histoire... Et en 200 planches, on ressentira encore beaucoup cette impression (même si certaines scènes me paraissent finalement assez dispensables, diluant un peu le sujet principal). Le spectateur omniscient incarné par Norman, s'il est indispensable pour la fin, alourdit quelque peu la narration, et rend la compréhension de l'ensemble plus difficile, ce qui n'était probablement pas nécessaire. La fin en elle-même avec ce qu'elle comporte, on la voit venir d'assez loin, et c'est peut-être là une "faiblesse" de cette série : les hauts et les bas alternent un peu trop... Certains passages sont absolument fascinants, d'autres nettement plus ternes. Et la fin laisse une impression inférieure à celle éprouvée lors de la lecture.
Le dessin d'Alex Ross me laisserait presque sans voix. Moi qui n'aime habituellement pas les dessins trop réalistes, là j'ai adoré. Il parvient à être vivant malgré son aspect un peu statique, et les visages sont souvent très expressifs. Certaines cases font même ressentir une intensité tout simplement poignante.
Malgré une narration un peu confuse qui dilue la force des thèmes abordés, j'ai dévoré "Kingdom Come", en ayant immédiatement après l'envie de le relire. Je ne sais pas comment il se situe par rapport aux autres comics, mais moi j'ai adoré, tout simplement.
Un dessin très impressionnant desservi par un scénario confus…
Je m’explique: je ne suis pas un grand adepte des comics… en fait, j’y connais que dalle! et du coup, j’ignore totalement quelle est l’intention des auteurs, au-delà de la simple mise en confrontation d’anciens héros « héroïques et pleins de sagesse» et de nouveaux héros « petits cons et brutaux ».
Je sais juste que c’est un combat titanesque destiné à remettre de l’ordre sur Terre… et cette lecture au premier degré me suffit. J’ai sûrement tort, mais que voulez-vous.. ?
Les questions existentielles étant mises de côté, je dois avouer que je trouve l’histoire brouillonne pour le petit scarabée que je suis (et pour cause…). Ça tire dans tous les sens, sans qu’on sache vraiment qui fait quoi… y a plein de monde en collants bigarrés, d’accord, mais ça fait pas avancer le schmilblic. Et puis finalement, y a que Marvel, Batman, Superman et Luthor d’intéressants…
Mais j’ai trouvé la fin sympa.
J’ai aussi découvert qu’il y avait une histoire d’amour entre Superman et Wonderwoman (pensez aux comédiens des séries télé les plus marquantes et vous verrez, ça fait tout drôle).
Un peu dommage car le dessin est vraiment bluffant!