Plutôt attractif par sa couverture et par ses planches quand on le feuillette, ce premier tome de "Carthago" l'est aussi par son scénario.
On ne peut pourtant pas dire que l'ensemble se distingue par son originalité. De très nombreuses références viennent à l'esprit au fil de la lecture : "Les dents de la mer" de Spielberg évidemment, mais aussi "Sanctuaire", "Golden City" ou "Aquablue". Christophe Bec ne cherche pas à révolutionner le genre mais il livre une histoire bien écrite, prenante et efficace. Le suspense aurait sans doute été plus marqué encore si l'existence du Mégalodon n'était pas si vite dévoilée, car le lecteur n'a pas le temps d'imaginer la créature responsable des attaques. C'est visiblement un choix de Christophe Bec. Peut-être que la suite du récit le justifiera pleinement...
Eric Henninot réalise des planches minutieuses, bien relevées par la mise en couleurs de Delphine Rieu. Graphiquement, ce n'est pas très neuf (on se croirait dans la collection "Série B" de Delcourt) mais c'est bien fait et plaisant. Les nombreuses planches sans dialogues fonctionnent bien car le dessinateur réussit à créer les ambiances appropriées aux différentes scènes.
Une bonne introduction qui donne envie de poursuivre la découverte de cette série.
Mettez vos bonnets rouges pour lire cet album car il respire le commandant Cousteau à plein nez. Voguant entre un documentaire de ce célèbre explorateur marin grâce à une découverte paléozoïque majeure lors d’une opération de forage sous-marine, tout en reléguant le requin du film «Les dents de la mer» à un rôle de figurant, Christophe Bec ("Le temps des Loups", "Bunker", "Pandémonium", "Sanctuaire") nous livre un thriller fantastique très captivant.
Ajoutez à cela un thème écologique de fond, accompagné d’un côté dénonciateur des grosses compagnies pétrolières et d’une intrigue familiale en arrière-plan, et vous n’aurez pas le temps de vous ennuyer une minute pendant la lecture. De plus, l’auteur a choisi de découper son récit sous forme de puzzle de quelques pages, tout en jouant sur la chronologie du récit, ce qui contribue à construire son histoire de manière prenante et bien dosée. Et finalement, malgré quelques exagérations et une approche légèrement manichéenne (mais non dérangeante), l’auteur prolifique des Humanoïdes Associés parvient à installer cette nouvelle série de manière très prometteuse.
Le dessin réaliste et très lisible d’Eric Hénninot ("Alister Kayne"), pourvu d’excellents cadrages, sied parfaitement à ce récit subaquatique. De plus, avec une coloriste talentueuse (Delphine Rieu, "Les aquanautes") qui peut tout doucement revendiquer le titre d’océanologue réputée, tout comme l’héroïne de ce récit, cette série prévue en huit tomes ne risque pas de prendre l’eau au niveau du graphisme.
J'avais raté "Sanctuaire", je ne passerai pas à côté de "Carthago" !
En gros amateur de fantastique et de thriller, j'ai été très émoustillé par les avis positifs relatifs à cette nouvelle série initiée par Christophe Bec.
Une nouvelle série qui s'annonce comme diablement excitante, tant elle est pétrie de qualités. Commençons par le plus facile, le dessin. Le trait d'Eric Henninot est impeccable, il n'y a aucune erreur de perspectives, de proportions ou de designs. Tout juste chipoterai-je en disant que certains visages manquent d'un peu de détails, de caractère. Les couleurs de Delphine Rieu nous permettent d'apprécier des ambiances, surtout aquatiques, de toute beauté. On se pâme d'admiration face aux abysses aveugles dans lesquels sont plongés nos héros et leurs proies.
Côté narratif, c'est du tout bon là encore. Le récit s'étale sur plusieurs époques, mais c'est pour mieux les lier dès la fin du premier tome. Alors bien sûr, les influences du scénario sont évidentes, des Dents de la Mer aux "Aventures de Gilles Roux et Marie Meuse" en passant par "Sanctuaire" (que je n'ai pas encore lu), avec une grosse part de thriller techno-financier. Cela donne un cocktail explosif, tour à tour surprenant, excitant, passionnant et intrigant. Car Bec a bien ficelé son intrigue, et elle vous prend très vite.
Pas mal, c'est vrai ; même si le fond de cette histoire n'est pas une "nouveauté". L'histoire me fait diablement penser à la série "Bessy" (sur ce site), album n° 8, de titre "La peur de Bessy", qui date quand même d'une cinquantaine d'années.
N'empêche. Le scénario est solide et m'a baladé d'une situation à une autre, d'un intervenant à un autre ; ce sans un temps mort.
Diablement efficace -oui- mais aussi un peu tortueux, car j'ai eu affaire à une histoire qui mêle aventure dans les fonds marins, enjeux économiques, politiques dans un véritable suspense... un peu trop rythmé peut-être ?...
Mais, bon, je ne boude pas mon plaisir et me suis bien amusé à découvrir ces mystères sur fond de grosses bébêtes venues des temps plus qu'anciens.
Bien bon début et bonne découverte que ce premier opus.