Ici dessinateur et scénariste, Bec s'essaie dans une sorte de western fantastique.
Ce mélange est quand même osé mais ne sombre pas dans une éventuelle caricature.
Je me suis ainsi retrouvé dans un monde "après le cataclysme", pénétrant dans un petit village perdu dans la montage -Damonte- ; village où j'ai été amené à suivre la confrontation entre ses habitants et une petite communauté fort mystérieuse qui sème le trouble, voire la mort, dans les environs.
J'ai surtout apprécié le style graphique : des cases assez épurées, un trait fin qui met en évidences des émotions, des regards, des visages. Ici, pas besoin de bla-bla pour comprendre les états d'âme, le comportement d'une personne ; son ressenti.
Bien aimé aussi ces sortes de références cinématographiques pour l'un ou l'autre des personnages (avez-vous remarqué Charles Bronson dans une des premières planches ?...).
Ce premier tome me semble avoir été une sorte de "pause" dans l'univers créatif de Bec ; mais une pause positive ainsi qu'une sorte d'hommage au western spaghetti, à Durango, Jérémiah, Sergio Leone même...
Plaisant.