C'est toujours une bonne surprise, après un tome 1 déjà réussi.
Certes, ce livre second est plus noir, sur le plan de l'atmosphère, mais il perpétue la qualité.
L'héroïne poursuit sa quête de vengeance, et son abnégation, étonnante, la pousse vers les plus grands dangers.
J'avoue avoir frémi, un peu facilement c'est vrai, mais j'ai été pris par l'atmosphère des bas fonds et des vices les plus inavouables.
Je trouve que le dessin sied à merveille à l'époque et à l'univers des maisons closes: il redonne un peu de gaieté à une trame guère optimiste.
Et, une fois encore, j'avoue avoir été pris.
Pour moi, il s'agit d'ailleurs d'une des trouvailles de ces dernières années, avec 2 tomes homogènes et puissants.
Alors, pris comment ? Pris dans une envie de suite, pris dans le besoin de savoir, comme possédé par le récit.
Pas mal non ? Joli crédit au compte des auteurs, dont j'attends désormais d'autres productions de ce niveau.
Fin de cette excellente histoire, on retrouve avec plaisir l’ambiance festive de la belle époque ainsi que le trait très moderne des Kerascoët.
L’intrigue policière est d’excellente facture et se laisse suivre avec un réel plaisir. Le lieu est toujours aussi insolite : une maison close, où se croisent toutes sortes de notables et de personnages prestigieux, comme ce membre de la famille royale anglaise.
Les auteurs n’hésitent pas à aller assez loin dans la description des perversions qui se déroulent dans la maison close. Les fausses pistes se succèdent et le dénouement est plutôt habile. Quant à notre chère Miss Pas Touche, cette expérience risque bien de lui laisser un très mauvais souvenir.
On espère d’ailleurs que le personnage sera à nouveau exploité dans une autre aventure.
Fin des aventures de cette "Candide au pays des putes" (c'est pas moi qui le dis, c'est les auteurs !).
Un très bon second tome où, au fil des pages, l'intrigue s'est avérée de plus en plus complexe, où le caractère de Blanche est apparu de plus en plus déterminé. C'est vrai que se faire embaucher dans un bordel pour essayer d'identifier les assassins de sa soeur, et la venger, faut le faire !
Un "polar" sombre ?... oui... et non ; car quelques "fenêtres" s'ouvrent pour donner un coup de lumière au Pompadour : Miss Jo qui, d'une certaine façon, veille sur Blanche ; la candeur de l'héroïne.
Le scénario ?... Bien huilé. Comme de l'horlogerie suisse.
Le dessin ?... Faussement simple, le trait s'accorde vraiment bien aux personnages, à leurs émotions, fait ressentir leurs états d'âme. Un trait "libre", précis, qui semble fragile -comme Blanche- mais qui ne l'est pas.
"Miss pas touche" ?... Match joué. Match gagné.
Après un premier album de grande qualité, ce second opus conclue avec brio cette enquête hors du commun.
En effet, la narration, semblable au premier tome, donne beaucoup de rythme à l'histoire.
Blanche petit à petit s'intègre au Pompadour, non sans heurt tant une partie des occupantes de la maison close la rejette. C'est pourtant dans cet environnement hostile qu'elle parviendra a élucider les mystères entourant la mort de sa soeur..
Le scénario est excellent : le lecteur est sans cesse surpris, Hubert faisant rebondir l'histoire avec finesse jusqu'à la toute dernière page. Difficile d'en dire plus, si ce n'est que cette série mérite votre lecture ne serait-ce que pour son intrigue très intelligente.
Le dessin de Kerascoët est dans le parfait style de la collection, à la fois simple, personnel, et très parlant. Il donne beaucoup de vie aux différents personnages de cette histoire.
Cette série terminée en deux tomes est donc un excellent investissement pour tout amateur de BD tendance nouvelle vague. Elle s'intègre très bien à l'excellente collection Poisson Pilote. A lire !
Une histoire incroyable, qui prend très vite aux tripes, tant l’intensité dramatique augmente au fil des pages. On suit l’héroïne dans sa recherche de vérité, et la plongée dans cette maison close des années 1930 est tout simplement effrayante. D’abord des clients « normaux » et là tout va bien, et puis quelques clients bizarres et très riches qui vont se permettre des atrocités sous le prétexte qu’ils paient. Et là, l’horreur va s’installer peu à peu. Le scénario, bien construit, va nous amener peu à peu à la découverte de la vérité, qui va s’avérer bien triste.
Le dessin de Kerascoët, alias Marie Pommepuy et Sébastien Cosset, fait partie de la nouvelle vague et au premier abord, je n’ai pas aimé. Les personnages ne sont pas dessinés avec finesse, cela manque d’harmonie et de chaleur. Pourtant, peu à peu, au fil des pages, le plaisir des yeux est venu, sûrement parce que l’histoire est prenante, et j’ai fini par trouver presque jolies les héroïnes. Le rythme est vif et rapide, et le récit ne se perd pas dans des dessins pleins de détails, on va à l’essentiel avec peu de choses en arrière plan, mais finalement l’ensemble est agréable à lire.
Les couleurs utilisent les palettes claires ou foncées, en fonction du moment, et donnent soit une fraîcheur, soit une intensité dramatique à ce récit bien sadique parfois envers l’héroïne et de toute façon très cruel.