Je ne m'attendais pas à autant de pages dans cette BD (174) mais je les ai lues sans aucun ennui et avec une vraie fluidité. J'avais peur au départ de ne pas accrocher aux personnages de ces cinq copains et finalement non seulement je m'y suis attaché mais en plus j'ai passé avec eux de très bons débuts de vacances. L'ambiance est bon enfant, sympathique, vraiment agréable.
Par la suite, j'ai un tout petit peu moins apprécié la partie concernant la peinture blanche. Le message qu'elle comportait ne m'a pas vraiment touché et l'ambiance du livre avait un peu changé, amenant un peu plus de reflexion que le début qui se laisse vraiment couler.
Néanmoins je garde maintenant un bon souvenir de cette lecture, un moment agréable et étonnamment dépaysant alors qu'il s'agit juste de quelques jours dans un chalet en France.
Une bulle d'air frais. Au travers de ces cinq potes partis passer une semaine à la campagne, on assiste à un moment de détente vraiment sympa. ca se lit d'une traite, parce que c'est simple, frais. Oh, bien sûr, le dessin de Davodeau est encore hésitant à cette époque, mais on ne peut passer à côté de la bonhomie des personnages, de ce bonheur communicatif d'être ensemble. Quant au personnage de phil, il est impossible de le blâmer, tant il nous est sympathique. En lisant la BD, j'ai pensé à Week-end avec préméditation, dans un genre un peu différent.
Cinq types qui s’évadent de leur quotidien, de leurs femmes et de leurs enfants, pour passer quelques jours entre copains dans un chalet, c’est une histoire classique, mais des vacances entre mecs ça donne forcément des grands moments d’hilarité. C'est bien connu: Quand bobonne n’est plus là pour mettre le frein, alors on déconne comme des gamins !
Forcément on rigole en lisant cette tranche de vie et quand on me sert une tranche de vie, pour que ce soit parfait, j’ai un nom qui me traverse l’esprit : Davodeau ! C’est le roi des tranches de vie, des histoires simples, mais humaines ! Son dessin et sa narration s’y prêtent à la perfection et quand il y mêle une intrigue et que le sujet donne naissance à des scènes à mourir de rire on se retrouve en face d’un grand Davodeau.
Oui, bon, c'est vrai que c'est pas mal, "Quelques Jours Avec Un Menteur". Mais alors, je suis déçu. Vu les éloges que les posteurs de CoinBD faisaient à cet album, je m'attendais à un truc dément, au scénario ficelé et millimétré, où quiproquos et embrouilles diverses allaient rythmer la semaine de vacances de 5 trentenaires nostalgiques de leur enfance échappée.
Rien de tout cela. Après une bonne centaine de pages de mise en place de l'intrigue (où il ne se passe réellement rien, même si diverses anecdotes prêtent à sourire et si la lecture de ce passage est fort agréable), voilà que l'histoire démarre enfin. Autant vous dire que le Menteur, le lecteur lambda le détectera bien vite... faisant retomber le soufflé par la même occasion.
La suite de l'histoire, tout agréable qu'elle est, n'a donc pas plus d'intérêt que le début de l'album.
Pourtant, je mets une note correcte à ce tome parce qu'il est synonyme d'un grand bol d'air pur pour moi. On comprend les émotions et sentiments des différents protagonistes de l'histoire, à défaut de les partager vraiment avec eux. Et c'est déjà pas mal !
Le dessin de Davodeau n'évolue pas vraiment. Assez simple, en teintes de gris, il convient assez bien à ce type de récit, finalement, même si j'aurais imaginé des vacances à la campagne un peu plus vertes...
Le prix est un peu élevé vu le N&B, vu le papier et vu le format, mais bon, quelle BD sympa ! Les persos avec leurs faiblesses, leurs défauts et pour certains leurs zones d'ombres, sont bien vus et formidablement vivants. On se sent seul en refermant le bouquin ! Davodeau a le chic pour évoquer les mimiques, les expressions, certaines scènes sentent le vécu, d'autres sont hilarantes. Cette bande de potes qui s'offrent quelques jours "entre mecs" devrait particulièrement plaire au lectorat masculin néo-trentenaire ou pas loin, mais pas exclusivement.
Ah, ça c'est du Vrai Davodeau, de celui qui sait émouvoir, qui transmet une atmosphère de vérité où l'on se sent vivre.
Cette histoire, qui repose entièrement sur la psychologie et la tenue des personnages, est une belle aventure à part entière, où les aspects de la vie de groupe sont bien transcrits.
La camaraderie, les tensions, les blocages de chacun, je m'y suis retrouvé, il est clair que Davodeau a bien su observer autour de lui avant de restituer avec fidélité.
L'histoire ne manque pas d'intérêt non plus, et passe elle aussi par l'affirmation des personnages les uns envers les autres.
A la fin, un sentiment de bien être s'en dégage. Pourquoi vouloir s'en priver ?
Décidemment, avec Rural, en petit format (encrages) les éditions Delcourt nous donnent le meilleur de Davodeau. Encore !
Trois raison m'ont fait acheter cet album :
- il fait partie de la (très bonne) collection Encrages
- les critiques ici étaient largement en sa faveur
- je l'ai trouvé neuf pour 5 euros (bin oui !)
La lecture s'avéra difficile : quelques potes partent ensemble pour se retrouver pendant une semaine dans un chalet dans un trou pau..., pardon, un charmant petit village, et forcément, l'action laisse quelque peu à désirer.
A vrai dire, pendant les 100 premières pages (sur 175 environ), on ne sait pas trop où l'on va. Alors si l'histoire est bien gentille, quand même c'est légèrement ennuyeux.
C'est ensuite que ce livre prend tout son sens ! Et je peux vous assurer que je suis resté assis, incapable de me déscotcher les yeux tant c'est... bien !
C'est génial. Cette histoire est fraîche, a un goût de vrai et de beau, elle est simple, mais qu'est-ce qu'elle est bien !!!
Oui je sais, c'est nul de dire "Wah, ce livre est bien"... Mais franchement, vraiment, sérieusement, il mérite d'être lu !
Et puis les dessins peuvent paraître moyens de prime abord, mais ce que j'adore dans ce bouquin, ce sont les passages sans paroles. Davodeau nous fait ressentir l'ambiance et l'humeur de ses personnages avec talent. J'aime.
Ma page préférée : 155, où on voit de profil une petite route de campagne toute simple, avec un cycliste qui pédale lentement (son vélo fait crouik crouik).
Cette page-là, je devrais l'encadrer et l'accrocher au mur, elle m'a fait sourire toute la soirée. Merci, M'sieur Davodeau !