Voilà la fin de cycle. Car non Kookaburra ne se termine pas ici et va se poursuivre sous la double plume de Mitric.
Quant à ce dernier album qui amène la fin tant attendue, j'ai souffert une fois de plus. Premièrement, j'ai trouvé le scénario plutôt embrouillé, voire brouillon par moment. Ce sentiment est renforcé par le dessin de Mitric que décidemment je n'arrive pas à apprécier. Non pas que ce soit mauvais, mais le trait est moins fin, moins précis, moins rond, moins clair que celui de son illustre prédécesseur Crisse. En même temps, je ne lui en veux pas, grâce à lui nous avons la fin de cette série .
Voilà, je ne m'étalerai pas sur ces personnages qui ont tous un nez volumineux et envahissant, sur ces femmes théoriquement canon, qui ici ressemblent plus à des êtres sortis de la cours des miracles que d'un institut de beauté hyperspatial…
Voilà, le scénario nous apporte ici tout ce que nous attendions et c'est peut être dommage. EN même temps, la fin est plutôt splendide, avec une quadruple page dépliante. Un final grandiose. ET là, je dois avouer que j'aime ce que Crisse nous présente. Ce qui suit va surement ressembler à un spoiler, alors attention :
SPOILER
Anéantir tous les héros dans un énorme Big Crunch, il fallait oser !
FIN SPOILER
Comme tout ce que j'ai a dire sur le scénario concerne la fin, je me trouve un peu limité dans ma critique.
Je dois quand même avouer que j'exècre certaines choses dans cet album. Notamment le fait que Crisse prenne des raccourcis monstrueux dans son scénario sous couvert que tout cela est expliqué dans la série parallèle "Kookaburra Universe". A plusieurs reprises, certaines personnes sont projetées dans l'album sans avertissement et on se retrouve en retard sur le scénario avec une claque dans la gueule. Déjà qu'on a attendu plusieurs années pour avoir la fin, pendant que Crisse développait les séries transverses, ici on a vraiment l'impression que Crisse se moque de nous avec ces renvois vers ses autres séries. Du coup, certaines choses qui pourraient nous aider à comprendre ce qui se passe ou qui s'est passé, nous restent complètement mystérieuses.
Je déteste cette manière de faire quand c'est trop gros.
Voilà, rien que pour ça, d'un coup, j'ai envi de mal noter cette album.
Kookaburra était si bien parti. Après trois premiers tomes qui laissaient présager un avenir radieux de cette série, Crisse s’associe avec Mitric. A partir de là, tout se casse la gueule. Du moins pour Kookaburra.
Le dessin, on aime ou on aime pas chacun son choix. Personnellement, je préfère les dessins de Crisse. Les grosses têtes sur petit corps, ce n’est pas trop mon truc.
Côté scénario, c’est comme si Crisse avait demandé la mise à mort de sa série et que Mitric en était son bourreau. La fin est bâclée. Snipper surhomme, gentils pas vraiment méchants, et méchants assez gentils. Les rebondissement sont amenés de façon assez extraordinaire : « bon voila, alors lui c’est ça, et c’est comme ça », poum.
Merci Mitric ou Crisse d’avoir gâché l’une des sagas qui avait le plus de potentiel.
Après des années d’attentes, et la sortie d’un tome 4 plutôt décevante l’année dernière, le tome 5 vient de voir le jour et de conclue le premier cycle de Kookaburra. Pour ce dernier tome, Mitric, qui a repris en main l’univers de Kookaburra, vient ajouter sa plume à celle de Crisse au scénar. J’ai beaucoup apprécié les liens fait avec Kookaburra Universe, je me demande juste si c’était nécessaire de mettre les renvois en bas de page, pour moi ça aurait été aussi clair sans et ça évitait les remarques agaçantes du genre bd commerciale.
L’histoire garde le même rythme très rapide que la série avait adopté à partir du tome précédent. Elle reprend, juste là où elle nous avait laisser. Noter bien que c’est seulement une fin de cycle. Ceux qui crient au scandale en lisant ça car il croyait que la série était terminée peuvent se rassurer, ce tome peut très bien être pris comme une vraie fin en soi. Et quelle fin, je suis resté scotché et j’ai même mis pas mal de temps à m’en remettre, c’est vraiment bien ficelé. Et pourtant, cette conclusion, je m’y attendais depuis le tome 1, de plus la couverture de ce dernier tome est plutôt explicite. Et bien non, j’ai quand même été bluffé. Donc, pour moi, mission accompli, messieurs Crisse et Mitric. Je suis totalement réconcilié avec la série et fin prêt à plonger dans le second cycle.
Côté dessin, comme sur l’album précédent, c’est Mitric qui s’y colle. Même si les illustrations de ce dernier souffrent encore des comparaisons avec ceux de Crisse (tome 1 à 3), j’ai trouvé ça nettement mieux que sur le tome précédent. J’ai toujours beaucoup de mal avec le visage de Dragan, et Brigit Nielson est toujours aussi méconnaissable. En revanche, j’aime beaucoup ce que sont devenu Skullface, le Chevalier Sorcier et les Dakoïdes. Les vaisseaux, et les décors, rien à redire, c’est très chouette. A noter qu’à la fin, on a droit à une quadruple page imageant la prophétie et la révélation finale.
Les couleurs Lamirand passent très bien. De toutes manières, il avait déjà prouvé sur la série dérivée Kookaburra Universe qu’il savait parfaitement s’adapter à cet univers. Mais je reste tout de même assez nostalgique de celles de Anyk.
Au départ, en voyant en avant première la couverture de ce tome sur le net, j’étais d’un avis plutôt mitigé, mais maintenant que j’ai le tome entre les mains, je trouve cette couverture plutôt pas mal, avec ce fond mate et Dragan en premier plan en brillant (à l’image de ce qu’a fait Delcourt cette année avec les tomes du label Série B).
Ce cinquième tome est censé clore le premier cycle de cette série et le moins que l’on puisse dire est que les auteurs ont fait le maximum pour tout boucler en un tome. On sent clairement que cette fin est un peu précipitée, voir forcée, mais de là à dire qu’ils ont bâclé la fin est un pas que je ne franchirai pas, car ce cinquième tome explosif est vraiment des plus distrayants.
Alors que cette série n’use qu’assez rarement de flash-back (exploitant plutôt sa série parallèle "Kookaburra Universe" à cet effet), un flash-back intéressant sur le Chevalier Sorcier va déjà nous apporter son lot de révélations en début de tome. Mais c’est surtout en fin de tome que le nombre de révélations au mètre carré dépasse un peu les normes standard du neuvième art.
En plus, certains éléments (comme l’introduction du cinquième enfant-dieu de la prophétie ou le soi-disant mauvais des cinq) sont sous-exploités, alors qu’on aurait aimé que Crisse aille un peu plus au fond des choses. Si l’on ajoute à cela un grand nombre de références aux différents tomes de "Kookaburra Universe" pour lier le tout, le lecteur qui n’aura lu que la série mère en sortira solidement embrouillée (et commercialement niqué).
D’un autre côté, ce tome nage au milieu de manipulations et de rebondissements, et nous gratifie d’une bonne dose d’action, avec un duo Dragan/Skullface qui re-fonctionne à merveille. Du coup, on ne s’ennuie pas un seul instant et le tout est graphiquement vraiment réussi, avec comme plat de résistance une superbe quadruple planche. Chapeau !
Ceux qui ont lu la série parallèle apprécieront en plus le retour sur la planète d’enfance de Dragan, bouclant ainsi une boucle avec le premier tome de "Kookaburra Universe". Le retour à Terradoes, quant à lui, boucle la prophétie et le premier cycle de la série mère, même si c’est de façon un peu expédiée.
Bref, mis à part une fin légèrement précipitée et une volonté un peu forcée de vouloir boucler toutes les boucles avant de définitivement remettre le flambeau de la série à Mitric, on a droit à un tome explosif et graphiquement splendide qui tire un bien beau trait sur ce premier cycle.
Mitric se retrouve maintenant héritier d’un univers extrêmement riche, avec pas mal de choses à développer plus amplement dans "Kookaburra Universe" (le chevalier sorcier, le cinquième enfant-dieu, la planète de glace, etc.). Etant donné sa motivation et son talent, cette série phare devrait donc encore connaître de beaux jours.