Assez étrange cette BD. Je ne reviendrai pas sur le spitch initial qui a été repris très clairement dans les différents avis. J'avoue que pour le moment, je ne vois pas trop où veut en venir l'auteur. Supercherie américaine durant la Guerre Froide ? ça semble peu probable. Paradoxe temporel comme dans "Universal War One" ? peut-être, mais ce n'est pas aussi clair que ça.
Quoi qu'il en soit, le scénario est suffisamment accrocheur pour vous emmener sans problème jusqu'à la dernière page. On alterne entre une science-fiction bien léchée (voyages sur la Lune, Mars, paradoxes temporels possibles...) et un récit de vie avec une relation difficile entre Hélène, l'héroine, et sa fille (un peu trop mûre pour son âge peut-être).
Côté graphisme, c'est très étrange également. On a droit à un trait semi-réaliste où les dessins semblent être retouchés par l'informatique. Ca donne des visages très "figés". Pour moi, c'est à mi-chemin entre les visages de Leo ("Aldébaran", "Betelgeuse" etc...) et la photo. Personnellement, ce n'est pas un style que j'apprécie énormément. Mais comme mes camarades, je me suis habitué au fil de ma lecture et j'ai fini par faire abstraction.
Par contre, l'utilisation du noir et des couleurs sombres m'a plus gêné. Je trouve qu'il est difficile parfois de comprendre ce qu'il se passe tant c'est sombre.
Bref, une bonne introduction qui pêche tout de même par quelques maladresses ici ou là (quelques facilités narratives, un graphisme qui peut rebuter...). A lire.
En 1969, j’avais 12 ans et entendre que des hommes avaient marchés sur la Lune était quelque part extraordinaire. La conquête de l’espace et les fusées étaient un sujet d’émerveillement pour l’enfant que j’étais. En découvrant cet album et l’idée qu’elle suggère à savoir une supercherie, je me suis amusé à surfer sur le net pour en savoir plus. A ma grande surprise, il existe une quantité importante de blogs et autres sites traitant du sujet et la polémique y va grand train. L’idée de ce scénario est donc intéressante d’autant plus que l’auteur nous emmène dans une hypothèse tout autre, puisqu’il s’agit non plus que de la Lune mais aussi de Mars. Sujet déjà abordé d’ailleurs par Cothias dans « LE LIEVRE DE MARS ».
Mais cette histoire est si bien racontée, que l’on oublie sans problème toutes ces polémiques inutiles, et que l’on marche à fond dans cette aventure spatiale menée tambour battant. Le scénario, bien construit, roule sur des rails et est vraiment très cohérent voir plausible.
Pour le dessin, même s’il est vrai que le style est assez figé et froid, très sombre avec un excès de noir rendant parfois la lecture difficile, on finit par l’accepter tant l’histoire finit par dominer. C’est là la magie de la BD, quand des défauts finissent par être acceptés si l’ensemble est passionnant.
Pour la couverture, assez classique, j’ai été attiré par les larmes de l’héroïne. Larmes non pas de tristesse mais d’intense émotion devant quelque chose de très fort, hors du commun, qui bouleverse un individu au plus profond de son être. Personnellement, je suis très sensible aux sentiments humains et ce visage en larmes m’a touché.
Voila donc un premier tome passionnant et réussi et j’espère ne pas être déçu pour la suite
J’ai donc beaucoup aimé ce récit qui permet de prolonger des rêves d’enfant vers l’Espace.
Avec "Le complexe du chimpanzé", Richard Marazano nous livre une aventure spatiale passionnante en trois tomes.
Partant de faits authentiques (les premiers pas à la surface de la lune par Neil Armstrong en juillet 1969), Richard Marazano va développer une intrigue palpitante. Tout démarre en 2035, lorsque deux hommes prétendant être Neil Armstrong et Buzz Aldrin sont repêchés d’une capsule spatiale échouée au milieu de l’océan. Cultivant le mystère au-delà de la page finale, l’auteur saura passionner son lectorat en multipliant les rebondissements au fil des pages.
Parallèlement à l’intrigue principale, Marazano va également développer la relation tourmentée entre l’héroïne principale et sa fille, qui souffre des absences répétées de sa mère. Mettant ainsi en avant les difficultés du métier d’astronaute, on s’étonnera néanmoins du langage (un peu trop développé pour son âge) utilisé par Sofia, la fille d'Hélène.
Parfois tirée par les cheveux (le petit voyage improvisé avec escale sur la lune) au niveau du scénario, l’histoire peut cependant se reposer sur un graphisme ultra-réaliste, proche de la photographie. Un dessin qui donne un effet cinématographique très réussi à l’ensemble et colle parfaitement à cette froideur dégagée par l’espace. Certains dérapages au niveau des expressions de visages délimiteront néanmoins la distance qui sépare encore le dessin photo-réaliste de Jean-Michel Ponzio de celui du maître en la matière : Alex Ross !
Espérons juste que cette trilogie qui démarre comme une fusée ne s’avérera pas juste un pétard mouillé !
Le pitch de départ m'a tout de suite séduit... Alors, j'ouvre l'album chez mon libraire préféré et là je bloque totalement sur le style graphique de l'album. Les dessins de Ponzio sont figés, sans âmes : on dirait des photos traffiquées sous photoshop. Je referme l'album, et part.
Mais suite aux avis précédents, je me lance dans l'aventure et j'ai eu raison. En effet, le scénario de ce premier tome est remarquable. Ca nous fait rapidement penser au génialissime "Universal War One" de Bajram, mais ici, tout semble encore plus réel car plus proche temporellement de notre époque. Quand certains albums restent des introductions mettant en place l'histoire, d'autre comme ce "paradoxe" nous plonge rapidement en plein coeur de l'action.
Un très bon album au final entâché par un style graphique discutable (mais qu'on finit par oublier au bout de quelques minutes). J'attends la suite avec impatience.
Excellent premier album que ce "Paradoxe".
Pourtant, la couverture ne paie pas de mine, je trouve. Malgré les couleurs assez belles, le style de dessin un peu figé, statique, ne me plait pas plus que ça... et l'ensemble de l'album est similaire, comme si les différentes cases étaient travaillées d'après photo.
Mais les différents avis lus ici et là sur la toile m'ont convaincu de donner une chance à cet album. Tant mieux !
Le scénario est excellent, très prenant. Le pari était risqué car cette histoire aurait pu être tout sauf crédible, si la narration était différente. Mais le lecteur est plongé dans un scénario de qualité, qui de toute évidence a demandé beaucoup de réflexion de la part des deux auteurs. On sent l'esquisse d'un gros paradoxe temporel (d'où le titre de l'album ?) se profiler en arrière plan, sans pour autant qu'il ne soit clairement annoncé comme dans l'excellent "Universal War One".
En vérité, si le second tome suit le même chemin, nous avons là à faire à une série qui va clairement marqué le monde de la BD de son empreinte. Mais attendons pour en savoir plus
Premier tome d'une trilogie annoncée.
Le postulat de départ ?... une idée tellement "simple", si je peux dire, qu'elle en est impressionnante : en 2035, les astronautes Armstrong et Aldrin, à bord de leur capsule de la mission Apollo XI, reviennent sur Terre. Armstrong et Aldrin ?... ils sont pourtant revenus de la Lune en Juillet 1969 et sont morts depuis. Qui alors est revenu sur Terre cette année-là ?... Comment ces "nouveaux" astronautes ont-ils pu survivre à une éventuelle dérive dans l'espace de plus de 65 ans ?...
L'enquête va démarrer. Comme j'ai démarré au quart de tour dans cette nouvelle série SF.
C'est que l'idée de base va s'ouvrir sur d'autres portes, apportant de nombreuses questions et rebondissement inattendus.
Qui plus est, deux histoires se mélangent : celle des astronautes et celle de Hélène et de sa fille Sofia ; Hélène qui devra partir en mission pour -peut-être- de nombreuses années.
Le dessin ?... le graphisme m'a un peu perturbé. C'est hyperréaliste mais j'ai parfois l'impression que des photos de personnes ont été retouchées ; une sorte de roman-photos graphique. Mais cela n'a quand même aucun démérite. Qui plus est, Hélène a vraiment un air de Sophie Marceau que j'apprécie beaucoup.
Scénario (très) solide, bien bon graphisme, mise en scène et découpage des planches de bonne facture, tout ici "sent" une histoire -crédible d'ailleurs- dont j'attends la suite.