1869, les indiens massacrent une famille de colons. Seul Natanaël le cadet parvient à s'enfuir. Il est receuillit par le capitaine Cloverleaf, puis élevé par un gros propriétaire terrien. Son problème ? Aucun, enfin presque. IL possède des pierres à la puissante magie indienne qui réagissent aux émotions de leur propriétaire.
Et Natanaël va être en colère, très en colère...
Le scénario démarre très bien. Oger réussit à assimiler le concept Western de façon étonnante et franchement agréable.
Ses dessins et les couleurs collent parfaitement au contexte.
J'ai découvert Tiburce Oger à travers sa série Gorn et tout comme Kael je dois bien avouer que j'imaginais mal cet auteur dans le genre Western et pourtant ...
Autant le dire tout de suite, les amateurs purs et durs de ce genre vont être déçus, certes il s'agit de Western mais avec Monsieur Oger aux commandes, le fantastique n'est jamais loin.
Pour ma part j'adore, l'histoire est sombre, pleine d'une certaine mélancolie et en cela j'ai retrouvé ce qui a fait le charme de Gorn (tout au moins à partir du 4ème tome). Côté dessin et couleurs rien à dire, ceux qui connaissent l'auteur peuvent foncer ils ne seront pas déçus, pour les autres je leur suggère de faire un essai au préalable car je sais que graphiquement tout le monde n'aime pas.
Je ne connaissais pas du tout l'oeuvre de Tiburce Oger, c'est donc vierge de tout a priori que j'ai abordé le premier album de ce western fantastique. Ce fût une agréable lecture, l'histoire se laisse lire sans ennui, on se laisse facilement porter. Malheureusement, je dois dire que je n'accroche pas vraiment au dessin, que je décrirais, faute de mieux, comme une espèce de croisement entre Loisel et Mosdi. Rien de grave en soit. D'autant que Oger semble avoir son propre trait bien caractéristique, mais ce qui me gêne c'est l'abondance des détails. Rien à redire sur la maîtrise dont le dessinateur fait preuve, pour être chiadé, c'est chiadé! Mais en matière de bd, je préfère les dessins plus épurés qui vont à l'essentiel sans nous noyer le regard et l'attention dans une foule de petits détails un peu tape-à-l’œil. Les planches originales doivent faire leur poids avec tout l’encre de chine qu’elles se sont ramassées !