C'est clair, j'ai pris plus de plaisir qu'au tome1.
Sûrement que l'atmosphère étant assimilée, les personnages connus, c'était plus aisé de s'y plonger directement.
Mais aussi, à coup sûr, parce que le fondement du récit m'a concerné davantage.
C'est une bonne idée, un souffle de fraîcheur, que l'apparition de ce Serge cuisinier.
Ce cher Serge change le quotidien des habitants du coin, et insuffle à la série un rythme nouveau, moins local, plus exotique, dirai-je.
Par ailleurs, le dessin, toujours agréable, n'est quand même pas ce que je préfère dans cet ouvrage (désolé pour les puristes).
Au final, une bonne surprise, une série qui se bonifie, gage souvent d'un scénario bien réfléchi au départ.
Lire la suite ? Oui, sûrement !
Un petit moment de magie, ou le temps semble s’arrêter. Le bonheur au milieu de la neige, dans ce village Canadien isolé, ou les villageois vont voir leurs vies simples et rudes transformées grâce à cet homme différent arrivé par hasard dans leur vie. Que du bonheur dans ce récit profondément humain, plein de retenue touchante, où l’Amour commence à apparaître avec délicatesse, ou la gentillesse de Serge déborde sur les habitants peu habitués à ça. Le dessin est maintenant connu, et plus facile à admirer. Il semble plus travaillé sur les personnages, ce qui les rend encore plus touchant. L’atmosphère rurale est palpable, avec la promiscuité obligée des petits villages, ou tout le monde se connaît et parfois se surveille. Plaisant le personnage du curé, très important dans l’organisation sociale du village. La scène du cochon est véritablement réussie, et si elle peut choquer certaines personnes, elle rappelle quand même que c’était un grand moment de la vie rurale, ou la transformation de l’animal permettait de manger pour longtemps. Et puis le restaurant, c’est superbe. C’est presque de l’amour et l’émotion des convives est palpable.
C’est une grande réussite à lire impérativement.
Mais ou nous emmène t’on dans ce récit ? Comment vont réagir les hommes du village à leur retour ?
Vite le tome 3, pour replonger dans cette ambiance si chaleureuse.
Et bien il se passe toujours autant de choses dans cette BD ! rien de rien !
C'est quand même formidable d'arriver à tenir le lecteur avec rien : la vie d'un petit village et de ses quelques habitants. Le deuxième tome est dans la continuité parfaite du premier : au niveau du dessin, de la narration, du découpage etc...
Alors, pourquoi lire cette BD ? parce que c'est beau, parce que c'est reposant, parce que c'est simple, parce que c'est touchant et parce que c'est le Canada.
On pourrait reprocher une certaine idéalisation, de la part des auteurs, de la nature humaine ... et alors ?
"Magasin général", c'est chaud comme une mitaine qui n'aurait pas de trous. C'est une belle BD. Quand on s'apprête à l'ouvrir, tous les mots qu'elle nous murmure sont comme des parfums qui enivrent la tête et nous étouffent le coeur. Son dessin est fait pour la caresse, et son histoire pour la tendresse... De sa voix douce comme une plume, elle raconte une belle histoire, celle d'un village québécois du début du XXème siècle.
Ce second tome est dans la lignée du premier. Il vous prend aux tripes et ne vous lâche pas. Pourtant, il ne se passe presque rien dans ce "Magasin général"... Le contenu pourrait être résumé en un paragraphe... Le génie des deux auteurs, en parfaite osmose, est de savoir nous captiver avec le récit de cet étranger qui échoue par hasard à Notre-Dame des Lacs, et qui va finir par gagner tous les suffrages... et les coeurs.
Marie est toujours aussi touchante, et on a plaisir à suivre son histoire, dans ce petit village. Le dessin est magnifique, les couleurs au diapason, que demander de plus ? Un nouvel album, vite !
Moins d’un an après la parution du premier tome, on continue à suivre les quelques familles qui peuplent la petite paroisse rurale de Notre-Dame-des-Lacs dans le fin fond du Québec des années 1920-30. L’équilibre de cette petite communauté campagnarde québécoise qui reposait essentiellement sur le curé et le Magasin Général tenu par Marie, se voit maintenant perturbé par l’arrivée d’un étranger à moto.
Malgré l’arrivée de Serge, l’histoire en elle-même reste d’une grande simplicité, et continue de mettre en avant le caractère des différents personnages hauts en couleurs et remplis d’humanité et de générosité. On prend non seulement plaisir à retrouver la quiétude et la solidarité qui animent cette microsociété harmonieuse, mais également à découvrir les talents culinaires de Serge à l’approche des fêtes de Noël.
Le dessin hybride Loisel – Tripp continue de faire mouche avec Régis Loisel au crayonné des planches et Jean-Louis Tripp à l’encrage et à la finalisation des dessins. Grâce à la contribution du montréalais Jimmy Beaulieu, le tout est également pourvu d’une narration franco-québécoise compréhensible des deux côtés de l’Atlantique et riche en expressions locales savoureuses.
Initialement prévue en 3 tomes, cette tranche de vie québécoise devrait finalement en compter 6. A noter également que CanalBD a réalisé un coffret permettant de réunir les deux premiers albums de cette série et a déjà prévu d’en réaliser un deuxième pour les deux tomes suivants.
Serge, un étrange québécois venu tout droit de Paris, débarque dans notre petit village. Recueilli temporairement par Marie, Serge semble faire petit à petit l'unanimité auprès des villageaois. Et ce qui devait être temporaire le devient de moins en moins. Serge va ainsi bouleverser la vie de Marie et la sortir peu à peu de la tristesse de son veuvage...
Ce deuxième tome du magasin général nous propose encore un sublime moment de doux rêve. Cette petite chronique locale est toujours aussi agréable à suivre. Toujours pas de rebondissements au menu de cet album, et les auteurs réussissent leur pari : rendre intéressante une histoire où pourtant il ne se passe quasiment rien mis à part la vie ordinaire.
Par ailleurs, j'adhère toujours autant aux dessins du duo Tripp/Loisel. C'est beau, c'est sublimement découpé (Loisel étant un maître en la matière).
Et cerise sur le gâteau, les auteurs nous offrent ce deuxième tome moins d'un an après la sortie du premier. C'est très jouissif et assez rare pour le souligner.