Ce quinzième tome de Largo Winch permet de casser son image, ou tout du moins de l'écorner une petit peu. Sa retraite sur son île privée le met face à ses doutes (il a donc une faille!), mais cette scène permet surtout de renouer avec le passé, et le tome 2 de la série notamment. Par ailleurs, comme c'est souvent le cas dans les albums de Largo, des flash back viennent dévoiler une partie de sa vie inconnue. Dans cet album, les personnages du passé servent de prétexte pour faire venir Largo en Chine et à le pousser dans des embrouilles.
Pour ma part, j'ai été un petit peu décontenancé par cette nouvelle aventure. Sur deux ou trois planches, il n'y a rien à lire. Par ailleurs, je trouve que tout s'enchaîne trop bien. Non mais sans rire, Largo, avec tout ce qu'il a vécu, tout ce qu'il a fait, il ne sent pas qu'il se jette dans la gueule du loup? A aucun moment, Il ne se doute de quoi que ce soit et c'est un peu dommage. Je reste aussi sceptique sur la personnalité des personnages : Silky et Simon tiennent vraiment de la caricature et si Van Hamme a voulu créer la surprise avec Mme Choo, je pense que c'est raté : personnage intéressant mais pas véritablement convainquant.
En revanche, malgré ces rares critiques, le scénario se tient et utiliser le filon de remboursement de la dette est très bien vu.
Les dessins sont toujours aussi bons et les vues aériennes de Hong Kong, de Dubaï, de l'ile de Largo, sont superbement réalisées. Les couleurs sont vives, presque éblouissantes parfois. L'ensemble est très agréable à regarder.
L'album a l'avantage de poser les bases d'un problème complexe à résoudre pour Largo et pour son entourage. Par le talent des auteurs, on reste malgré tout scotché à cette histoire et on a hâte de découvrir la suite, de voir comment Largo va se tirer de cette situation impossible.
C'est bon. Très bon même. Et même s'il n'y a plus d'effet de surprise, j'ai encore pris un grand plaisir à la lecture de ce nouveau tome.
Le postulat ?... une dette contactée quelques années plus tôt avec une triade chinoise qu'il va falloir "rembourser".
Je m'attendais à un album explosif. Surprise. Et bonne : j'ai découvert un Largo plus "calme", dans une intrigue -rondement menée quand même- qui joue beaucoup sur l'amitié... et les souvenirs. Et ce Largo plus "humain" (c'est vrai que, parfois, on aurait pu le croire apparenté à James Bond) m'a emmené -pour une histoire en deux tomes- de Saint-Tropez à Lhassa en emmenant avec lui un sacré sac d'embrouilles qui vont -sûrement- éclater dans le second opus.
Le dessin ?... toujours aussi bon ; un trait vif, expressif, réaliste, bien mis en valeur par un découpage nerveux et une mise en pages vraiment stylée.
A noter : belle palette de couleurs de Besson.
In fine : un bien bon opus, lu trop rapidement peut-être, dont j'attends -vite, vite-la suite.
Un bon album que ce dernier Largo.
Francq a le don de nous transporter dans n'importe quel lieu de la planète en une case ou deux grâce à son dessin lumineux et très précis. Il arrive à nous montrer les lieux les plus reconnaissables d'une ville sans pour autant faire "carte postale", en intégrant parfaitement le décor à l'action. Si la topographie de tous les passages exotiques de Largo est aussi précise que celle de St Tropez, chapeau!
Le travail sur le texte et le dessin est si bien réussi que l'on entre dans l'histoire dès la 1ère vignette.
Dommage que, comme les autres volumes, on en termine la lecture trop vite. Il faudrait des albums plus "denses". Mais peut-être que Francq ne pourrait y exprimer tout son talent?
Pas mal du tout ! Après le dyptique de Venise assez catastrophique, un diyptique Shadow pas trop mauvais mais pas extraordinaire et un diptyque Speed One assez moyen, on retrouve un tome 15 à la hauteur cette cette série à succès ! Dans cet épisode, Largo doit donc s'acquitter de sa vieille dette envers les triades chinoises qui l'ont aidé à sortir Simon de la forteressse de Makling.
Un peu comme dans le cycle "H" et "Dutch Connection", on retrouve des rétros sur le passé de Largo, très instructif sur le personnage encore une fois. Justement, parlons-en, de Largo. Dans cet album, on le retrouve moins sûr de lui (on pense notamment à cette phrase : "je ne suis pas aussi fort qu'on le croit"), ce qui le rend beaucoup plus humain et surtout nettement moins agaçant.
Au niveau de l'histoire, on quitte ici le groupe W et ses histoires de finance pour un album beaucoup plus axé sur l'aventure. Les évenements se succèdent à 100 à l'heure, et promettent un tome 16 de haute volée !
Ce quinzième tome de Largo Winch suggère la relecture du diptyque jaune de la série (La forteresse de Maikiling et L’heure du tigre).
Le titre annonce en effet la couleur et les aficionados de la série devinent d’emblée que la menace qui pesait sur Largo Winch depuis le huitième tome de cette série, va sévir dans ce nouveau diptyque au sein des triades chinoises. Largo Winch va en effet devoir s’acquitter d’une vieille promesse et la note s’annonce salée.
On retrouve d’ailleurs un Largo Winch moins sûr de lui, comme s’il devinait déjà les conséquences de cette épée de Damoclès qui balance depuis quelques tomes au-dessus de sa tête.
Côté graphisme, après la petite déception du diptyque précédent, Philippe Francq nous livre un tome de toute beauté. Par contre, au niveau du scénario, ce tome recycle un peu trop d’anciennes histoires.
Comme d’habitude, c’est le prochain tome (La voie et la vertu) qui clôturera ce nouveau récit et dieu sait où se diable de Jean Van Hamme va nous emmener.