Et donc, convaincu par Hogl qu'il va conquérir le monde avec l'aide de Diamante, notre Alef-thau part combattre une foultitude de guerrier pour aller féconder la proto reine. Hum, j'ai déjà lu ça quelque part, dans "L'incal", non ? Ah bon, c'était aussi du Jodorowsky ? Alors, tout s'explique. Au passage, notre prince est non seulement manchot, mais borgne et cul-de-jatte. Enfin, ça faisait peut-être un titre un peu long.
Il y a de plus en plus d'invraisemblances dans le scénario, surtout par rapport au thème de départ, on sent que certains détails ne collent pas, en fait. Mais il faut avouer que c'est vachement bien raconté quand même. La sauce prend, c'est indéniable. Et puis Diamante, ah ! Quelle belle fille, surtout dans son costume de reine noire, qui ne cache presque rien de son anatomie ! C'est un peu bestial comme critique, mais c'est tellement vrai ! Tiens, on a aussi droit à une épreuve de sagesse "Quand est-ce que la main t'attrape sans te retenir", ça m'a fait penser au "Le lama blanc". Ah ben, c'est aussi du Jodorowsky, alors !
En résumé, les fan du grand Jodo apprécieront tout son art de conteur, retrouveront certains clins d'oeil qui ont fait sa réputation, et les dessins d'Arno sont magnifiques. Aaah, Diamante .....
Nous voilà de retour sur Mû-Dhara avec ce deuxième tome des aventures d’Alef-Thau : « Le prince manchot ». Notre héros doit sauver Diamante, celle qu’il aime, retenue prisonnière de l’indocentre. Une tache qui s’annonce assez ardue.
Les personnages d’Alef-Thau et de Diamante sont vraiment très intéressants. Elle est à la recherche de son passé et de son identité, alors que lui est en quête d’un avenir. Ces deux là sont complètement antithétiques, ce qui rend leurs liens très complexes. Ils se haïssent et s’aiment, s’aident et se trahissent. Je me languie vraiment de savoir comment leur relation va évoluer.
Côté scénario, c’est nettement mieux. Le fantastique se mêle à l’ésotérique dans ce monde nommé Mû-Dhara. La seule chose que je trouve dommage, c’est que l’auteur fasse comme si le lecteur connaissait déjà ce monde ; la Bd ne nous laisse qu’entrevoir son étendue fantastique et merveilleuse. Une présentation un peu plus complète n’aurais sans doute pas manqué d’intérêt.
Ainsi on ne fait que survoler des points comme l’indocentre, le sorcier banc ou la matrone. On en a juste assez pour comprendre l’histoire ; si ça n’enlève pas l’intérêt du scénario, ça lui enlève de la profondeur.
Le dessin est (je trouve) nettement meilleur. Il y a plus de détails, les traits sont plus précis et les cases moins encombrées. Et puis je trouve que le rendu général est pus « beau » que dans le premier tome.
Un second tome que je vous conseille vivement, au même titre que le troisième d’ailleurs !