Une impression un peu en demi-teinte que la lecture de cet album.
Le scénario, assez classique, ne surprend pas et les grosses ficelles énervent un peu.
Le dessin est surprenant, voire déroutant, pour les habitués de Spirou et m'a parfois donné la curieuse impression de me trouver devant un enfant bâtard de Spirou et de Black & Mortimer. Quelque chose aussi de Blakc et Mortimer dans la narration, sans doute. J'ai presque cru que Fantasio allait lâcher un "By Jove" dans une ou deux cases dans lesquelles on se serait passé de son intervention...
Pas assez de rebondissements, ou des rebondissements peu attrayants, pas assez surprenants.
Bref, un tome qui se laisse lire agréablement, mais sans plus.
Deuxième tome de cette nouvelle collection. Je le trouve un peu meilleur que le précédent. Franck LeGall donne une grande importance à Zorglub dans cet album. Il était temps car le personnage n'avait plus tenu de rôle de premier plan depuis Tora Torapa (1973), si on ne tient pas en compte Le réveil du Z, qui met en scène Zorglub Junior. Le comte de Champignac occupe aussi une place de premier choix. Zorglub retrouve même un rôle ambigue, ce qui n'est pas une mauvaise idée.
Le voyage dans le temps est une bonne idée (pas nouvelle, car déjà utilisée par Tome et Janry) et le cadre de Paris bien choisit. Le langage du 19ème siècle est peut-être un peu difficile, mais le lexique final nous aide beaucoup a comprendre. Franck LeGall a la même conception du voyage dans le temps que Toryama dans Dragon Ball, à savoir la mise en place de monde parallèle.
Le dessin de LeGall est lui aussi spécial (la collection l'exigerait-il?), mais je le préfére à celui du 1er album.
Seul ombre au scénario, la trop importante intervention du lecteur dans l'histoire.
Un très bon tome, qui nous donne envie d'en lire plus
Que voilà un album que j'attendais avec impatience ! Et je ne suis pas déçu !
Frank Le Gall reprend les personnages de Spirou et Fantasio avec son style graphique si reconnaissable. Réminiscence de la ligne claire franco-belge, il donne une âme légèrement rétro à cet univers. Il y a un peu de Hergé, de Jijé et de Tillieux dans ce dessin. Le trait est beau, simple et élégant. Agréable à lire, certaines planches sont superbes. Paris et le quartier du Marais du 19e siècle prennent véritablement vie et saveur sous nos yeux. Et j'ai un vrai coup de coeur pour la couverture et ses couleurs.
L'histoire, quant à elle, mène nos héros dans un voyage dans le temps en compagnie de Champignac et Zorglub. Après l'Horloge de la Comète et le Réveil du Z, ce n'est pas la première fois qu'une telle aventure leur arrive. Mais les choses sont différentes cette fois-ci puisqu'ils empruntent un moyen nettement moins sophistiqué et que leur retour au 21e siècle semble bien difficile à assurer.
Une plongée dans le Paris populaire de 1865, argot des rues et ambiance en prime. Une époque originale et retranscrite avec brio. Nos héros s'y fondent avec bonheur et le récit, quoique simple puisqu'il se résumerait presque à un simple aller-retour tourmenté est tout à fait agréable à suivre.
Frank Le Gall s'autorise en outre beaucoup d'humour dans son récit, tant par le biais de Fantasio que de Spip. Certains gags m'ont parfois franchement fait rire. Cela rend le récit d'autant plus plaisant à mes yeux.
On peut cependant reprocher à ce scénario un certain abus de petites facilités, de coincidences qui tombent trop souvent à pic. Quand on y pense après lecture, certaines péripéties paraissent peut-être inutiles dans le récit si c'était pour les résoudre par des deus ex machina un peu trop visibles. Le personnage du jeune lecteur de Spirou et Fantasio qui se révèle être un crac en matière de technologie à même de réparer une machine à voyager dans le temps ne m'a pas tellement convaincu par exemple. De même l'explication des "mondes parrallèles" en fin d'album manque un peu de consistance voire de cohérence avec le reste du récit. Mais tout cela passe bien néanmoins car cela fait partie de la magie de Spirou après tout.
Une très agréable lecture, un graphisme excellent, une histoire intéressante avec beaucoup d'humour. Il manque juste un peu d'envergure et de complexité au scénario pour classer cette oeuvre comme étant culte à mes yeux.
Deuxième album de la série parallèle mettant en scène les personnages de Spirou et Fantasio sous la direction d’auteurs invités, les Marais du temps nous proposent une aventure de temporelle dans le Paris du XIXe siècle; outre Spirou, Spip et Fantasio nous aurons le plaisir de retrouver Zorglub et le Comte de Champignac.
Le dessin de Frank Le Gall ("Théodore Poussin") est très différent des derniers Spirou (par Janry, Munuera ou Yoann), il tend vers le Franquin des débuts (époque Il y a un sorcier à Champignac) tout en étant un tantinet moins dynamique et plus sérieux, on se rapproche presque de la ligne claire de Hergé ou de E.P. Jacobs. C’est un peu déroutant et, sans être tombé sous le charme du dessin, j’aime l’expérience de voir ces héros classiques sous le crayon de nouveaux dessinateurs. Bref, ok pour un album mais pas plus.
Le scénario est plaisant et repose sur une idée sympathique de voyage dans le temps. Spirou se retrouve dans le Marais en 1865 et Le Gall a dû prendre du plaisir dans cette reconstitution, il soigne les costumes, les détails de Paris (signalons aussi une bonne mise en couleurs de Dominique Thomas) et même le langage de l’époque est utilisé dans les phylactères. Un lexique à la fin de l’album se révèle d’ailleurs bien utile. Le Gall est un bon conteur d’histoire, le rythme de cette aventure est agréable, le lecteur s’installe dans l’aventure et suit avec fluidité nos héros dans leur périgrinations temporelles.
Néanmoins, l’album n’est pas sans défauts ! Tout d’abord, la contribution de Spirou au dénouement de l’intrigue est plus que réduite, quant-à Fantasio, hormis une gaffe et quelques traits d'humour, il se limite à être là c’est tout. Le personnage le plus travaillé est celui de Zorglub, que l’on découvre assez ambigu voire intrigant. Ensuite, les tournants importants de l’aventure viennent de Spip et d’un jeune garçon, lecteur du Journal de Spirou. Ce n’est pas la première fois dans la série que les « fans » de Spirou interviennent mais ici c’est tellement énorme que ça devient lourd et peu crédible. Par ailleurs, le voyage dans le temps est toujours une entreprise risquée pour un scénariste, le paradoxe n’étant jamais loin. Le Gall contourne cependant le risque de façon plus opportuniste que véritablement habile.
En bref , il y a un peu trop de défauts à mes yeux pour faire de ce one-shot un album inoubliable. Le meilleur de cette histoire simple et originale est à chercher dans la reconstitution du Marais au XIXe siècle.