Je retrouve un Jeremiah et un Kurdy adepte a leur habitude "l'un posé et calme et l'autre intrepide et amateur de femmes".
Cette fois ci Kurdy va faire la connaissance d'Elsie dans une ville ou regne Mr Blitz qui oblige des enfants a voler pour son propre compte.
Nous retrouvons dans cet album tante Martha et son "vieux".
Le graphisme est toujours bon et appliqué par contre j'ai toujours trouvé les couleurs fades.
Une aventure plaisante a lire mais avec une fin previsible.
Il manque a cette histoire une dose de suspense qui ferai son charme.
Et pour la cachette de la boite je m'attendais a un endroit insolite et l'auteur n'en reparle pas du tout.
En bref un bon "Jeremiah" pas le meilleur loin de là mais correct...
Après Roméo et Juliette, Hermann nous transpose David Copperfield (celui de Dickens, pas le mari de Claudia Choux-fleur) dans son univers post-Apocalyptique. C'est franchement une réussite au niveau du scénario, même si le happy end est un peu prévisible, encore que vous risquez d'être surpris par certains détails. Je n'en dis pas plus.
Suite logique du tome précédent, cette histoire donne à Jérémiah l'occasion d'être roulé dans la farine de bout en bout. Comme dans le premier épisode notre beau héros aux poings d'acier est complètement débordé par les manigances d'Elsie et Milova. Seul Kurdy saura tirer son épingle du jeu, voire même se retrouver gagnant d'un certain point de vue. De plus il aura pris un bain avec du savon, ce qui n'est pas négligeable.
Au niveau du graphisme, moi qui ne suis pas un réel adepte de la couleur directe, je me suis habitué, c'est vrai, mais ça ne m'emballe toujours pas des masses. Peut-être même moins dans ce tome que dans le ou les précédent(s), dont l'atmosphère brumeuse était plus propice à un tel traitement d'image. Mais il faut bien reconnaître que c'est super bien fait. En tout cas, ça n'enlève aucun plaisir de lecture.
On retrouve ici Woody et tante Martha, comme pour faire un peu le point. Il y a bien longtemps que Jérémiah et Kurdy n'évoluent plus, n'ont plus de but, ne se lancent pas dans un quête à leur mesure. Non, depuis quelques temps, ils subissent. Alors quoi, une petite ballade le temps de jouer les redresseurs de torts, et on revient chez tante Martha. Et tout ça jusqu'à quand ? Pour quoi faire ? Il leur faudrait une bonne guerre, comme disait l'autre ....
Encore une bonne histoire de Jérémiah, qui fait agréablement passer le temps, mais malheuresement un album si semblable aux autres, qu'on n'en gardera peut-être pas un souvenir impérissable, et c'est dommage .....
Retour à Langton, Chez Martha, unique point d'ancrage (relatif) de Jeremiah et Kurdy...
C'est étrange comme j'ai eu du mal à donner un avis sur ce tome... Peut-être parce qu'il se démarque assez peu (trop peu ?) du reste de la série. Certes c'est une qualité reconnue pour une série, surtout de cette longueur, de conserver une certaine unité, d'autant qu'on s'est franchement attaché aux personnages principaux comme secondaires, à leurs caractères qui évoluent mais qui conservent une belle cohérence tout au long des divers développement. Mais le ressort de cet opus est sans doute un peu surexploité à la longue. Mais bon, on est dans un Jeremiah, on ne va pas demander tout autre chose non plus.
Indépendamment des considérations précédentes, l'histoire est sympa, bien construite, avec deux jeux de relations entre les protagonistes qui ne révèlent pas toutes les motivations des personnages (notamment de la jeune protégée de Jeremiah... qui prendra une direction surprenante). La relation entre Kurdy et Elsie est sympa, bien développée tout en gardant une certaine ambiguité, à qui profitera le mieux de l'autre... En revanche, ça faisait quelques temps déjà que Jeremiah n'avait pas été victime de sa naïveté. En fait, la majeure partie ce cet épisode tourne autour d'un jeu de dupe entre les divers protagonistes (Martha, Kurdy, Milova, Jeremiah, Elsie...) et des dialogues très plaisant. Mais les méchants de service ont moins d'intérêt que dans d'autres épisodes, et le seul thème évident est toujours celui de l'exploitation des plus faibles par des personnages sans scrupules, déjà amplement traité. Le manichéisme est particulièrement marqué dans cet épisode, ce qui déçoit un peu. Hermann nous avait habitué à plus de nuance chez ses personnages. Mais tout son talent est tel qu'avec ces ingrédients quelconques, il réussit à nous entrainer dans cette aventure avec plaisir !
Il a aussi pour argument son talent aux pinceaux. Tome après tome, on reste en admiration devant son aptitude à restituer les différents décors où il place ses histoires, les expressions des personnages, l'atmosphère adéquate à chaque scène... Et si on trouve moins dans cet opus de planches d'anthologie, le tout constitue encore une belle réussite, dont je ne me lasse pas.
En définitive, un épisode dans la ligne de la série, qui ne surprendra ni ne décevra les aficionados (dont je suis), mais est quand même assez loin des sommets parfois atteints précédemment.